Annabel André-Laurent (région Auvergne-Rhône-Alpes) : "Notre partenariat avec LinkedIn doit amener de la visibilité à nos entreprises"

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(Crédits : DR)
Après Facebook, la région Auvergne Rhône-Alpes initie un partenariat avec LinkedIn. En se rapprochant de ces leaders internationaux, la collectivité régionale entend profiter de leur expertise pour dynamiser la croissance des entreprises locales. Les explications d'Annabel André Laurent, vice-présidente du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes déléguée aux Entreprises, à l'emploi, au développement économique.

La Région Auvergne-Rhône-Alpes vient de signer un partenariat avec LinkedIn. Quel est l'objectif de cette initiative ?

Ce partenariat s'inscrit dans le cadre de la quinzaine du recrutement, qui s'incarne à travers différentes initiatives pour l'emploi. Ces événements, organisés à Lyon et à Clermont-Ferrand, visent à mettre en relation les demandeurs d'emploi et les entreprises. C'est une première étape, nous voulons aller plus loin.

A partir des remontées des chambres consulaires et des branches, nous avons recensé plus de 63 000 postes à pourvoir dans la région. LinkedIn estime ce nombre à 79 000. Au-delà des chiffres, le recrutement est une véritable problématique pour les entreprises de notre territoire.

Ce qui explique la signature de ce partenariat avec LinkedIn qui est un acteur majeur dans le domaine de l'emploi. Il amènera de la visibilité à nos entreprises dans la diffusion de leurs annonces de recrutement, car elles ont certainement un problème de communication.

Aujourd'hui, les réseaux sociaux sont devenus essentiels, plus personne, plus aucune entreprise ne peut s'en passer et cela vaut pour tous les secteurs et tous les métiers.

Comment ce partenariat se prolongera-t-il dans le temps, puisque vous évoquez une "collaboration à plus long terme" ?

Nous allons signer une convention entre l'Agence régionale de développement économique, la Région et LinkedIn. L'idée est de flécher d'abord les "pépites" que nous accompagnons à l'international, pour les aider à trouver les compétences dont elles ont besoin. Ensuite, et en fonction des retours, nous étendrons ce partenariat vers d'autres entreprises.

Déjà, il y a un peu plus d'un an, la Région avait signé un partenariat avec Facebook, ou en est cette action aujourd'hui ?

Le partenariat avec Facebook a été reconduit en juin dernier. Il porte sur le e-commerce. Notre objectif est de faire bénéficier les entreprises, surtout les TPE et les PME, de l'expertise de Facebook pour se développer sur le e commerce. Ce partenariat prend donc la forme de formations, d'ateliers d'information, de conférences organisées par Facebook dans les territoires pour amener les entrepreneurs à se positionner sur le commerce en ligne.

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Pourquoi aller chercher ces "géants" au risque d'exclure des partenariats avec des acteurs locaux ou nationaux, pourtant peut-être plus à même de mieux cerner les enjeux de proximité ?

L'un n'empêche pas l'autre. Nous allons chercher ces acteurs internationaux parce qu'ils ont un savoir-faire et des retours d'expériences à nous faire partager. C'est donc très intéressant de les entendre. En parallèle, nous travaillons étroitement avec les organisations consulaires, les branches pour créer une dynamique et des réseaux.

Nous souhaitons créer les conditions pour que nos entreprises apprennent de ces retours d'expériences et grandissent avec des acteurs locaux.

Quels sont les "engagements" pris par la Région avec ces acteurs, notamment en terme de contreparties financières par exemple ?

Avec LinkedIn, il n'est pas prévu de contreparties financières. Quant à Facebook, la convention prévoit une enveloppe de 54 000 euros par an financée par la Région pour l'organisation et l'animation des formations. Ces initiatives ont profité à plus de 1 200 entreprises en 2017.

Ces deux initiatives prises avec des acteurs internationaux majeurs peuvent-elles se prolonger avec d'autres partenariats avec d'autres "GAFA" par exemple ?

Pour le moment, nous n'avons pas d'actions fléchées avec d'autres acteurs de ce type. Mais nous restons ouverts. Notre position est claire : si des partenariats de ce type peuvent aider nos entreprises à se développer, nous ne sommes fermés à aucune initiative.

Nous avons notamment lancé un appel à manifestation d'intérêt sur le campus du numérique de Charbonnières, nous verrons qui se positionne. Si certains de ces acteurs le font, nous étudierons leurs propositions.

Dès lors que ces partenariats contribuent à tirer tout le monde vers le digital, nous sommes attentifs, car nul ne peut faire l'impasse sur le numérique.

C'est une étape aujourd'hui essentielle pour le développement des entreprises de notre région et même accompagnée par des acteurs mondiaux, elle génère des retombées sur le tissu économique local.

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