Le Cluster Montagne lance un outil de veille unique au monde sur les stations de ski

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Le Cluster Montagne prévoit lancer son centre de ressources Montagne Aménagée courant 2016.
Le Cluster Montagne prévoit lancer son centre de ressources Montagne Aménagée courant 2016. (Crédits : Andy Parant)
Le Cluster Montagne s'apprête à lancer un centre de ressources sans équivalent. L'objet est de recenser l'activité et le potentiel des stations de ski du monde entier. Cet outil de veille accessible en ligne, portant le nom provisoire de "Centre de ressources montagne aménagée", mettra à la disposition des acteurs de la filière montagne des données ultra-détaillées et donc stratégiques, sur chaque marché, y compris français.

Combien y a-t-il de pratiquants de ski en Chine ? Selon les sources d'information, le chiffre varie de 500 000 à... 10 millions ! L'Empire du Milieu organisera les Jeux olympiques d'hiver de 2022. Et bon nombre d'entreprises adhérentes du Cluster Montagne aimeraient certainement connaître la réalité statistique du marché chinois, ainsi que ses perspectives de développement.

Une veille détaillée

Les sports d'hiver constituent aujourd'hui une activité significative dans 70 pays. Ce sont autant de marchés à surveiller pour les entreprises spécialisées dans l'aménagement de la montagne.

"Aujourd'hui, nos adhérents ont besoin d'avoir une photographie extrêmement précise du tourisme de montagne au niveau mondial", souligne Benoît Robert, directeur du Cluster Montagne.

Le service de veille du Cluster Montagne dispose déjà de masses importantes d'informations collectées auprès de consultants et d'entreprises, mais aussi au cours de missions effectuées à l'étranger.

"On sait quelles sont les quatre dernières stations construites en Chine, qui en sont les propriétaires, quelles entreprises ont installé les équipements, etc."

Le cluster transmet déjà ces informations à ses adhérents, mais ce travail s'effectue au coup par coup, souvent en réponse à un appel téléphonique d'un membre en recherche d'informations sur un marché ciblé, explique Benoît Robert.

L'intérêt de l'Iran

Chaque fois que l'organisation part en mission dans un pays, elle en revient avec des données détaillées sur les stations locales, et sur les perspectives à venir. L'équipe du cluster se charge ensuite de vérifier et de qualifier ces informations, voire de réaliser des analyses du potentiel de développement de stations que même les acteurs locaux ne détiennent pas.

Par exemple, à l'issue d'une mission récente en Iran, le Cluster Montagne a amassé des éléments dont les ministères du Tourisme et des Sports iraniens lui ont demandé la traduction. Eux-mêmes ne possédaient pas de données aussi fouillées sur les 25 stations de ski du pays.

"Nous avions réalisé un travail sur le développement potentiel des stations, souligne Benoit Robert. Les ministères iraniens étaient intéressés par notre regard occidental."

Le Cluster Montagne a ainsi été invité à présenter son travail dans quelques jours en Iran, lors d'un forum sur le tourisme. En 2015, des pays du Caucase ont également obtenu du Cluster Montagne des données sur le potentiel de développement de leurs stations.

Plusieurs niveaux d'accès

Et ce sont de telles informations que le cluster envisage de mettre à disposition en ligne, de manière systématique. Le site présentera plusieurs niveaux d'accès : des informations seront en accès libre pour le grand public. Certaines informations plus pointues seront réservées aux adhérents du Cluster Montagne.

"Ce centre de ressources partagées donnera accès à de l'information qualifiée et quantifiée sur toutes les montagnes du monde à tous nos adhérents, aux institutionnels, aux collectivités locales et aux laboratoires de recherche", se félicite Xavier Gallot-Lavallée, président du Cluster Montagne et PDG de MND Group.

L'accès réservé pourrait même être payant afin de financer le nouvel outil. Le Cluster Montagne doit en effet dégager un financement de 100 000 euros pour la première année de mise en œuvre, ce qui inclut l'embauche d'une personne dédiée.

Le cluster prévoit d'auto-financer 50 % de l'investissement. L'autre moitié du financement a été demandée à la Région Rhône-Alpes en 2015. La réponse repoussée à l'après-élection est désormais attendue par le cluster. Le site pourrait être prêt dès le mois de mai, précise Benoît Robert.

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