Transports urbains lyonnais : Keolis, l’indétrônable

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(Crédits : Laurent Cerino / ADE)
Le scénario ne s’était pas produit depuis 1998 : Keolis s'est retrouvé sans compétiteur pour briguer le nouveau contrat d’exploitation des transports en commun lyonnais, prenant effet le 1er janvier 2017. Sans surprise, le comité syndical du Sytral (Syndicat des transports en commun lyonnais) a voté à l'unanimité pour le compétiteur, ce 7 octobre. Pour quelles raisons aucun autre acteur n'a concouru, cette fois, pour une délégation de service public à un milliard d’euros sur six ans ? Les jeux étaient-ils déjà faits ? Keolis, filiale de la SNCF, dont la voie est libre, était-elle alors en position de force pour négocier les derniers ajustements avec le Sytral, l’autorité organisatrice des TCL ? Les interrogations entourant ce nouveau contrat d’exploitation sont nombreuses.

Enquête publiée le 7/09/2016. Actualisée le 7/10/2016

''Nous avons retiré le dossier d'appel d'offres et nous l'avons examiné. Il est exigeant, mais classique. Toutefois, au moment de nous poser la...

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Commentaires
a écrit le 07/10/2016 à 12:59 :
Le refus d'allotir est désormais illégal sur ce genre de contrat (mais celui-ci y échappe pour avoir été "lancé à temps").
Toutefois les dés étant pipés dès le début (la SNCF va encore transférer des services à Lyon, ce qui fait des électeurs... de gauche en plus, Pépy est au PS, ne l'oublions pas), les autres concurrents ne vont pas se lancer....

Ils attendent leur heure :) :) :)
a écrit le 07/10/2016 à 11:18 :
Il y a peu de domaines "économiques" où l'on voie aussi clairement que dans le transport urbain comment évolue un marché libéral : de la légende de libre concurrence et des nobles vertus qui devraient en découler, vers une construction de monopole pure et dure basée sur la hauteur de la pile de jetons que le joueur pose sur la table du casino.

Ironie à part, les collectivités sont prises pour des vaches à lait, dépossédées de leur avis sur la manière d'organiser la Ville, tout ce qui leur est demandé est d'ouvrir leur porte-monnaie pour que l'industriel y pioche. Tout le monde sait que ces investissements colossaux ne vont pas soustraire une seule voiture à la ville (on rappelle que s'il y avait une objectif, ce serait celui-là) mais on y va quand même.

Le plus étrange c'est que les collectivités trouvent ça tout à fait normal, et quand on leur propose des vraies solutions économiques comme aida-sea.fr/urban-transport/ la discussion ne s'engage même pas si on n'est pas le GROS industriel. Aux citoyens d'apprécier, sous la propagande et le chantage "emploi-chômage", la réalité.

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