Alain Bauer  : "Ignorer ou combattre l'épidémie, il faut choisir"

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(Crédits : Emmanuel Foudrot)
LE MONDE D'APRES. "Nous avons le choix d'accepter 10 000, 100 000 ou 1 000 000 de morts. Nous avons le choix entre grimper l'Everest, le Mont Blanc ou le massif central. C'est notre choix". C'est l'heure du choix crucial, vital, définitif, insiste le criminologue Alain Bauer. Le choix entre ignorer l'épidémie Covid-19 - "l'option Néron, qui s'en lavait les mains" - et la combattre - "en lavant les nôtres". "Ce choix, c'est notre responsabilité".

Le Général Mac Arthur expliquait que "Les Batailles perdues se résument en deux mots : trop tard". L'humilité devant une crise exceptionnelle ne doit pas empêcher la lucidité. Si nous étions tous touchés de la même manière, il faudrait croire à la fatalité. Mais un pays a utilisé des méthodes préventives et proactives (Taiwan), et deux autres des techniques plus ou moins décisives (la Corée du Sud et la Chine), visiblement efficaces et dans des configurations sociales et politiques très différentes.

Pour autant, nous n'avons pas pris le temps de nous préparer. Or, depuis la Grippe Russe de 1889, la grippe espagnole de 1918, la grippe asiatique de 1956, celle de Hong Kong de 1968 ou la H1N1 de 2009, nous n'avons pas manqué d'alertes ni d'études scientifiques de grande qualité pour nous alarmer. Sans succès.

" Agnès Buzyn s'est rêvée de devenir une autre Simone Veil, et a pris le risque de se transformer en nouveau docteur Garretta "

"Il faut plus miser sur la connerie que sur le complot"

Très souvent, ce qui semble nouveau apparaît surtout comme ce que nous avons oublié. Les amnésies administratives pèsent durablement sur la gestion des crises. Michel Rocard expliquait souvent "qu'en matière de grande catastrophe bureaucratique il fallait beaucoup plus miser sur la connerie que sur le complot. La première était à la portée de tous, donc largement répandue, le second nécessitait beaucoup d'intelligence et d'organisation et se révélait bien plus rare qu'on ne le pensait".

Depuis 2001, un réseau international informel de gestion des crises s'est mis en place pour dialoguer et diffuser ce qu'on appelle les meilleures pratiques. Chacun de ses membres est un scientifique ou un opérationnel (actif ou retraité) qui s'est bien sûr trouvé confronté à des obstacles face à une hiérarchie souvent imprévoyante et taraudée par le souci de faire des économies. Contrairement à ce qu'on pense souvent, la rigueur n'est pas l'austérité, et l'investissement est souvent une dépense utile.

Des louanges pour Roselyne Bachelot et Xavier Bertrand

En matière de police, de défense, de justice, de santé, les choix politiques des dernières années ont été dictés par des comptables. Il faut évidemment bien gérer l'argent public. Est-il mal géré en Allemagne qui semble aligner bien plus de lits d'urgence équipés en quantité et en proportion que nous ? Ou à Taiwan, pays isolé et "encerclé" au dynamisme reconnu ?

Seuls, au ministère de la santé, Roselyne Bachelot, dont on s'est beaucoup moqué et qui mérite une réhabilitation publique ou Xavier Bertrand, ministres de la santé avant et durant la grande pandémie du début du millénaire, méritent ici des louanges pour avoir anticipé et créé des stocks indispensables. Qu'on a laissé péricliter depuis.

"L'Occident avait fait la même erreur en ne croyant pas à la nuisance d'Al Qaida ni à la possibilité des attentats du 11 septembre 2001"

Agnès Buzyn et la "mascarade"

Maintenant il faut affronter la crise. La communauté scientifique est divisée. Comme chacun d'entre nous, et comme s'est souvent le cas face à une pandémie "incroyable", elle a pensé qu'elle était "impossible". L'Occident avait fait la même erreur en ne croyant pas à la nuisance d'Al Qaida ni à la possibilité des attentats du 11 septembre 2001.

Le triptyque "Négation, Minoration, Éjection (en français courant : "ce n'est pas vrai", puis "ce n'est pas grave", et enfin "ce n'est pas de ma faute") a servi d'excuse. Inutile ici de revenir longuement sur la "mascarade" commentée par l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn qui, se rêvant de devenir une autre Simone Veil a pris le risque de se transformer en nouveau docteur Garretta ....

Se concentrer sur la bataille

Mais le passage du mode sceptique au mode panique de nombreux dirigeants dans le monde risque désormais de tout emporter alors que l'essentiel réside dans la bataille qu'il faut gagner.

Ce que nous savons, grâce à celles et ceux qui ont affronté cette crise depuis début Janvier 2020 semble simple :

  • Il faut dépister tout le monde, pour identifier les porteurs et réduire et contingenter la pandémie
  • Il faut isoler tout le monde, pour permettre les dépistages et pour rapidement rouvrir des espaces de circulation et de vie. Deux cycles semblent indispensables, soit quatre semaines
  • Il faut donner des masques à tout le monde. Pour rassurer. Pour permettre d'éviter la contagion par porteur asymptomatique. Pour garantir le bon fonctionnement des activités essentielles.
  • Il faut utiliser les nouvelles technologies pour permettre un redémarrage rapide des activités essentielles puis de toutes les autres. En suivant les foyers de contagion et en identifiant les voies de propagation.

" Boris Johnson a tenté l'option Néron ou une nouvelle version britannique de la roulette russe "

Ecouter les Professeurs Didier Raoult (enfin !)...

La gestion de crise est une activité synthétique. Elle allie les compétences en vue d'une solution pratique, rapide et la plus efficace possible. Après un mois de tâtonnement, tout début février, le gouvernement chinois a mis en œuvre la politique de quarantaine centralisée et de traitement de tous les cas confirmés et suspects, ceux qui présentent de la fièvre ou des symptômes respiratoires, ainsi que les contacts étroits des cas confirmés dans les hôpitaux ou les établissements désignés. Parallèlement, la surveillance de la température et les politiques de maintien à domicile ont été mises en place pour tous les résidents.

Tout ce qui n'a pas été fait, le confinement partiel notamment, n'a pas arrêté la propagation, juste a servir à la retarder et peut être un peu l'étaler. En évitant les mesures strictes et coordonnées (confinement ciblé et test) la phase de "propagation communautaire" se transforme en "propagation familiale" où les membres d'une famille s'abritent et s'infectent souvent les uns les autres dans des espaces restreints, ce qui augmente le nombre de cas.

Cette phase de propagation génère de nombreux porteurs asymptomatiques qui circulent ensuite en grand nombre pour faire les courses, respectent imparfaitement la distance sociale permettant au virus de continuer de se propager.

Les modèles nouveaux, qui peuvent aussi préserver le fonctionnement et le lien social visent donc, à l'issue du processus de ralentissement pandémique indispensable (du fait de notre impréparation et de notre arrogance face à ce qui se passait en Asie) à modifier et moduler le dispositif.

Il s'agit enfin d'écouter ce que dit le Professeur Didier Raoult à Marseille. Ainsi le processus du "test de fièvre" - prise généralisée de la température partout où ils se trouvent en ville, envoi immédiat de celles et ceux ayant un niveau plus élevé vers des "tentes de fièvre", où ils subissent un test de globules blancs et un test grippal classique. En cas d'inquiétude, passage par un scanner portable et en cas de résultat alarmant, isolation dans un espace dédié (dont des réquisitions d'hôtel).

... et Jean-François Delfraissy

Mais il faut aussi se donner les moyens d'y arriver, comme l'indique le professeur Jean-François Delfraissy : "Parmi les stratégies envisageables, il y a celle qu'a appliquée la Corée du Sud. Elle associe une très large quantité de tests et un suivi des personnes testées positives en ayant recours à une application numérique permettant de tracer les individus, ce qui représente une atteinte aux libertés. Si nous disposons de médicaments à l'efficacité démontrée, il serait possible d'appliquer en France une politique testant et traitant immédiatement toutes les personnes chez lesquelles l'infection est découverte. Mais il reste beaucoup d'inconnues scientifiques et de questions sociétales posées. Pourquoi ne pas avoir mis en œuvre sans attendre cette stratégie ? Parce que nous en sommes incapables et que ce n'est pas l'enjeu dans la phase de montée de l'épidémie. Nous ne possédons pas les capacités de tester à la même échelle que la Corée du Sud. En France, environ 8 000 tests sont réalisés chaque jour. Les laboratoires privés vont s'y ajouter mais nous avons un énorme problème avec les réactifs utilisés dans les tests. Ces réactifs de base proviennent de Chine et des Etats-Unis. La machine de production s'est arrêtée en Chine et les Etats-Unis les gardent pour eux".

Choisir entre grimper l'Everest, le Mont Blanc ou le massif central

Il y a 150 ans, à Vienne, le jeune docteur Semmelweis expliquait aux sommités médicales de l'époque qu'il fallait se laver les mains. Il se moquèrent de lui, l'expulsèrent, l'ignorèrent. Il fallut attendre Pasteur pour enfin que les choses changent. Un peu.

On peut se demander sérieusement si le Professeur Raoult n'a pas repris le flambeau face à une communauté scientifique tétanisée par le risque des poursuites. Mais en droit pénal, ne pas faire se poursuit aussi bien que mal faire. Et le temps n'est pas notre allié.

Boris Johnson a lui tenté l'option Néron ou une nouvelle version britannique de la roulette russe (avec beaucoup plus de cartouches dans le barillet). Avant de se rendre compte que le problème n'était pas le pourcentage de personnes qui seraient gravement malade ou mourraient (les fameux 2%), mais la quantité. Il vient d'en changer. Très tardivement. Les Etats avancent en ordre dispersé et avec un rythme très rapide.

Si le rythme de l'infection n'est pas cassé (et il nous reste quelques jours seulement pour y arriver), le nombre de personnes touchées atteindra les trois quarts de la population française, européenne, occidentale, mondiale. Soit pour la France seule environ 50 millions de personnes. Moitié de plus de 60 ans, moitié moins. Nous avons le choix d'accepter 10 000, 100 000 ou un million de morts. Il faut choisir entre grimper l'Everest, le Mont Blanc ou le massif central. C'est notre choix.

Le virus ne se propage pas. Ce sont les individus qui le diffusent. Nous avons donc une responsabilité : ignorer l'épidémie en choisissant l'option Néron, qui s'en lavait les mains. Ou la combattre, en lavant les nôtres et en nous organisant pour passer au confinement ciblé, au test généralisé et à la protection pour tous.

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Alain Bauer est Professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), New York et Shanghai, EESD

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Commentaires
a écrit le 19/04/2020 à 0:44 :
Que doit t'on comprendre ,et que doit on en déduire?Pourquoi notre gouvernement actuel ne dispose pas assez d'intelligence ou ne veut pas changer savent t'is qu"ils mettent la planète et l'humanité en extrême danger ,ils contribuent délibérément à une annihilation de l'humanité au profit de leur pouvoir et de leur intérêt personnel.Save t'ils qu'ils ne sont pas invincible ,et qu'ils sont eux même en danger.

Cordialement.

M.T.F.
a écrit le 18/04/2020 à 20:07 :
Merci monsieur pour cette analyse, au combien indispensable à la bonne cohésion sur cette pandemîle.
C est bien là premiere fois que j entend parler concretement de ce danger mondial.
a écrit le 10/04/2020 à 1:08 :
Sans vouloir appuyer d'avantage là où cela fait mal,
à la phrase "plus miser sur la connerie que sur le complot", je tiens à ajouter ceci: On peut se poser la question de choisir entre l'incompétence et la malignité. Mais soyons pragmatiques avec ces deux maux, et gardons à l'esprit que l'un le préserve pas de l'autre.
L'incompétence peut se doubler de malignité. Fromage et dessert, et je crains que nous n'ayons choisi le menu complet.
a écrit le 07/04/2020 à 0:24 :
J ai sans doute besoin d échanger avec vous !!
a écrit le 07/04/2020 à 0:20 :
Cher monsieur BAUER,
Merci de votre analyse ...
J’y adhère . A 100%
Et très franchement .,
Dans ces moments difficiles .
Vous faites la différence .
Alors.., svp . Ça alors Help ., qu on vous écoute .
Bien à vous
Arnaud
a écrit le 30/03/2020 à 15:41 :
Je rappelle que c'est Ponce Pilate qui s'en lavait les mains... pour le reste, tellement de lieux communs malheureusement. Ces mêmes lieux communs répétés cent fois, mille fois en vain. Rocard avait raison : la connerie plutôt que le complot
a écrit le 30/03/2020 à 2:43 :
Bravo et merci Monsieur Bauer pour cet article qui , Espérons le, puisse être lu et partagé par le plus grand nombre.
Vous démontrez de manière simple comment le bon sens et uniquement le bon sens permettra à certains de revenir à plus d humilité, et de responsabilité, et de cesser de jouer aux " vrais - sachants ou aux faux savants " ...

Quand, " dans les milieux autorisés " , comme disait Coluche :

- on ignore que la Chloroquine a été introduite dans les recommandations de l equivalent de notre Direction Generale de la Santé en Chine pour le traitement du Virus suite à des tests ( in vitro certes mais probants)
- on est aveugle et sourd devant des modèles mathématiques imparables qui prédisaient depuis des semaines cette vague exponentielle de morts .
- on ne sait pas fournir en temps et heure aux soignants , aux forces de l l'ordre et à la population des moyens de protection efficaces et en quantité renouvelable.
- on n a aucune visibilité sur les risques de contagion à l'issue de la période de confinement, faute de tests réactifs fiables et suffisants pour pouvoir isoler les cas positifs ou asymptomatiques.
- on se cache derrière l l'éthique pour justifier qu on ne peut mettre en place une gestion de la crise à la Coréenne, pourtant ayant permis de sauver des vies, ce qui , un fine, est bien l objectif recherché , car l l'éthique n empechera pas des cercueils pour nos parents et nos enfants .
- on ne sait pas comment faire face à ce qui semble être présenté comme imprévisible, le dépassement des capacités de lits de réanimation .
- et par dessus tout, on dit ne pas savoir , sur l efficacité d un médicament , alors on se montre réticent à être consensuel sur l approche pragmatique d un Professeur reconnu officiellement premier expert mondial sur les " communicable diseases" ( maladies infectieuses ) : tout simplement sans doute afin de ne pas froisser la susceptibilité de certains antagonistes au-dit Professeur émérite ...

Comme disait Coluche, oui , effectivement , et fort -à- propos dans ce contexte tragique :
" quand on n en sait pas plus ,on ferme sa gueule " ...
Et on agit .
Vite!
a écrit le 27/03/2020 à 19:07 :
Analyse lumineuse, Monsieur Bauer, et si juste! Merci infiniment.
a écrit le 27/03/2020 à 12:39 :
Cet article est remarquable par sa simplicité, son analyse logique se basant sur des faits et surtout par des propositions concrètes simples et directement applicables.
J'ai adoré cette remarque simple : "Le virus ne se propage pas. Ce sont les individus qui le diffusent" qui à elle seule explique le "pourquoi" donc le SENS du confinement et son absolue nécessité: Mieux on comprends POURQUOI ? Mieux on peut agir efficacement avec le COMMENT ?
Compte tenu de son expérience et de son analyse pertinentes des situations complexes, j'aimerai qu'Alain BAUER puisse nous éclairer sur l'influence des comportements des responsables sur les réactions des Français.
a écrit le 26/03/2020 à 16:09 :
Très belle et très intéressante analyse.
a écrit le 25/03/2020 à 18:40 :
D'accord avec vous monsieur Bauer. En passant c'est Ponce Pilâtre qui s'en lavait les mains. Les virus ils étaient là bien avant l'homme. Ce sont nos ancêtres. Ils nous parlent maintenant . Écoutons nos ancêtres.
a écrit le 25/03/2020 à 15:11 :
Plusieurs remarques sur ce texte:
D'abord non il ne faut pas réhabiliter Roselyne Bachelot. Elle a fait l'erreur inverse mais une erreur reste un erreur. Lorsqu'elle a passée ses commandes le H5N1 était passé sur plusieurs pays prouvant sa faible toxicité (A l'époque je revennait de thailande et j'ai vu passer H5N1 sur le pays ou j'avais de nombreuses relations il était clair qu'il y avait peu de morts.)
Buzin a fait la même bourde dans l'autre sens: Ne pas tirer parti de l'expérience des autres pays pour calibrer la réponse, c'est évident en France le stock de connerie stratégique est bien approvisionné.
Ensuite les tests, le gouvernement ne veux pas tester ou alors est d'une rare incompétence. La première réponse est en ligne avec ses politiques précédantes, mais là ca détruit le système de santé et coûte des vies.
Dernier points en terme de connerie, on peut déplorer les stocks, on peut déplorer le faible nombre de lits, mais il reste une vérité: Une usine ca se reconvertit et l'état semble malgré toute sa morgue incapable de le faire. Les seules reconversions sont des intiatives locales mal coordonnées. Et ca c'est de la connerie à haute dose cela montre que notre administration n'a plus de personnes avec de l'imagination et est complétement sclérolsée.
Après l'état major sclérosé de 40 voici l'administration sclérosée de 2020. Bienvennue dans le XXIième siécle, même une IA ferait mieux.
a écrit le 25/03/2020 à 12:12 :
Personne se demande pourquoi le professeur raoult rajoute un antibiotique à son protocole de soin et bien c'est pour combattre les pneumocoques qui profitent du virus pour s'installer dans les poumons des plus faibles. En Allemagne les personnes de plus de 60 ans sont vaccinés depuis 20 ans contre les pneumocoques et donc les vieux sont beaucoup plus aptes à combattre la 2ème phase de l'infection au virus.
Réponse de le 02/04/2020 à 1:52 :
Quand j'ai lu que Pr Raoult rajoutait avec succes de l'Azithromycine au hydroxychloroquine, je me souvenais que j'avais fait une recherche sur le temps de guérison des simples rhumes quand j'étais en janvier et février en Indonésie. Je tombais sur un article qui informait sur la possibilité de se faire vacciner contre pneumoquoques; J'avais auparavant jamais entendu parler de cette possibilité. J'avais après cet info l'intention d'en parler à mon médecin à mon retour en France, le 16 mars. Le jour après le confinement était ordonné. Alors à cause de la Azithromycine du Pr Raoult j'ai regretté de ne pas avoir été vacciné contre des pneumoquoque et je pensais que de vacciner contre les pneumoquoques serait peutêtre une rémède contre l'agravement, l'intubation et le décès de tant de malades.
Malgré que l'administration dl'Azithromycine est peut-être plus direct et que pour la vaccination c'est trop tard.
Vous nous informez des vaccinations systématiques en Allemagne à l'age de 60 ans, Vous dites que les vieux sont beaucoup plus aptes à combattre la 2éme phase de l'infection. Vous pouvez nous dire si la différence de morts en Allemagne, soit 0,9% du nombre d'infectés contre 6,8% en France est du à ces vaccinations?
a écrit le 25/03/2020 à 11:48 :
Il est évident que Roselyne BACHELOT devrait passer en Cour de Justice de la République… pour qu'on puisse enfin la décorer de la Médaille d'Or de la République, même si les masques ne nous auraient pas complètement préservés de la pandémie.
a écrit le 25/03/2020 à 11:40 :
Très bon discours pragmatique et sans passion. Rassurant. Chaque pays développe des solutions selon ses moyens et sa culture. Pour le gouvernement de France, c'est l'esprit bureaucratique qui domine : sans statégie ciblée pour gagner la bataille, il s'agit de gagner du temps en se retranchant. "Jusqu'a ce que le fût du canon refroidisse". Il s'est donné les moyens, dispositif ultasécurisé "À Paris, l’hôpital Bichat compte sept chambres d’isolement dédiées", il donne l'alerte le 10/01, il n'a pas peur : les chinois ont-ils la bonne méthode?.Alors que le potentiel de résistance existe réellement, comme le montre le Pr Raoult. Les statistiques publiées sont politiques et non scientifiques. Il n'y a pas de choix raisonné sur la hauteur de la montagne, seulement sur la gestion minimale de la maison commine.
Réponse de le 25/03/2020 à 14:33 :
la gestion de cette grise et la communication qui l'accompagne se font faites à partir du constat que nous n'avions pas suffisamment de stocks pour y faire face et que par ailleurs nous n'avions pas les structures pour alimenter les stocks dont nous avions besoin (masques, gants, gel hydroalcoolique, test de dépistage, lunettes etc etc). ce constat devrait nous amener à revoir notre politique sanitaire, car il est aberrant de dépendre de pays tiers pour l'approvisionnement des produits pharmaceutiques, des médicaments pour des raisons purement économiques. La santé est un domaine stratégique et on devrait être en mesure d'assurer notre autonomie . Macron disait au début de cette crise qu'il y aurait un avant et un après, acceptons en l'augure et espérons que ces paroles ne restent pas vaines
a écrit le 25/03/2020 à 10:46 :
Merci à Alain Bauer qui résume avec clarté pourquoi la situation actuelle n'est pas que le fait d'un simple virus. J'ai toujours dit (et je ne suis pas les seul) : c'est "l'organisation" qui tue.
a écrit le 25/03/2020 à 10:22 :
Il s'agit enfin d'écouter ce que dit le Professeur Didier Raoult à Marseille. Ainsi le processus du "test de fièvre" - prise généralisée de la température partout où ils se trouvent en ville, envoi immédiat de celles et ceux ayant un niveau plus élevé vers des "tentes de fièvre", où ils subissent un test de globules blancs et un test grippal classique. En cas d'inquiétude, passage par un scanner portable et en cas de résultat alarmant, isolation dans un espace dédié (dont des réquisitions d'hôtel).

Facile à dire, en pratique vous faites comment Mr Bauer ?
qui prend la température ?
vos "tentes de fièvre" sont installées où ? par qui ?
qui fait les tests globules blancs etc etc ...
espace dédié ? réquisition des hotels ??
vous faites comment pour gérer tout ça ?
les policiers ?
les militaires ?
on n'est pas en dictature il n'y pas une milice du parti au pouvoir !!!!

redescendez sur terre un peu cela vous évitera de proposer des choses irréalisables !!
Réponse de le 25/03/2020 à 10:42 :
si c est pour dire yakafaucon au moins entre rien et une lueur d espoir on fait quoi ?
autant faire comme a Marseille mais je vous rassure quand on est au pied du mur on trouve toujours une solution je vous le concède bonne ou pas mais au moins on essaye .
reste a savoir si on s enlève les doigt du c.l ou pas ?
je vous laisse a votre pensée
Réponse de le 25/03/2020 à 12:16 :
La volonté déplace les montagnes.
Réponse de le 25/03/2020 à 12:18 :
Robert c est pas grave...si t as rien compris.....le diagnostic est sans appel. t as pas besoin de consulter...c est deja trop tard. Je te prescris
BFM tv H24 et liberation...🥳😂😂
a écrit le 25/03/2020 à 10:21 :
Je suis rarement d' accord avec Bauer mais là je suis à peu près d' accord sur tout. Rappelons quand même que l' approche darwinienne initiale de B Johnson a été celle de Micron, il y a une semaine, avant de changer d 'avis ..
a écrit le 25/03/2020 à 9:44 :
Nous sommes en guerre et nos généraux ont oublié que l’attaque reste la meilleure défense hors nous nous planquons derrière une ligne Maginot contournée de toutes parts et les blessé dégueulent par camions entiers dans des hôpitaux qui n'en peuvent plus... Relevons la tête et appliquons le modèle coréen : masques obligatoires en remplacement du confinement, dépistage de masse avec traitement et confinement des malades et des faiblards et écoutons enfin le Général Raoult..
a écrit le 25/03/2020 à 9:35 :
disons que pour regler un pb faut du bon sens
ca a disparu bien avant les ours blancs
bon suffit de lire les commentaires sur le web pour commencer a se rendre compte que les gens sont furieux pour un oui ou pour un non, genre une phrase de travers
donc les tergiversations, le pointillisme administratif, c'est fini, ou alors ca va tres tres mal finir
on recolte ce qu'on a seme, comme on dit
a écrit le 25/03/2020 à 9:00 :
Les recommandations de la conclusion ce sera pour le prochain virus. Pour celui présent : c'est plié !
a écrit le 25/03/2020 à 8:54 :
"Il faut plus miser sur la connerie que sur le complot"

100% d'accord, c'est que ce sont nos dragons célestes qui décident de tout hein, leur octroyer une capacité de complot est déjà aller bien au delà de leurs capacités intellectuelles.

Par ailleurs une "connerie" aura bien plus de conséquences qu'un complot longuement et intelligemment pensé, donc mille fois d'accord il est bien plus prudent de se préparer à des défaillances de leurs part plutôt qu'à une volonté réelle de nuire, la cupidité alliée à l'inculture suffisent largement à menacer l'humanité.

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