Isabelle Attard : "Il y a davantage de créativité en dehors des partis politiques"

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Isabelle Attard
Isabelle Attard (Crédits : Le Temps d'un Regard)
Archéologue, chercheuse, directrice de musée, Isabelle Attard a vécu en Suède et travaillé en Afrique du Sud avant de s’installer en Normandie et de s’engager en politique. Aujourd’hui députée de la cinquième circonscription du Calvados, elle milite pour une transparence accrue des institutions, une gestion responsable de l’argent public, un sursaut citoyen, une démocratie participative et une VIe République. Élue en 2012 sous la bannière d’Europe Ecologie – Les Verts, elle se présente aux prochaines élections législatives comme simple citoyenne. Dernièrement, elle a lancé aux côtés d’autres élus, comme Nathalie Perrin-Gilbert, maire du premier arrondissement de Lyon, ou Charlotte Marchandise, issue de l’initiative laprimaire.org, le mouvement "La belle démocratie". Interview.

Acteurs de l'économie - La Tribune. Depuis quelques années, les affaires politico-financières se succèdent et remettent en cause la légitimité de nos représentants. La France est-elle en retard en matière de transparence et de corruption, notamment du point de vue de ses élites politiques ?

Isabelle Attard. La corruption n'est pas le seul fait des élites ! Je n'arrête pas de le répéter. Certes, les récentes affaires Fillon ou Cahuzac ont mis en lumière des pratiques scandaleuses de députés ou de ministres, mais il ne faudrait pas jeter un voile sur la petite corruption, le clientélisme de tous les jours. Sur le terrain, on constate quotidiennement des arrangements entre exécutifs locaux, petites intercommunalités ou conseils départementaux, du style : "je finance ta salle des fêtes et en échange tu trouves une salle pour mon meeting". C'est déjà un début de corruption, même à petit niveau. Et malheureusement, les gens s'y sont habitués.

J'ai une anecdote pour l'illustrer. Quand j'ai été élue, certains électeurs sont venus me trouver pour que je paye leurs contraventions. Ils pensaient que j'allais leur faire sauter. Parce que pour eux, c'était normal qu'un élu ne paye pas ses...

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Commentaires
a écrit le 16/02/2017 à 17:58 :
Agréablement surpris de cette interview sur la tribune
La suède est effectivement un exemple, et pourtant libéral à la base, je rejoins nombre de vos idées et souhaits sur l'avenir politique et de notre démocratie
J'ai récemment découvert des approches évoquant le tirage au sort te que pratiqué dans l'antiquité grecque et là aussi cela permettrait une non professionnalisation de la politique
a écrit le 16/02/2017 à 16:52 :
Je loue mes bureaux au 18 rue des bouchers à Bayeux. Qu'est-ce qui n'est pas clair ?
a écrit le 16/02/2017 à 14:24 :
elle a bon ton de critiquer les députées sachant qu'elle profite du système pour faire payer le crédit de son hotel particulier en plein centre de Bayeux aux frais de l'Etat, et donc du contribuable!

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