Michel Thomas  (président du Tribunal de commerce de Lyon) :  "Il y a toujours des soupçons de confusion d'intérêts à notre endroit"

 |   |  1153  mots
(Crédits : DR)
Porté à la présidence du tribunal de commerce de Lyon en janvier dernier, Michel Thomas, ancien dirigeant du BTP (Pitance, Révillon et L.Legrand) et actuel président de la Mutuelle du bâtiment et BTP déplore que les procédures de sauvegarde judiciaire soient assimilées par les banques à un redressement judiciaire. Il promeut autant que possible le nouveau dispositif baptisé "pré-pack cession". Il revient sur les suspicions planant au dessus des juridictions consulaires et les relations avec les administrateurs et mandataires judiciaires.

Acteurs de l'économie - La Tribune. La diminution du nombre de procédures judiciaires au second semestre 2015 se confirme-t-elle en 2016 ?

C'est la première fois depuis plusieurs années que le nombre de redressements judiciaires recule au premier semestre par rapport à la même époque de l'année antérieure. Ils sont en retrait de 22 % sur les 35 premières semaines.

En revanche, le nombre des liquidations judiciaires a, lui, augmenté de 5 %. Ces faillites sont surtout le fait des petits commerces de proximité qui souffrent beaucoup. Au printemps j'ai été effaré, en particulier, par la quantité de dossiers de boulangeries qui tiraient le rideau. En revanche nous voyons moins de sinistres dans le BTP. J'observe à cet égard que la consommation du ciment, à mes yeux un bon indicateur de l'activité économique, redémarre.

Qu'en est-il globalement de la taille des entreprises concernées par les déclarations de cessation des paiements ?

Toujours à même période, 2282 salariés sont touchés par les procédures contre 3507 un an plus tôt. Ce qui n'exclut pas des entreprises importantes.

C'est le cas de Logo, fabricant de lunettes employant environ 600 collaborateurs, 300 en France et 300 en...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
5.00TTC
J'achète
Vous n'êtes pas abonné ? Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/09/2016 à 17:00 :
Et oui les gens malhonnêtes s'étonnent toujours que les juges finissent par tomber sur eux, c'est forcément un complot, mais ils ne remettent jamais leur malhonnêteté en question par contre comme si elle était naturelle comme si ça allait de soi.

C'est eux les coupables, les responsables mais c'est toujours la faute des autres, c'est la sémantique de fou furieux des néolibéraux.

être juge avec ces barons du crime qui dirigent notre économie et notre politique ça ne doit vraiment pas être simple, bon courage à vous les gars, vous êtes le dernier espoir de notre société.
Réponse de le 06/09/2016 à 17:54 :
Ha...toujours la notion de sémantique....vous tournez en boucle citoyen blasé. D un Autre côté c est la rentrée !
Le fonds du pb c est...la nomination des juges.rien d autre.
Réponse de le 06/09/2016 à 19:20 :
Le juge Gentil qui s'est occupé de l'énorme cas Sarkozy, enfin d'une partie, était de droite, la nomination des juges est plutôt une réussite donc.

Ce qui vous embête c'est qu'ils viennent fouiller dans vos magouilles, comme je dis ci dessus au lieu d'arrêter de magouiller vous préféreriez vous débarrasser de la justice, votre tout dernier rempart à l'hégémonie totale.

Que votre monde est laid, que vous devez être triste pour tant le choyer.

Mais vous avez raison de venir vous montrer au grand jour de la sorte, tout le monde vous voit bien comme ça, merci.
Réponse de le 06/09/2016 à 22:15 :
Je suis d accord avec vous.
Je dis simplement que la nomination des juges est politique, Sarkozy traîne ses casseroles sauf en cas de réélection...il s en sortira.
De là à tirer des conclusions derniere votre clavier....pour cela vous êtes champion ! Au grand jour en plus.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :