Daniel Kawka, chef d'orchestre et d'entreprise : le boss

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Ma seule véritable peau est celle de chef d'orchestre, mais mes responsabilités d'entrepreneur et de gestionnaire placent encore plus haut le seuil d'exigence artistique, témoigne Daniel Kawka.
"Ma seule véritable "peau" est celle de chef d'orchestre, mais mes responsabilités d'entrepreneur et de gestionnaire placent encore plus haut le seuil d'exigence artistique", témoigne Daniel Kawka. (Crédits : Laurent Cerino / ADE)
Il exerce au pupitre des plus grands ensembles internationaux, auprès des plus prestigieux solistes, au service des œuvres romantiques ou contemporaines les plus illustres. Mais ce disciple de Boulez et de Wagner est "aussi" aux commandes de ses propres orchestres et des entreprises qui les cornaquent. Une mise en perspective de ses responsabilités de "double" chef, d'orchestre et d'entreprise, qui éclaire lumineusement les enjeux autant d'innovation que de management.

La musique, la création artistique, l'aventure entrepreneuriale occupent les plus reculées anfractuosités de votre conscience, de votre humanité. De votre âme. Vous êtes un homme heureux...

(Sourire). Absolument. En phase avec la vibration profonde dans laquelle je parcours le monde, j'apporte, à ma mesure, quelques contributions à l'édifice de la conscience universelle mais aussi à celui de la beauté. Car qu'est-ce que la musique si ce n'est la beauté ? Il est un merveilleux privilège de parcourir cet univers en plaçant bout à bout les réflexions sur son être, sur la musique et sur la manière ou les moyens - les mains, la sensibilité, l'orchestre - dont on peut dispenser cette musique au monde.

Quelle aventure ! On n'en connaît pas véritablement la finalité, même si la diffusion et le partage de l'émotion profonde qu'exerce l'œuvre en forment une, capitale. De la gestation de l'œuvre à la réception par le public, on chemine sur un parcours au bout duquel s'exprime une joie, fondamentale. Comment dès lors ne pourrais-je pas être un homme heureux ?

Cette singularité, c'est-à-dire aussi le mystère, impénétrable, qui vous lie si entièrement à l'émotion de l'art reçu et créé,...

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