L’entreprise, seul remède au mal français

 |   |  382  mots
(Crédits : Medef Rhône)
Si, comme tous les salariés, la France devait passer une visite médicale périodique, il y a fort à parier que le médecin ne lui délivre pas de fiche d'aptitude ! Pis : l'affection dont notre pays est atteint est si grave que de simples adaptations ou mesures de prévention, désormais, ne suffisent plus…

Tous les indicateurs, ou presque, sont dans le rouge : une croissance économique française comparable à un encéphalogramme plat, autour de 0,5 %, à la traîne de l'Europe ; un taux de chômage endémique, proche de 11 %, deux fois supérieur à celui de l'Allemagne ; une évolution hémorragique du niveau des dépenses publiques, qui atteint aujourd'hui, avec 57,1 % du PIB, un triste record européen, après la Finlande.

Sans surprise, le bilan n'est malheureusement pas meilleur du côté de la compétitivité des entreprises, asphyxiées par un niveau bien trop élevé des prélèvements obligatoires.

Notre pays est malade et les solutions apportées jusqu'à présent ne sont vraiment pas à la hauteur, comme un cautère sur une jambe de bois. Pourtant, le remède est simple, presque trop simple : l'entreprise. Les entreprises sont en mesure de régler au moins 80 % des maux français. Ce sont elles en effet qui créent de la richesse et des emplois, qui permettent d'offrir du pouvoir d'achat aux ménages et qui financent les grandes fonctions régaliennes du pays.

"Le pacte de responsabilité est l'ordonnance qui nous mènera à la guérison"

Le pacte de responsabilité proposé en début d'année par le Président de la République est l'ordonnance qui nous mènera à la guérison. L'heure est grave mais il n'est pas encore trop tard pour sauver le patient France. Encore faudrait-il appliquer en urgence le traitement de choc qui s'impose : de profondes réformes et une dose de constance, de cohérence et de courage.

Il s'agit également et surtout de rétablir la confiance des chefs d'entreprise, ces « patrons voyous » qu'il fallait, pendant des décennies, saigner à coups de règlements et de nouvelles lois castratrices, d'augmentation massive des charges et de complexité administrative. Autant de traumatismes qui ont créé une fracture ouverte entre les entrepreneurs et les décideurs publics.

Ne nous y trompons pas : le salut viendra bien de l'entreprise, seul moteur de la croissance et de l'emploi. La posture idéologique « contrainte-contrôle-sanction », qui a mené notre pays dans l'état dans lequel il se trouve actuellement, doit laisser la place au triptyque gagnant « incitation-simplification-confiance ». C'est assurément le seul moyen de s'immuniser durablement contre la déprime économique et sociale.

 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :