E-tourisme : Happybreak mise sur l'hôtellerie de basse saison

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Happybreak compte six collaborateurs mais compte se développer pour démarcher les hôteliers et ainsi développer son offre.
Happybreak compte six collaborateurs mais compte se développer pour démarcher les hôteliers et ainsi développer son offre. (Crédits : DR)
Depuis avril 2015, la startup lyonnaise Happybreak, spécialisée dans le e-tourisme, vend une carte proposant aux voyageurs qui la détiennent des réductions s'ils voyagent en décalé. Une façon de relancer la dynamique hôtelière lors des basses saisons.

"Nous sommes partis du constat que deux hôtels disparaissent chaque jour en France", explique Arnaud Lecherf, co-fondateur d'Happybreak avec Mélanie Renaudin. Créée en juillet 2014, cette startup lyonnaise met en vente sur son site internet une carte de réduction. Mais contrairement à celles classiques, elle n'est pas valable toute l'année. Les détenteurs bénéficient de 50 % de réduction uniquement durant les périodes de basse saison. Des tarifs moindres, qui permettent cependant aux hôteliers en difficulté en dehors des vacances de compenser la baisse d'affluence. Celle-ci est valable pour deux personnes, de façon illimitée, pendant un an.

Aujourd'hui, Happybreak compte 150 hôtels partenaires en France, essentiellement des trois et quatre étoiles.

Absence de commission

L'e-tourisme. Un secteur qu'Arnaud Lecherf connaît bien. Avant de se lancer dans l' entrepreneuriat, il a travaillé chez voyages-sncf et Smartbox, où il a été directeur associé. Mais contrairement au célèbre coffret cadeau, ici les hôtels partenaires ne doivent pas payer de commission sur les réservations réalisées via le site internet. "Nous leur demandons déjà un effort commercial de 50 %", justifie Arnaud Lecherf. Le chiffre d'affaires provient pour l'instant uniquement de la vente des cartes.

Au niveau de la clientèle, la startup se tourne vers les retraités, au pouvoir d'achat plus élevé. "Quand j'ai pensé au concept, j'avais en tête des clients seniors, entre 55 et 75 ans", détaille-t-il. Cependant, si cette catégorie reste majoritaire, le concept semble également séduire les plus jeunes, eux aussi flexibles.

Développer l'offre

Avec 10 000 membres, Happybreak est loin d'avoir atteint son rythme de croisière. D'autant plus que "le printemps est une période importante" qui offre des perspectives de développement. Une levée de fonds est en cours. Elle devrait permettre d'accélérer la croissance de la startup, grâce à l'embauche de "trois à quatre CDD qui seront chargés de démarcher les hôteliers." Objectif : augmenter l'offre et atteindre les 250 établissements à la fin de l'année et, de fait, séduire davantage de clients.

"Nous avons déjà commencé à démarcher en Suisse et en Belgique", indique Arnaud Lecherf. Et d'ici 2018, Happybreak compte également s'exporter en Espagne, Portugal et Italie.

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