Gérard Collomb  : la fin de tout

 |   |  1409  mots
(Crédits : DR)
Opinion. L'accord de Gérard Collomb avec Laurent Wauquiez, dans le cadre duquel il se retire de la candidature à la présidence de la Métropole de Lyon au profit de François-Noël Buffet et obtient en échange qu'à la Ville de Lyon Etienne Blanc s'efface en faveur de Yann Cucherat, provoque la sidération. Le souvenir de Charles Millon s'alliant avec le Front national pour obtenir en 1998 sa réélection à la Région Rhône-Alpes, resurgit. Non qu'il s'agisse d'assimiler LR au FN, mais parce que cette compromission initiée par l'ex-ministre de l'Intérieur apparaît aux plans moral et éthique tout aussi intolérable. Les répercussions délétères de cette entente collusive sont nombreuses, en premier lieu car elle empoisonne un peu plus encore une démocratie déjà moribonde. Pour le principal intéressé, c'est la fin de tout. Pas seulement de sa carrière politique. Notre enquête publiée il y a quatorze mois avait alors mis en lumière les signes avant-coureurs.

Sidération. Voilà la réaction spontanée que suscite l'alliance de Gérard Collomb, candidat LREM à la Métropole de Lyon, avec la liste Les Républicains de François-Noël Buffet. Une alliance à plusieurs étages, qui entremêle des arrangements que l'on croyait d'un autre temps : en contrepartie de son désistement, l'ex-ministre de l'Intérieur a obtenu que le candidat LR à la Ville de Lyon, Etienne Blanc, se retire au profit de son poulain Yann Cucherat, ex-champion de gymnastique.

Pour mémoire, Etienne Blanc, actuel 1e vice-président de la Région Auvergne Rhône-Alpes présidée par Laurent Wauquiez, avait obtenu 17,01% des voix au premier tour du scrutin municipal, et celui au profit duquel il s'efface, 14,92%. Pratiquer la politique, c'est accepter qu'il faut parfois avaler des couleuvres ; celle qu'Etienne Blanc, qui avait accompli une campagne et atteint un score plus qu'honorables dans le double contexte local et national, a dû ingérer a la taille d'un anaconda.

Sidération à la lecture des motivations, qui ne devraient pas duper grand monde ; prétexter la crise économique due à la pandémie n'est pas compréhensible, brandir l'épouvantail écologique alors qu'on n'a cessé de verdir son discours et son programme depuis les résultats du premier tour afin de combler son retard n'est pas audible.

Venin populiste

Sidération quant à l'histoire des relations entre Gérard Collomb et Laurent Wauquiez. Des relations au mieux froides, au pire éruptives, dont d'ailleurs le tissu socio-économique lyonnais avait durement pâti. Nombre de décisions mobilisant les deux collectivités, chacune dotée de compétences économiques, étaient otages de cette rivalité. Il faudra le départ du président de la Métropole place Beauvau, en juin 2017, pour que son successeur David Kimelfeld entreprenne l'apaisement avec l'exécutif régional et le dégel de blocages décisionnels.

Sidération quant à l'image que de fiançailles à ce point contre-nature et collusives projettent au sein de l'opinion publique, et sur une démocratie déjà si moribonde. La classe politique et l'exercice du métier politique éprouvent une crise de confiance chronique, que l'événement pandémique est susceptible d'aggraver plus encore. Partout dans le monde, dans l'Amérique de Trump et le Brésil de Bolsonaro, dans la Turquie d'Erdogan ou la Hongrie d'Orban, dans l'Italie de Salvini ou l'Inde de Modi, prospèrent jusqu'au sommet de l'Etat les théories populistes. Ce virus, qui germe et se propage grâce à l'instrumentalisation de cette défiance publique, n'épargne bien sûr pas la France. A son niveau, cet accord constitue un cluster redoutable.

L'agglomération lyonnaise va suivre le même chemin de croix que la France : elle entre dans une récession historique, en riposte à laquelle la vitalité et la légitimité de la démocratie locale sont cardinales. Commettre un tel sabordage est-il responsable ?

"La pire image que puisse donner un homme politique"

Sidération, enfin, dans le propre camp - actuel et passé - de Gérard Collomb, parmi ceux qui ont escorté son itinéraire politique. Un itinéraire d'abord longtemps laborieux, qui s'éclaire soudainement en 2001 lorsqu'à la faveur de dissensions au sein de la droite lyonnaise il obtient le poste d'édile, et qui depuis n'avait jamais cessé de briller au plan local. Sa revanche "nationale" contre les caciques de la rue Solférino (siège du PS) qui l'avaient toujours marginalisé, il l'obtiendra d'Emmanuel Macron dont il fut l'un des tout premiers soutiens.

Cette sidération est à la fois affective et idéologique. L'un de ses plus anciens compagnons de route et qui fut son premier adjoint à la Ville de 2001 à 2014, le député LREM Jean-Louis Touraine, résume le sentiment général :

"J'assiste avec une profonde tristesse à l'effondrement des valeurs de Gérard Collomb, qui passe par-dessus bord toutes ses belles convictions dans l'espoir de conserver un petit pouvoir".

Les déclarations de Georges Kepenekian, lui aussi ex-haut gradé dans l'armée de Gérard Collomb - il fut successivement adjoint à la Culture, 1er adjoint, et le remplaça dans le fauteuil de maire lorsqu'il fut nommé ministre - sont tout aussi explicites :

"Il décide de tourner résolument le dos aux valeurs progressistes et humanistes que nous partagions autrefois. C'est la pire image qu'un homme politique puisse donner, et qui donne raison à celles et ceux qui dénigrent la classe politique".

Prisonnier du pouvoir

Cette alliance que d'aucuns interprètent volontiers comme une trahison, soulève de nombreuses questions. Qu'a obtenu Gérard Collomb en échange de ce sacrifice personnel ? La direction nationale de LREM, qui par la voix de son délégué général Stanislas Guérini, a vivement condamné l'accord, et Emmanuel Macron ont-ils été pris par surprise ? Ou ont-ils "laissé faire", la rupture de cette digue ouvrant la voie à d'autres ententes d'ici au 2 juin, date de clôture de dépôt des listes ? Au profit de quels candidats les électeurs de Gérard Collomb voteront-ils le 28 juin ?

Au-delà, l'alliance que Gérard Collomb a nouée avec Laurent Wauquiez, l'un de ses adversaires les plus craints au plan politique et les plus éloignés et même incompatible au plan doctrinal, arrache, outre amertume, stupéfaction et colère, du dépit. Voilà une "bête politique" qui a, sans que quiconque puisse le contester, transformé la ville et l'agglomération pendant une quinzaine d'années. Une transformation économique, industrielle, urbanistique, culturelle, qui vaut à Lyon de figurer aujourd'hui en bonne place dans les classements internationaux d'attractivité, y compris touristique. Une « bête politique » qui en 2017 avait enfin obtenu le graal qui lui avait toujours échappé : un portefeuille ministériel, qui plus est régalien, celui de l'Intérieur. Il avait alors installé son dauphin désigné, David Kimelfeld, à la tête de la Métropole de Lyon. Alors âgé de 70 ans, il concluait en beauté une trajectoire politique exceptionnelle, et pouvait accompagner en douceur son successeur. Patatras. Sa démission du ministère au début de l'automne 2018, jugée dans les milieux économiques lyonnais au mieux incompréhensible au pire "traitre" et délétère, sonne le glas. Un déclin que paveront son nouveau 'traitement' de David Kimelfeld et Georges Kepenekian, les dérives népotistes de son épouse Caroline, l'affaire judiciaire impliquant une ex-compagne mère d'un de ses enfants soupçonnée d'avoir bénéficié d'un emploi fictif à la Ville de Lyon. Le premier tour du scrutin municipal et métropolitain aura scellé la déroute du maire sortant.

"C'est un cas d'école, détaille l'un de ses anciens proches condisciples passé dans le camp adverse. Gérard s'est révélé incapable de quitter le pouvoir. Il a pris le risque de tout perdre, jusqu'à vouloir anéantir celui qu'il avait pourtant choisi, plutôt que de se retirer de la scène triomphalement. Cet accord avec LR témoigne que sa détermination à faire le vide derrière lui est si forte qu'elle l'aveugle sur le sens et les répercussions de son acte".

Le spectre Millon

Ressuscite alors dans les mémoires le "cas" Charles Millon. 1998. L'ex-député de l'Ain et ministre de la Défense [1995 - 1997] est alors aux commandes de la Région Rhône-Alpes depuis dix ans. A son crédit, et alors que les dotations financières et les compétences des Régions sont encore embryonnaires, une indiscutable dynamique qui a pris plusieurs formes : notamment la création des "4 moteurs" (accord de coopération avec la Catalogne, le Bade-Wurtemberg et la Lombardie), le Permis pour réussir, la naissance du Mondial des métiers, la liaison Lyon - Turin, etc. Pour obtenir sa réélection en 1998, il accepte les voix du Front national. Une première en France, un véritable séisme, qui déclenchera son éviction de l'UDF et sa descente aux enfers politique. Aujourd'hui, que reste-t-il de Charles Millon ? Rien de ce qu'il avait accompli, seulement cette intolérable compromission.

L'entente de Gérard Collomb avec LR n'est pas comparable à celle de Millon avec le parti de Jean-Marie Le Pen. En revanche, outre qu'elle apparaît dans le camp de la gauche moralement inacceptable, elle pourrait trôner en tête et pour toujours au classement des souvenirs que le professeur agrégé de lettres classiques laissera dans "sa" ville. Il a osé, il pourrait tout perdre. Jusqu'à sa réputation.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/06/2020 à 10:36 :
Bonjour,
fidèle lecteur, les bras m'en tombent et je suis tellement agacé que j'ai décidé de vous écrire un mot. Au moins, vous aurez mon billet d'humeur car pour en avoir parlé tout le we autour de moi, on est nombreux à être "dégoûté" par de tels raccourcis qui une fois encore jettent l'opprobre sur votre profession qui va finir par devenir LE problème de nos démocraties tant vous êtes capables d'écrire n'importe quoi, de manière inconséquente, comme si vous n'étiez responsable de rien si ce n'est de semer la confusion dans l'esprit des gens. Mais où sont passés les Jean Daniel, JF Kahn & autre JJ Servan Schreiber... qui savaient nous éclairer, tout en nuances, dans le respect des contradicteurs et du débat d'idées, et sans raccourcis débiles qui ne font que faire le lit des extrêmes que vous dites redouter mais dont vous êtes les éclaireurs et les complices à force d'outrances et raccourcis idiots.
Mais j'y viens, comment peut-on comparer l'association d'Etienne BLANC & Gérard COLLOMB à celle de MILLON & du FN...,??? !!! je suis consterné par cet article.
Essayez de conserver un peu de nuances et de recul, on y gagnera tous dans une société que vous voulez intelligente semble-t-il.
Avec de tels articles et de telles outrances, vous ne faites que rajouter de la confusion à la confusion.
Et pas de pseudo parce qu'on se connait, que j'estime votre travail mais là franchement... les raccourcis c'est la forme la plus courante de la bêtise dans les médias où décidément tout semble possible. Affichez votre couleur si vous êtes un parti politique et on y gagnera en clarté.
Cordialement
Boris LECHEVALIER
a écrit le 01/06/2020 à 8:34 :
Collomb n'est QU'UN exemple de plus de la gangrène qui mine beaucoup de representants du milieu politique de ce pays !
Arrivisme , calculs , nombrilisme , hypocritie , deliquescence des valeurs aussi bien morales que républicaines ,voila le lot de bien des débats depuis des années , un nouveau monde qui n'a rien a envier aux anciens ........
Comment ne pas devenir dégagiste dans ce contexte ?
a écrit le 01/06/2020 à 0:13 :
Cette "affaire" dans un verre d'eau sale met en évidence la déliquescence du parti macroniste.

Ils sont en passe de ne remporter aucune des 10 premières villes du pays. Pour un parti qui avait une large majorité absolue en 2017 à l'assemblée, ça la fout mal.

Même Paris, où Macron avait fait un score stalinien, leur échappe sur fond de scandales sanitaro-sexuels. Pas mieux à Lyon ou Marseille. A Bordeaux c'est compromis alors que Juppé a pourtant été acheté avec la direction du Conseil d'Etat.
Réponse de le 01/06/2020 à 8:37 :
....du Collomb ! ... ben qui a un gout de vengeance d'un has been qui n'a plus rien a perdre .......ni a gagner !
a écrit le 30/05/2020 à 17:05 :
Le mariage Collomb - Wauquiez est cohérent,

Macron en est le principal instigateur en constituant un gouvernement venant à 65 % LR ex magma UMP-MODEM-UDI tous marqués de droite extrême

plus quelques 20 % de socialos gochos bobos caviar perdus et 15 % de société civile en réalité venant du MEDEF CAC40.
a écrit le 30/05/2020 à 12:10 :
Certes Gérard Collomb a « transgressé » et, selon ses dires, ce serait Macron qui lui aurait appris à transgresser mais la seule vraie question qui se pose est pourquoi a-t-il transgressé ? Et la seule vraie réponse possible est qu’ainsi il veut faire barrage à EELV, qui sont arrivés en tête au premier tour, et, même s’il retire sa candidature, cela lui permet de peser une dernière fois, ce qu’on pourrait appeler le « pouvoir de nuisance », en s’alliant avec n’importe qui (LR) plutôt que de ne rien faire. Quant à EELV, qui je crois ont refusé de s’allier avec Collomb, ils doivent être bien sûr verts de colère car celui-ci les prive d’une possible victoire en agissant un peu comme si ç’eût été le RN qui était arrivé en tête et qu’il fallait à tout prix battre. Ceci étant il faut bien être conscient que Collomb va laisser du « n’importe quoi » à Lyon (après moi le déluge) puisque la ville et la métropole seront gouvernées par un mélange d’ex LREM et de LR avec la confusion que l’on imagine et que les Verts, même s’ils sont battus cette année, à cause de l’injustice évidente que présente cette magouille collombienne, seront sans nul doute « dynamisés » pour les élections futures et ceci d’autant plus que les équipes municipales au pouvoir passeront l’essentiel de leur temps à se mettre d’accord et non pas à imaginer une vraie ligne politique pour la ville.
a écrit le 30/05/2020 à 10:39 :
Entre La République EM et Les Républicains, il n'y a évidemment qu'une question de nuance. LREM étant le grand fourre-tout des idées conformistes et populistes : protéger le peuple contre lui-même. Un homme politique, qui a développé Lyon avec une vision à long terme non jacobine et souhaite la hisser en métropole mondiale, arrange une proposition de gouvernance locale dans l'intérêt local en dehors des visions parisiennes. Alors l'intelligence parisienne agite les spectres du passé en oubliant comment le commissaire de la République Fouché a été surnommé le mitralleur de Lyon.
a écrit le 30/05/2020 à 8:41 :
Je suis effaré par cet article. Je ne comprends pas que La Tribune puisse laisser passer un truc pareil. Quand Macron s’allie à la pure gauche qu’il soit, pique des élus de seconde zone à droite, c’est bien. Quand des élus de premier plan s’allient pour éviter le pire à Lyon avec des écolos sectaires et libertaires, c’est mal? Quelle confusion mentale! C’est effroyable.
a écrit le 30/05/2020 à 7:11 :
Je connais peu Lyon et pas du tout M. Lafay. Je me suis demandé où j'avais déjà lu ses formules ampoulées de comice agricole, et une telle dénonciation philippique contre un homme qui semble avoir figuré parmi les plus intègres et les plus efficaces des édiles du socialisme. J'hésite entre l'Humanité, la Pravda et le Neues Deutschland pour cet appel à la "mort civique" au titre qu'on n'aurait pas le droit d'être déçu par la piètre performance de l'équipe de pieds nickelés qu'on a aidé à porter au pouvoir...
a écrit le 29/05/2020 à 22:58 :
Dans votre article, vous oubliez ou omettez de dire que huit jours plus tôt Gérard Collomb à tendu la main à un certain David Kimelfeld qui l'a refusé.... Préférant laisser la victoire, la ville et la métropole aux Bobos Écolo Gauchisant.
a écrit le 29/05/2020 à 22:15 :
Il est parfaitement logique que Gérard COLLOMB fasse liste commune avec les LR à Lyon et ailleurs est normal, dans la logique de la Macronie

car sans contestation possible, Macron a bien constitué un gouvernement LR avec quelques supplétifs PS Modem PS inactifs inutiles ruineux sauf pour bavasser des poncifs et des mensonges grossiers sur les plateaux des télévisions et de radios animés par des journalleux lecteurs de prompteurs alimentés par l'Elysée, Matignon et Place Beauvau.
a écrit le 29/05/2020 à 22:11 :
Zut ! la sinistrose médiato-politique s'abat sur Lyon.
Mais les Lyonnais vont vite s'en débarrasser : j'ai confiance.
a écrit le 29/05/2020 à 21:24 :
Sidération
C'est bien le mot. On est sidéré de vous lire
Votre article est partial et fait des raccourcis douteux voir honteux entre le RN et LR
Il n'est pas sidérant de voir Mr Collomb essayer d'éviter la victoire d'un écologiste bobo rouge pastèque à la tête de la métropole de Lyon
Quand on voit comment Najdowsky et Hidalgo ont ruiné et thrombosé la ville de Paris et sa banlieue, il est évident qu'il ne faut pas souhaiter cela à Lyon !
Quand à accuser un macroniste de trahison c'est oublié bien vite que Macron est le premier des traitres, il a bâti toute sa carrière là dessus, vous pouvez demander à F.Hollande
On est vraiment sidéré de votre sens journalistique qui fait allégeance à vos maitres dont Macron est le premier de cordée
a écrit le 29/05/2020 à 19:50 :
Gérard Collomb n'a jamais eu qu'un seul camp: le sien.
a écrit le 29/05/2020 à 17:44 :
Dommage,c'etait bien le mandat de trop! Gérard Collomb aurait pu se retirer avec tous les honneurs en préparant sa succession mais il à été rattrapé par le virus du pouvoir et de la politique.
Je trouve mal venu l'allusion à Charles Millon .Faut il rappeler par contre le soutien de Raymond Barre et de ses réseaux lors de la première élection de Gėrard Collomb à la mairie de Lyon .
Bonne retraite Gérard .
a écrit le 29/05/2020 à 16:52 :
Ca étonne encore quelqu'un?

Rappelons que Collomb a été un des premiers traitres au PS, qu'il a été un des premiers à suivre Macron dans son puputsch contre Hollande et que pour cela, il a été récompensé par le poste de ministre de l'intérieur.

A l'évidence on ne peut pas attendre de ce genre d'individu une fidélité indéfectible. Qui a trahi trahira.

De son coté, le président actuel temporaire a beaucoup décu. Avec l'épisode Benalla, Collomb a compris à quel genre d'amateur il avait lié son sort et décidé de reprendre sa liberté. La suite des évènements (Gilet jaunes, retraite, coronavirus...) lui a donné 100 fois raison.
LREM a également tenté de lui faire un croche pied à Lyon ainsi qu'à sa femme, ce qui explique le changement de pied....

Je ne décerne aucun brevet de moralité, tout ceci pue la très vieille politique du copinage en vue de s'accrocher à des postes. J'espère que les lyonnais sanctionneront durement les cyniques et les mercenaires.
a écrit le 29/05/2020 à 16:39 :
Moi qui connais bien (très bien) les imbroglios politiques liés à la Ville de Lyon, présent lors de l'élection du "honnis" Michel NOIR, encore présent lors de la magouille politico-nationale mise en place pour l'élection de Raymond BARRE à la tête de la Ville de Lyon (Centriste de gauche qui a fait basculer la Ville dans le giron des Socialo-Communistes, ce qui n'a alors choqué personne chez les Journaleux quasiment tous de gauche, n'est-ce pas Mr LAFAY...), toujours présent lors de la fin du "règne" de Babarre pour l'arrivée des nouveaux apparatchiks (de gauche) qui ont alors noyauté la Métropole, je ne peux que me REJOUIR de cette alliance contre-nature qui aura au moins le mérite, outre une cuisante revanche au profit de la droite Lyonnaise avec un grand L, de partir sur une nouvelle dynamique de la Ville, et notamment une nouvelle politique des banlieues...
a écrit le 29/05/2020 à 16:38 :
On peut dire qu'il aura bouffé à tout les râteliers le gérard ,il serait peut-être temps de partir en ehpad ,la ,il serait dans sa bulle.
a écrit le 29/05/2020 à 15:28 :
La fin de GC est triste, d’autant qu’elle renforcera les extrêmes et tous ceux qui refusent d’aller au fond des choses.
Cela étant, votre papier n’est pas objectif et vous le savez depuis que vous avez choisi de vous exprimer en journaliste d’opinion et, de mon point de vue (peut-être erroné) en militant visible de la cause DK. Dommage car ce que je retiens, et là nous sommes d’accord, c’est un énorme gâchis, non seulement pour Lyon et les lyonnais, mais pour nos fondements économiques et sociaux dans un pays qui fonctionne sans boussole et regarde l’avenir à reculons. Je souhaite me tromper.
a écrit le 29/05/2020 à 15:15 :
Article très sectaire.
Collomb a sans doute raison de chercher une entente pragmatique.
Quand on utilise des expressions creuses comme "tourner résolument le dos aux valeurs progressistes et humanistes que nous partagions autrefois" on peut s'imaginer qu'il s'agit de défendre une rente idéologique sans perspective pour la métropole et le pays. Les résultats concrets d'une telle posture sur 40 ans ont été en effet bien lucidement résumés par la constatation de Collomb "Aujourd'hui, on vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face".
Ceux qui affichent des valeurs humanistes comme bannière idéologique ont mené le pays sur le bord d'une guerre civile et détruit ces mêmes valeurs qu'ils prétendent défendre avec arrogance. Il est sans doute venu le temps d'un pragmatisme plus rigoureux et attentif aux intérêts de la France comme communauté de destin qu'aux postures manichéennes, parce que c'est la voie qui fera le plus de bien à tous les français.
Réponse de le 29/05/2020 à 16:25 :
C'est très bien dit, rien à ajouter.
a écrit le 29/05/2020 à 15:10 :
Vous concluez : Il a osé, il pourrait tout perdre. Jusqu'à sa réputation.

Militant socialiste, je dirais que, malheureusement, Il confirme sa réputation.
Collomb c’est l’incarnation du cynisme.
a écrit le 29/05/2020 à 15:04 :
la position respectable d un visionnaire de la politique dérange ! la situation actuelle des responsables dans l incohérance quotidienne = défiance
a écrit le 29/05/2020 à 14:31 :
Tempérons...
1. Vouloir faire barrage au parti des "écologistes" n'est pas faire barrage à l'écologie. L'impératif écologique a fait son chemin au sein des différentes forces politiques. Les verts n'en ont pas le monopole et leurs solutions peuvent être discutées.
2. Malgré vos précautions oratoires, vous tracez un parallèle malsain, voire honteux, entre les élus LR de 2020 et Jean-Marie Le Pen en 1998.
3. Il reste que pour ma part, je ne comprends pas que cette alliance ne passe pas, d'abord, par David Kimelfeld. Ce qui est donc triste, c'est la démesure des egos. Mais pas l'alliance par elle-même.
Réponse de le 29/05/2020 à 15:32 :
« Jean » exprime bien et raisonnablement un partie de ma perception
Réponse de le 29/05/2020 à 15:34 :
« Jean » exprime bien et raisonnablement un partie de ma perception
a écrit le 29/05/2020 à 14:26 :
Article à charge contre G Collomb, lui fait-on payer sa déclaration du 4/10/2019.
""Ce que je lis tous les matins dans les notes de police reflète une situation très pessimiste. Les rapports entre les gens sont très durs, les gens ne veulent pas vivre ensemble." Dans cet échange, l'ex-ministre, , considère que la responsabilité de l'immigration est "énorme".

« Les gens ne veulent plus vivre ensemble »
« D’ici à cinq ans, la situation pourrait devenir irréversible. »
Réponse de le 29/05/2020 à 15:19 :
Oui, trop de lucidité de sa part. Nier la réalité est indispensable à la gauche pour exister et stigmatiser l'adversaire.
a écrit le 29/05/2020 à 13:52 :
Pas bien différent du chemin suivi par notre président "quoi qu'il en coute". Qui a vécu par le glaive...
a écrit le 29/05/2020 à 13:37 :
"La pire image que puisse donner un homme politique"

D'un autre côté l'image n'a rien à voir avec la direction d'un pays et il convient toujours de se méfier de ceux qui veulent à tout prix exposer une image idyllique hein.

L'image, les mots ne sont pas importants chez nos politiciens on le voit bien ils exposent une image moderne alors qu’appliquant des idéologies moyenâgeuses, ils nous disent qu'ils ont changé alors que ce sont leurs comptes ne banque qui se sont bien remplis, l'image n'est certainement pas un repère et heureusement, dans l'estimation de la capacité à guider des citoyens.

Par ailleurs vous parlez de la pire image alors que nous avons actuellement le feuilleton Balkany, gigantesque, phénoménal, vous ne faites seulement que du spectacle là, d'ailleurs l'image n'est devenue plus que ça, du spectacle du faux orientant systématiquement l'humanité du mauvais côté.

Exposer une image sale n'est rien par rapport à agir salement, or je ne sais pas où était Collomb lorsque les politiciens français et européens ont violé la volonté du peuple français de refuser le traité constitutionnel européen, certainement en effet que ne pensant qu'à son blé il a lui aussi, de façon enthousiaste même, acquiescé, mais voilà ma foi une bien meilleure unité de mesure pour connaître la valeur d'un homme politique que son image.
a écrit le 29/05/2020 à 13:12 :
La politique francaise depuis les annees giscard a rejoint les abymes. Ce pays est mort.
a écrit le 29/05/2020 à 12:37 :
Encore une fois, vous assassinez que ceux qui sont déjà à terre, et ceux qui ne peuvent plus contrarier vos propres intérêts. C'est déjà ainsi que vous aviez opéré avec le président de Région qui, depuis, est rentré dans vos bonnes grâces et l'on en connaît bien la raison. De surcroît, l'anaconda n'étouffe que vous, concernant une alliance dont beaucoup de Lyonnais prédisaient l'issue depuis au moins six mois. Elle est au contraire très intéressante en tant que "laboratoire" de ce qui peut se préfigurer au niveau national. Edouard Philippe, Gérald Darmanin, ne sont-ils pas déjà des éléments clés du dispositif de la macronie ? Examinez juste les suites et différents scénarios possibles... Vous commencez à saisir ??? De même, réfléchissez vite, et mieux, aux implications au niveau régional... Mais cela suppose que vous fassiez fi de vos vapeurs et de vos propres opinions, pour raisonner à la fois en stratège et en analyste politique. Mais il est vrai et vous en faites la démonstration, que vous n'êtes ni l'un, ni l'autre.
a écrit le 29/05/2020 à 12:36 :
Il aurait dû se présenter à Levallois
a écrit le 29/05/2020 à 12:19 :
Triste fin pour G. Colomb
Triste spectacle une fois de plus des hommes politiques : ni éthique, ni morale
a écrit le 29/05/2020 à 12:10 :
A l'attention de Monsieur Laffay,

Monsieur,
Vous êtes racoleur en faisant mention de l'entente de M. Millon avec le FN, puis en conclusion vous précisez que ce n'est pas comparable... c'est une basse manoeuvre de journaliste, une technique qui nuit autant à la démocratie que cette entente que vous dénoncez...rien de surprenant venant de votre profession...
je vous prie de croire, Monsieur, en l'expression de mes salutations;
Philippe Guillaumond

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :