"Le déni de l'entrepreneur en échec commence à disparaître" (Guillaume Bourdon, Second Souffle)

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(Crédits : DR)
Président de l'antenne lyonnaise de l'association Second Souffle qui accompagne les entrepreneurs en difficulté, l'entrepreneur Guillaume Bourdon remarque que le regard sur l'échec des patrons est en train de changer. Il estime toutefois que beaucoup reste à faire pour "aider l'homme qui est derrière la liquidation judiciaire".

Vous présidez l'antenne lyonnaise de l'association Second Souffle depuis 2013. Observez-vous un changement des mentalités concernant l'échec des entrepreneurs ?

Guillaume Bourdon : Oui, le déni de l'entrepreneur en échec commence peu à peu à disparaître. C'est encore lent, mais je remarque que ça bouge. Il n'y a qu'à prendre exemple de la loi Pacte qui amène certaines choses pour les entrepreneurs (notamment une éventuelle présomption de non-responsabilité du chef d'entreprise en cas de faillite, NDRL). C'est un signe que le regard sur l'échec évolue, mais il faut continuer pour aller plus loin.

Aller plus loin, pour votre association, c'est notamment favoriser la réhabilitation des entrepreneurs qui ont échoué, notamment auprès des recruteurs et des organismes financiers...

En France, un entrepreneur qui a échoué est à priori hors-jeu économiquement, que ce soit en terme de création d'entreprise ou de recrutement. L'association Second Souffle a pour ambition de faire évoluer la vision commune pour faire admettre que seul celui qui a osé peut échouer. L'échec fait partie de la réussite. Nous nous sommes donc fixé pour mission de combattre la marginalisation des chefs...

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