Lyon, la Métropole, la Région…

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(Crédits : DR)
Les résultats des élections municipales de mars 2014 n’ont pas fini de nous surprendre. Les implications des résultats vont se diffuser dans les mois et années qui viennent, bien au-delà des communes pour lesquelles les citoyens, non abstentionnistes, ont voté. Comme une petite pierre jetée dans plan d’eau paisible, les ondes du scrutin, modestes en apparence à l’échelle lyonnaise, vont se diffuser de façon inattendue

A l'échelle de Lyon, peu de changements. Le maire sortant avait un bilan et des projets. Gérard Collomb a su tisser, depuis deux mandats et bien au-delà de sa clientèle électorale, des liens de confiance avec divers milieux économiques, sociaux, culturels et religieux.

Chacun savait en outre qu'il n'était pas un chaud partisan des mesures prises en 2012 par Monsieur Hollande ; ce qui constituait un excellent viatique en ces temps perturbés pour l'action gouvernementale. Les arrondissements de Lyon ont donc voté comme le laissait prévoir la sociologie électorale. Il y a eu localement quelques vagues, mais la logique de l'appariement des habitants par quartier a prévalu. Dis-moi où tu résides et je te dirai comment tu votes !

Le syndrome de Montréal

Mais il n'en va pas de même à l'échelle du Grand Lyon et de la future Métropole. Les résultats, à l'échelle des 57 communes du Grand Lyon, laissent entrevoir une autre majorité pour le Grand Lyon. La politique est un monde cruel. L'ancien maire* de l'Ile de Montréal nous l'avait rappelé il y a quelques années alors qu'il était fait docteur Honoris Causa de l'Université de Lyon. Il avait quelque temps auparavant soutenu devant le parlement du Québec une loi permettant d'élire le maire à l'échelle du Grand Montréal.

Ensuite il s'était évidemment présenté à cette élection et avait été… battu par un candidat de la périphérie ! G. Collomb se trouve face à une situation du même type. Nul doute que, par son habileté et quelques bonnes relations avec des élus de petites communes, le maire de Lyon tentera de négocier le statu quo pour la présidence du Grand Lyon.

Mais les élus communautaires ne sont plus les mêmes que dans le précédent mandat. Ils sont désormais élus directement et personnellement ce qui change la donne pour ce type de manœuvre. Comme nous le rappelle la « Plaisante Sagesse Lyonnaise », tout le monde ne peut pas être de Lyon, il en faut bien d'ailleurs ! Et ailleurs les lignes aussi vont bouger.

Dans un an, les régionales...

Les ondes de choc vont aussi de propager à l'échelle de la Région. Si le calendrier électoral n'est pas modifié (vu la situation, le gouvernement pourrait être tenté !) c'est dans un an exactement que nous voterons pour désigner les conseils régionaux. On voit mal comment, d'une part le passage à droite de Saint-Etienne et de Chambéry, entre autres, et d'autre part la victoire électorale des Verts à Grenoble ne pourraient pas considérablement modifier les ambitions des uns et des autres. Les mois qui viennent vont être agités dans les partis politiques.

A défaut d'horizon rassurant sur les thèmes du chômage, de la croissance ou de la dette publique, nous pouvons nous concentrer sur les prochaines échéances électorales, européennes et régionales. Pour d'autres ondes de choc ?

 

* Le maire de Montréal était P. Bourque, battu en 2001 par G. Tremblay

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