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La fin de vie en 2050 ? Le rêve

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(Crédits : DisobeyArt / Shutterstock)
En 2050, nous serons plus nombreux sur Terre que jamais, et nous n’aurons plus forcément la force de passer le week-end sur la Lune. Alors comment allons-nous vieillir ? Allons-nous finir nos jours en maison médicalisée, sous l’œil vide d’un androïde qui tente de changer nos couches ? Ou bien pourra-t-on échapper aux pesanteurs du grand âge pour explorer des mondes inconnus grâce à la technologie, avant de choisir le jour et l’heure de l’ultime déconnexion ? Projection par Usbek & Rica, partenaire du forum Génération 2050.

— Allô, mamie Paule ? Comment vas-tu ? Dis, Usbek & Rica m'a demandé d'imaginer comment ce sera d'avoir 80 ans dans le futur et j'ai pensé que tu...
— Je t'arrête tout de suite. On n'imagine jamais. On croit qu'on sait, mais c'est trop terrible. On finit par vivre à l'intérieur seulement... Et puis moi, on me "roule", et ça je ne m'y habitue pas.

Nous sommes en 2017. Paule a 90 ans. Quand je lui dis que j'écris un article en forme d'utopie sur ce que pourrait être, demain, une "fin de vie de rêve", elle refroidit instantanément mes ardeurs. Mais je veux positiver : et si Paule faisait partie de la dernière génération qui souffrira du grand âge ? Une génération sans Internet, sans exosquelette et sans la possibilité d'en finir quand bon lui semble. De toute façon, on n'a pas vraiment le choix : la génération de Paule a fait beaucoup d'enfants, appartenant aujourd'hui à la tranche démographique qui croît le plus vite, celle des "65 ans et plus". En France, on les appelle les baby-boomers ; en Chine, on parle plutôt de "mur gris". Bien trouvé. Car si on ne prend pas en main tout de suite la question de l'accompagnement de ces milliards de personnes âgées en train de mûrir un peu partout, si on ne redessine pas dès aujourd'hui la dernière ligne droite de notre passage sur Terre, alors on va effectivement droit dans le mur.

Postjeunes et néo-vieux

Projetons-nous un peu. En 2050, la plupart des lecteurs d'Usbek & Rica seront - sauf apocalypse majeure - encore là, et commenceront à voir leur santé décliner sérieusement. À cette date, un tiers de la population française aura plus de 60 ans, contre un quart en 2016. Un tiers, comme la proportion actuelle de personnes âgées en Floride, cet État américain que l'on raille volontiers pour ses villages de retraités où les moins de 19 ans n'ont pas le droit de passer plus de trente jours dans l'année...

Les réseaux sociaux permettent déjà de ne pas se sentir trop isolé ; nous serons donc bien entraînés pour l'alitement longue durée

Ce sera le cas en France, mais aussi au Japon et en Corée du Sud, où les couches pour adultes se vendent déjà plus que les couches pour bébés (Tokyo), et où les personnes âgées en difficulté financière ont moins de mal à trouver du boulot que les jeunes en difficulté financière (Séoul) - les employeurs ayant constaté que l'expérience compensait le ralentissement physique. Autrement dit, pour revenir à la France, on comptera plus de deux millions de personnes dépendantes - contre un seul aujourd'hui - et le déficit des caisses de retraite pourrait passer de 11 à 45 milliards d'euros à l'horizon 2050.

Bref, nous ne pourrons plus être les mêmes retraités qu'au XXe siècle. On s'imagine volontiers se contenter de peu et rattraper tous les jeux vidéo et séries qu'on n'avait jamais eu le temps d'entamer ou de finir. Avec 50 heures passées devant la télévision en moyenne, c'est d'ailleurs à peu près ce que faisaient nos grands-parents (bon, eux, c'était Derrick, pas de chance). Comme 90 % des seniors aujourd'hui, nous préférerons sans doute rester chez nous plutôt que de passer nos journées dans un Ehpad, surtout vu le prix d'une chambre dans un de ces "établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes".

Après tout, les réseaux sociaux permettent déjà de ne pas se sentir trop isolé tout en restant au fond de sa couette ; nous serons donc bien entraînés pour l'alitement longue durée. Mais que deviendront ces gens qui auront milité leur vie entière pour les libertés individuelles, une fois coincés entre leur corps récalcitrant et l'hôpital ? Pour de nombreux homosexuels, la question se pose déjà. Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, explique que "dans les maisons de retraite, certains homosexuels sont obligés de retourner dans le placard, voire de cacher leur sida. Vous avez des gens qui ont 70 ans, qui ont été infectés il y a trente ans, et rien n'est prévu pour eux". Gageons que les premiers séropositifs à mourir de vieillesse, d'ici dix ou quinze ans, devraient contribuer à briser les peurs, aussi absurdes qu'anachroniques, que leur condition suscite encore parfois aujourd'hui.

Le problème, c'est qu'une fois enfermés, chez soi ou en maison de retraite, on se sent vite inutiles

Un tel scénario ne s'applique bien sûr qu'aux malades ayant les moyens de suivre des traitements. Mais les plus de 65 ans constituent une classe d'âge plutôt aisée. Cruelle loi statistique : si vous ne mourez pas avant 65 ans, c'est que vous n'êtes pas si pauvres que ça. Le problème, c'est qu'une fois enfermés, chez soi ou en maison de retraite, on se sent vite inutiles. Et en plus, c'est mauvais pour la santé. D'autant que nous aurions tort de ne pas sortir prendre l'air : moins axée sur l'automobile, la ville du futur s'annonce plus accessible aux piétons handicapés, ceux qui ne peuvent plus se déplacer qu'en transport en commun, et apprécient les espaces verts pour se reposer les jambes - et l'esprit - entre deux courses.

Bornes tactiles et lasers aux pieds

En attendant, c'est moins pour rendre la ville plus elderly-friendly que pour nous maintenir à domicile dans les meilleures conditions qu'un certain nombre de start-up rivalisent aujourd'hui d'ingéniosité. Le chouchoutage technologique des grands-parents que nous serons bientôt se prépare bien, merci. Et l'on peut affirmer sans sourciller que l'industrie de l'aide à la personne sera bientôt un business énorme, peut-être le plus rentable de toute la e-santé.

Pour l'instant, en Ehpad, c'est surtout la Wii qui a la cote.

Première constatation : la technophobie des personnes âgées a tout du mythe : pour Alain Chemineau, gériatre à Lorient et retraité depuis peu, "ce qui est pratique et facile à utiliser, les gens l'utilisent. Ceux qui arrivent à 80 ans en 2017 ont connu des évolutions rapides de la vie quotidienne. Ils se sont adaptés toute leur vie et n'ont aucune raison de s'arrêter". Ça tombe bien : le futur retraité vivra dans un univers hyper technologique. Toyota équipe déjà ses voitures de lasers et de capteurs pour éviter aux nuques raides d'avoir à se tourner vers les rétroviseurs. Quant au système Pathfinder, il évite aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson ce qu'on appelle le "gel de démarche" : des lasers fixés sur les pieds du marcheur projettent au sol une ligne horizontale qui constitue un support visuel et évite l'immobilisation incontrôlable provoquée par la dégénérescence neurologique.

Pour l'instant, en Ehpad, c'est surtout la Wii qui a la cote. Matthieu Solleau, ergothérapeute au sein du réseau Residalya, raconte l'histoire de cette pensionnaire atteinte d'Alzheimer qui, tous les jours, cartonne au Wii Bowling : si elle n'oublie rien de sa technique redoutable, elle attribue chaque jour son succès... à la chance du débutant. Mamie Paule se plaignait d'être infantilisée ? La gamification de la vieillesse se propose plutôt d'« adolescentiser » les seniors. Après tout, pourquoi pas ?

En vacances à Saint-Jean-de-Luz, je rencontre ainsi Berthe, "80 ans et demi !", mon hôte Airbnb. Le soir de mon arrivée, elle regarde Nagui les pieds sur son RevitiveTM, une plateforme qui lui envoie de l'électricité dans les mollets pour faire circuler le sang. À sa droite, son portable. Devant elle, sa tablette. Ils vibrent en même temps à chaque notification Airbnb. Impressionnant. Depuis 2016, les tablettes, plus maniables que les portables, se sont démocratisées auprès des personnes âgées. "Ce qui est nouveau aujourd'hui, c'est que les personnes arrivent déjà équipées, et les autres résidents s'équipent !, ajoute Matthieu Solleau. Avant, les nouveaux arrivants demandaient ce qu'on mangeait et à quelle heure... Maintenant, ils nous demandent s'il y a le wi-fi"

Les familles étant souvent éclatées géographiquement, ces bornes réalisent un vieux rêve de grand-mère : pouvoir contacter chaque membre de sa famille rien qu'en appuyant sur sa photo.

Le problème de la tablette, c'est qu'avec des mains qui tremblent, on clique parfois n'importe où sans le vouloir. Matthieu Solleau raconte que l'aspect tactile peut également être un frein pour des gens à qui l'on a plutôt appris à ne pas mettre les doigts sur les vitres - ben oui, au XXe siècle, le verre ça cassait... Dans le réseau Residalya, on trouve carrément des bornes tactiles, où Skype est facilement accessible. Les familles étant souvent éclatées géographiquement, ces bornes réalisent un vieux rêve de grand-mère : pouvoir contacter chaque membre de sa famille rien qu'en appuyant sur sa photo.

fin de vie 2050

(Crédits : Creatista / shutterstock)

On s'en remet également à Dynseo, une plateforme de services en ligne simplifiée au maximum. Début 2014, elle comptait 9 000 utilisateurs d'une moyenne d'âge de 78 ans. Ces derniers profitent d'activités mnésiques permettant à ceux qui fréquentent leur tablette de rester aware, proactifs. La stimulation des méninges est le seul moyen de ne pas finir avec des retraités en chiffon, ayant bénéficié des meilleures avancées de la chirurgie esthétique mais en plein naufrage neurologique.

Dynseo propose notamment un memory des objets datés du temps de la jeunesse de l'usager. "On retient surtout ce qu'on a appris entre 15 et 20 ans", indique Justine Monsaingeon, la cofondatrice de Dynseo. Nouvelle prédiction, donc : nous continuerons de geeker sur les Spice Girls et Le Seigneur des anneaux jusqu'en 2060. Il faut s'attendre à regretter notre bon vieux Nokia 32.10 le jour de la sortie de l'iPhone 36, et c'est peut-être avec une certaine nostalgie que nous aurons recours à ces véritables Tinder de l'aide-soignant qui voient le jour ici et là, comme The Helper Bees ou CityZen Mobility, qui offrent le choix des thérapeutes en fonction de leur profil.

Les cerveaux vieillissent comme les ordinateurs : avec l'âge, ils effectuent moins de tâches, moins vite

C'est que les cerveaux vieillissent comme les ordinateurs : avec l'âge, ils effectuent moins de tâches, moins vite. Si les volets électriques de nos grands-parents nous amusaient quand on était petits, et s'il peut nous sembler aujourd'hui superflu d'acheter un toaster connecté ou de relier notre smartphone à notre bouilloire, nous finirons sûrement par apprécier, une fois âgés, les frigos qui commandent automatiquement des yaourts au soja en voyant qu'il n'en reste plus qu'un.

En 2015, mon grand-père s'était retrouvé avec un collier - très moche - muni d'un bouton à presser en cas de chute : un tel dispositif générant 93 % de fausses alertes, la famille finit par arrêter de réagir aux appels... Mais demain, des capteurs signaleront carrément à la famille, en temps réel, que nous avons bien pensé à refermer la porte et à éteindre la lumière. "Nous voyons la technologie comme un outil pratique afin de faire en sorte que les gens restent actifs chez eux, et de leur donner suffisamment confiance pour qu'ils y restent plus longtemps", précise Louise Rogerson, développeuse chez Howz, start-up de e-santé basée à Manchester, qui, comme Ullo ou encore Domalys, travaille sur des manières de monitorer l'activité des personnes dépendantes à l'aide de senseurs et non de caméras, jugées trop intrusives - en particulier dans les Ehpad, où le personnel n'a aucune envie d'être fliqué. Après, dans le futur, il sera toujours possible de satisfaire votre âme de lofteur en installant des caméras capables d'envoyer automatiquement des photos de votre chute à votre famille, comme le propose Angel Assistance.

Deep learning sur la poitrine

La start-up Dynseo travaille également sur une application qui permettrait d'utiliser sa tablette comme balancier, lors d'exercices physiques. Un exemple parmi d'autres qui prouve que la télémédecine et le quantified self seront bien au menu de notre fin de vie, au milieu du XXIe siècle. Peut-être porterons-nous comme des bijoux les Zio mis au point par iRhythm, ces électrocardiogrammes miniaturisés qu'on se colle sur la poitrine pour détecter les arythmies cardiaques et les communiquer en temps réel grâce au deep learning. Chaque gadget sera relié à un médecin, notre lit connecté se chargera d'informer sur nos variations de poids et éventuelles anomalies. Glycémie, température, tension, etc., les algorithmes devraient veiller sur nous. Et si les médecins doutent encore de leur fiabilité, gageons que d'ici à 2050 ils feront pleinement confiance aux IA de santé qui détecteront nos maladies via de simples tests rétiniens, salivaires ou urinaires effectués à domicile.

La technologie sera "inutile s'il n'y a pas des personnels en nombre suffisant, bien formés, avec une fibre particulière pour l'exercice de la médecine et du soin"

Mais la technologie ne remplacera jamais le rapport humain, assurent aujourd'hui les personnels soignants, dont la priorité est d'assurer au maximum le suivi médical en dehors des Ehpad. Comme le rappelle Frédéric Chaudier, réalisateur en 2010 d'un magnifique documentaire sur les soins palliatifs (Les Yeux ouverts), la technologie sera "inutile s'il n'y a pas des personnels en nombre suffisant, bien formés, avec une fibre particulière pour l'exercice de la médecine et du soin". La parade serait de concevoir des machines qui libèrent du temps à un personnel débordé.

C'est justement ce à quoi travaille Rémy Ramadour, CEO & cofondateur des Introspectibles d'Ullo, un dispositif de "stimulation sensorielle multimodale" censé apaiser l'anxiété et rendre les patients plus disponibles - physiquement et mentalement -, un peu comme si une machine apaisait les salles de classe avant l'arrivée du prof, qui n'aurait pas à faire de discipline et pourrait ainsi dispenser son savoir sur 55 minutes au lieu de 15. À raison de 5 minutes de cette méditation virtuelle par jour, les séances de thérapie étant optimisées, Ramadour estime que cette technique pourrait se traduire par une baisse de la prise de médicaments : "On pollue moins le cerveau pour qu'il tienne mieux la route." En plus, d'après Louise Rogerson, les clients finissent par oublier la présence des capteurs chez eux.

On peut tout de même imaginer que ce déluge d'innovations technologiques suscitera quelques résistances. Mais lesquelles ? Nos petits-enfants devront-ils insister pour que nous enfilions nos casques de réalité virtuelle plus souvent ? Pas certain, car la VR présente elle aussi son lot de promesses. En 2015, Usbek & Rica avait passé une journée « dans la peau d'un vieux » en enfilant une combinaison et des lunettes permettant d'éprouver les mêmes sensations et douleurs qu'une personne âgée. Et on peut raisonnablement penser que d'ici vingt ou trente ans il sera possible, grâce à la VR et à des vêtements "intelligents", de passer une journée dans la peau d'une jeune personne valide et vigoureuse. Gare à l'addiction...

Pour ceux qui préféreront maintenir un peu de distance avec les écrans, les expériences par procuration pourront s'effectuer au moyen des live streamings de personnes valides proposant de diffuser leurs activités en ligne (visites, balades, piano, etc.). C'est ce que tente déjà la plateforme Cutii, associée à un robot à commande vocale qui, en cas d'urgence, pourra également servir de périscope à la famille et inspecter la maison. "Allez mamie, essaie, tu vas voir, c'est bon pour toi !"

Mourir en 2065

Petit flashforward. D'ici quelques décennies, une fois venu pour nous le temps de partir, nous apprécierons sûrement de profiter de la technologie lors du coma précédant encore trop souvent la mort. L'entreprise américaine Covidien (Medtronic) met aujourd'hui au point un outil constitué de quatre électrodes posées sur le front. Surveillant l'indice bispectral, elles permettront de mesurer l'activité cérébrale... et à vos petits-enfants de savoir que vous les entendez bien vous faire leurs adieux.

Plus que l'euthanasie, où le médecin a le contrôle, c'est le suicide assisté que beaucoup d'entre nous revendiquerons, comme une forme ultime d'autonomie.

Forcément, on songe ici au scénario de San Junipero, le plus bel épisode de la saison 3 de la série Black Mirror, dans lequel deux vieilles dames tombent amoureuses, connectées sur le réseau social en réalité virtuelle disponible dans leur hôpital, dont elles peuvent choisir - ou pas - de se déconnecter. Là où Charlie Brooker, le créateur de Black Mirror, voit juste (comme souvent), c'est sur cette façon qu'aura eue notre génération de revendiquer à la fois son originalité et son appartenance à des groupes. Plus que l'euthanasie, où le médecin a le contrôle, c'est le suicide assisté que beaucoup d'entre nous revendiquerons, comme une forme ultime d'autonomie. S'inscrivant dans cette tendance, les Kiwi Coffin Clubs néo-zélandais proposent déjà aux retraités de construire eux-mêmes leur cercueil. "Aujourd'hui, le contrôle de la personne est important, et l'on recherche des méthodes où l'on fait nous-mêmes le geste", décrypte Jean-Luc Romero.

fin de vie 2050

(Crédits : Shutter_o / Shutterstock)

Imaginons un monde où le suicide assisté serait légal, et où nous serions restés connectés les uns aux autres - San Junipero est alors à portée de main : nous pourrions mourir seuls ou en réseau. Et surtout, sans médecin. Le choix d'en finir est donc une question moins technologique que politique, et ce à plus d'un titre, rappelle Frédéric Chaudier : "Il ne faut pas vouloir en finir parce qu'on est propulsé dans un mouroir. Nous devons nous assurer que chaque personne fragilisée puisse être accompagnée dans des établissements dignes de ce nom." C'est vrai : même si le suicide assisté devenait légal, il faudrait continuer de prendre en charge ceux qui n'en veulent pas - sinon, si les soins supplémentaires des malades qui choisiraient de ne pas abréger leur agonie finissaient par ne plus être remboursés, bonjour la dystopie...

En 2050, quand on sera vieux, et même si on sera sûrement bardés de senseurs et autres gadgets technologiques, nous serons toujours un peu les mêmes qu'aujourd'hui. Peut-être passerons-nous toujours trop de temps attachés à nos machines, à nos écrans. Alors au diable les exosquelettes ! Je préfère repenser à mon hôte Airbnb, qui a probablement trouvé le juste milieu. Chaque soir, Berthe s'endort en écoutant des vidéos de Vivaldi sur YouTube, posée sur l'oreiller de feu son mari. Et la tablette s'éteint dans son sommeil, quand elle n'a plus de batterie.

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Usbek & Rica est le média qui explore le futur. Tous les futurs : ceux qui nous font peur et ceux dont on rêve.

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