Laurent Wauquiez et la Région Auvergne-Rhône-Alpes : le chaos

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A la tête de la région depuis 2015, le président Wauquiez doit faire face à une grave crise.
A la tête de la région depuis 2015, le président Wauquiez doit faire face à une grave crise. (Crédits : Laurent Cerino/ADE)
La Région Auvergne-Rhône-Alpes traverse une tempête violente. Jamais depuis 1998 et le tristement célèbre rapprochement entre Charles Millon et le Front national, la collectivité (8 800 agents et 3,685 milliards d’euros de budget) n’avait connu pareille tornade. Élus de la majorité et de l’opposition, membres de l’exécutif, salariés, représentants du personnel, interlocuteurs extérieurs, spécialistes en stratégie territoriale, dirigeants consulaires, syndicaux et patronaux, conseillers du Ceser, élus de la Métropole de Lyon… dressent un état des lieux social, humain, organisationnel inquiétant. Même funeste. Avec pour point de cristallisation la personnalité, le comportement et les méthodes de son président Laurent Wauquiez. La collectivité apparaît proche de la rupture. Premier volet de l'enquête. Jeudi 29 juin : "Malaise et souffrances" au sein de l'exécutif, portrait et interview du 1er vice-président Etienne Blanc. Vendredi 30 juin : L'impatience et les craintes du milieu économique.
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  • Une réorganisation en panne

Les quatorze mois de vacance à la direction des ressources humaines - Jean-Louis Biard, en provenance de la mairie de Cannes, a pris ses fonctions en février 2017 - en sont l'illustration : la définition puis la mise en œuvre d'une nouvelle architecture organisationnelle concrétisant la fusion des collectivités Auvergne et Rhône-Alpes et la gestion managériale et sociale, des postes et des emplois, sont, pour l'heure, un échec. En cause, pêle-mêle une impréparation, des négligences. Et quelques stratégies troubles. 8 800 agents (dont 6 800 à... 6 027 selon les sources, affectés aux lycées) sont employés, réunis dans cinq pôles eux-mêmes subdivisés en 22 directions, elles-mêmes sectorisées par services.

La conjonction d'une volonté, affichée - au nom du plan pluriannuel de réduction des coûts de fonctionnement pour un montant total de 300 millions d'euros - d'alléger les effectifs, de l'ampleur considérable que constitue l'agglomération de deux collectivités, mais aussi d'une insuffisante considération du chantier, provoque une situation explosive.

"Compétition interne malsaine"

C'est à plusieurs centaines que les organisations syndicales chiffrent les postes fermés, en cours de redéfinition ou de redéploiement, dans l'attente de recrutements ou de départs. Les nominations aux postes de directions sont loin d'être achevées, les organigrammes sont incomplets, et en cascade les affectations intra et inter services sont figées. Même celui des ressources humaines, censé mettre en œuvre la politique des emplois, n'est pas pleinement opérationnel. Que le vice-président Étienne Blanc (lire son interview en ligne jeudi) s'avoue dans l'incapacité de produire une photographie de la situation est révélateur.

Et ce sont donc l'incertitude, les calculs tactiques, les (dé)espérances qui caractérisent l'état d'esprit, notamment au siège lyonnais, du personnel. Avec pour point d'orgue une compétition souterraine, "malsaine" résume une salariée, entre agents, otages des rumeurs et des supputations, des connivences et des inimitiés, exhortés à postuler dans tel service contre tel autre candidat, pour conserver tel emploi contre tel prétendant... le tout, sciemment ou maladroitement entretenu par une hiérarchie jugée au mieux amatrice au pire cynique. "Dans ce contexte, il s'avère difficile de séduire des hauts profils externes de venir et de convaincre ceux en interne de rester", commente un professionnel des ressources humaines.

"Tout est bloqué"

Les répercussions de ces dysfonctionnements frappent l'exécutif et ont franchi les murs de l'enceinte. Elles frappent l'exécutif, comme le rapportent les salariés et le reconnaissent des vice-présidents consternés par d'ultimes arbitrages qui les déjugent publiquement et au sein même de leur délégation (lire "Malaise et souffrances au sein de l'exécutif, jeudi), jusqu'à les réduire à des rôles de « figurants » ou de « simples exécutants. » Tout ou presque transite par le cabinet du président ; une hyper centralisation qui tranche avec l'hyper - et à certains égards très excessive - liberté dont jouissaient les vice-présidents de l'exécutif précédent de Jean-Jack
Queyranne. Un proche du directeur général des services l'affirme : « Guillaume Boudy est lessivé, tétanisé, en souffrance. La rumeur de son départ ne cesse d'enfler. »

Et elles ont franchi les murs de l'enceinte et rejaillissent sur la fluidité des dossiers mêlant le tissu socio-économique, comme en témoigne l'« immense bordel » ainsi résumé par une figure du monde patronal. La simplification des process internes et l'assèchement bureaucratique, promis pendant la campagne pour décongestionner le fonctionnement de l'établissement, sont encore à l'état de chantier. « Tout est bloqué, en stand-by, en attente de signatures ou, pire, de responsables pour prendre la plume et de collaborateurs compétents », complète un spécialiste des politiques territoriales.

Laurent Wauquiez

« De manière doctrinaire, et parce que viscéralement il exècre toute formation syndicale, Laurent Wauquiez a tiré un trait sur le dialogue social », souligne un syndicaliste. Crédit LC/ADE

  • Un climat social délétère

Ce contexte organisationnel participe en premier lieu à un mal-être qui s'est propagé et ramifie indistinctement services et strates hiérarchiques. Sans vision des emplois, sans perspective commune de sens, sans dynamique managériale partagée, le corps social apparaît désemparé. Les mobilisations du personnel qui se sont succédées depuis le 7 novembre 2016 en témoignent. L'un des vice-présidents le concède lui-même : dans sa délégation coexistent des situations de « burn out » et d'autres de « bore out ».

Lire aussi : "Niée, déconsidérée, inutile" : un agent de la Région face au bore out

Les représentants du personnel l'affirment : le nombre d'arrêts maladie a « explosé », sans toutefois - faute d'obtenir des informations de la DRH - être en mesure d'étayer quantitativement l'allégation... qu'Étienne Blanc lui-même est dans l'incapacité de contester ou d'invalider. « La direction a-t-elle fait le calcul financier de ce phénomène, auquel d'ailleurs moi-même participe pour la première fois dans ma carrière ? », interroge un cadre non syndiqué.

"Peur", "paranoïa", "intimidation"

Enfin, sans qu'il soit possible de distinguer clairement ce qui relève du fantasme et de la réalité, le personnel syndiqué ou non stigmatise un contexte « de peur » et de « paranoïa », des méthodes « de pression insupportables », des pratiques d'intimidation « inacceptables. » Et tous notamment de faire référence au mouvement de contestation du 9 février 2017.

« Nous étions rassemblés dans l'atrium intérieur du siège social, que surplombent des passerelles. De là, des personnes nous photographiaient », assurent-ils. « Quand donc les dossiers que des collègues commencent de constituer déboucheront-ils enfin sur des plaintes pour harcèlement ?, questionne l'un d'eux.

Quand je découvre le projet de conditionner désormais les absences pour « décès » ou « maladie très grave » des proches aux « nécessités de service »... C'est aussi grotesque que scandaleux. Le climat est irrespirable. Vivement que j'en parte. Et c'est sans doute le but que poursuit cette stratégie de découragement. »

Et de lancer un avertissement : « Imagine-t-on l'ampleur du séisme si, pour des motifs professionnels, un agent se balance dans le vide du haut de l'édifice ? »

Mettre fin au gabegies

La politique de l'exécutif n'est pas non plus étrangère au découragement. D'une culture historique de mission et de projets, la collectivité apparaît aux yeux du personnel s'être enfermée dans celle de « simple » gestion, qu'incarne le dogme des 75 millions d'euros de réduction des coûts de fonctionnement en années 2016 et 2017. « On ne bâtit pas un projet d'entreprise, on ne mobilise pas des agents sur ce seul objectif », déplore le socialiste Jean-François Debat, vice-président de la Région Rhône-Alpes en charge des finances dans la précédente mandature.

Seul ? Certes non. Mais l'ensemble des observateurs, y compris dans le cénacle syndical ou dans l'exécutif de Jean-Jack Queyranne (président de 2004 à 2015), le reconnait : le corps social de la collectivité était usé. Restaurer un cadre responsabilisant, rigidifier les procédures, revitaliser une perspective, redynamiser les agents était devenu urgent. Ce qui, en premier lieu, impliquait de mettre fin aux gabegies - y compris dans la gestion, « élastique » voire laxiste, du personnel - et aux emplois inutiles qui avaient sédimenté au gré des largesses et des négligences.

Jean-Jack Queyranne

Tout le monde l'admet : le personnel et la dynamique collective étaient usés par la deuxième mandature Queyranne et réclamaient un électro-choc. Crédits : LC/ADE
  • Un dialogue social discrédité

Cet examen aussi sévère qu'incontestable des dérives de l'ancienne mandature est d'ailleurs au carrefour des espérances originelles et des désillusions actuelles qu'incarne Laurent Wauquiez. Unanimement en effet, l'impériosité de réveiller l'endormie de concert avec les injonctions économiques et financières - liées à la raréfaction des subsides de l'État et donc des ressources - s'est imposée.

« Nous sommes parfaitement conscients de la situation des collectivités. Et même nous étions en attente forte du nouvel exécutif pour mettre en œuvre un projet compatible avec l'obligation de contraintes incontournables et d'une rigueur retrouvée », résume Élisabeth Le Gac, secrétaire régionale de la CFDT.

C'est pourquoi, affirme-t-on chez les agents, que la victoire de Laurent Wauquiez fut accueillie avec « beaucoup d'espoir » et sécréta une volonté « motivante » d'apporter leur contribution au vaste chantier.

"Chasse aux sorcières"

Or, très vite, le désenchantement a assombri les certitudes, avant de les éteindre. En cause, la perception que le président déconsidérait les organisations syndicales, manifestait une défiance « idéologique et sectaire » à l'encontre d'agents assimilés à des suppôts de la gauche, méprisait le dialogue social. « Une chasse aux sorcières », claque Christian Darfeuille, secrétaire général UNSA. Une perception créditée par des gestes et des phrases - « comme son refus, dès son arrivée, de nous reconnaître officiellement toute légitimité tant que les élections du personnel concrétisant la fusion ne seraient pas tenues... ce qui intervint dix mois plus tard », fulminent les organisations syndicales -, corroborée par des membres du Conseil économique, social et environnemental (Ceser) - « on ne compte plus les silences et les actes dilatoires, les entraves délibérés y compris en terme d'information et de communication », pestent aussi bien Michel Weill et Jean-Marc Guilhot (CFDT) que des participants au collège patronal - et dans la bouche même des plus hauts hiérarques patronaux.

« De manière doctrinaire, et parce que viscéralement il exècre toute formation syndicale, Laurent Wauquiez a tiré un trait sur le dialogue social », résument deux d'entre eux. Sa décision de mettre fin à la Conférence sociale annuelle, où germèrent, par le passé, le Fonds régional d'action d'urgence, le hub financier et notamment le Fonds régional d'investissement, le plan PME, la gouvernance des CTEF (35 contrats territoriaux emploi formation aujourd'hui supprimés et appelés à être remplacés par un dispositif endogène), ou encore la plateforme de sécurisation des parcours professionnels, surgit comme un symbole. Y compris d'une « méfiance » voire d'une « aversion dogmatiques » pour les corps intermédiaires et les espaces de contre-pouvoirs, supposés « déranger » la démocratie directe qu'il revendique - dans le sillage de Nicolas Sarkozy. « Or, que traduisent la transformation de la politique française et la mutation de la démocratie que nous vivons en 2017 ? La volonté citoyenne de « prendre part à ». Exactement l'inverse des logiques de Laurent Wauquiez », complète Élisabeth Le Gac.

Grève région Auvergne-Rhône-Alpes

Les mobilisations du personnel se sont succédées depuis le 7 novembre 2016. Crédits LC/ADE

"Électrisé"

Au final, et exacerbé par ses prises de position politiques nationales et par la perception d'une instrumentalisation de sa fonction régionale au service de son destin personnel, le corps social apparaît électrisé. Même le devoir d'obéissance et de loyauté, intrinsèque à tout emploi de fonctionnaire, semble fragilisé, et vaciller. D'aucuns estiment leur intégrité malmenée. Passent les « cas évidents », comme la clause Molière imposant l'usage du français sur les chantiers publics ; finalement jugée discriminatoire et contraire à la législation européenne, les agents ne peuvent être sommés de la mettre en oeuvre.

Mais bien d'autres situations échappent à cette limpidité. « Comment voulez-vous « considérer » votre président lorsque celui-ci déclare que les plats préparés dans les lycées par le personnel de la Région sont de la « m.... » ?, synthétise un cadre. Alors nous ne faisons rien pour nous mettre en faute, mais nous ne faisons pas plus pour faire honneur à notre responsabilité. » Une insubordination sourde et déguisée, mais un sabordage réel. Ce qui n'est pas « obligation factuelle » est potentiellement nié ou détourné. « On ne se déplace plus, on ne relance pas les mails, on ne provoque pas de réunion, on ne prend plus d'initiative », confient, en substance, les témoins.

  • Des aides directes vilipendées

La relation conflictuelle que Laurent Wauquiez semble entretenir à l'égard des corps intermédiaires et cette culture de la démocratie directe ne sont pas étrangères au choix, prioritaire, des « aides directes » pour matérialiser la mobilisation de l'exécutif régional en faveur du tissu socio-économique. Un dispositif, concomitant à l'éradication des CDDRA (contrats développement durable Rhône-Alpes) qui maillaient le territoire et diagnostiquaient les besoins locaux, loin de faire l'unanimité. Outre l'obsolescence dont les milieux économiques le taxent volontiers (lire "Les patrons jugent le programme économique de Laurent Wauquiez, en ligne vendredi), il représente un levier éthiquement suspect, c'est-à-dire un outil d'exercice d'influence potentiellement soustrait à l'impartialité et à la transparence.

Lire aussi : Politique de Laurent Wauquiez : le milieu économique impatient et inquiet

Au sein même des instances représentatives des chefs d'entreprise, confidentiellement « on » s'inquiète qu'un tel instrument de pouvoir permette à quelque individu obsessionnellement de pouvoir d'assouvir immodérément et « amoralement » l'exercice politique du pouvoir. Et de mettre en garde contre cette logique là encore « très sarkozienne » des rapports de force, au nom de laquelle « rien n'est jamais gratuit » et « toute aide est subordonnée à un renvoi d'ascenseur. Comment croyez-vous que Laurent a été fait star au Puy-en-Velay ? », questionne, caustique, une figure régionale de l'entrepreneuriat proche de l'intéressé.

Région Auvergne-Rhône-Alpes

La collectivité (8 800 agents et 3,685 milliards d'euros de budget) n'avait connu pareille tornade depuis 1998. Crédits : LC/ADE

Au sein de la Région et du Ceser, y compris de l'exécutif, on s'émeut d'attributions « étonnantes », qui correspondent aux intérêts électoraux des Républicains et à une cartographie des « points forts » en Auvergne - « outrageusement favorisée » -  et dans les zones rurales, là où Laurent Wauquiez fonda son succès en 2015. La subvention directe de 1,2 million d'euros accordée lors de la première session plénière le 28 janvier 2016 au colosse Aubert et Duval, propriété du géant minier Eramet, pour soutenir l'installation d'une unité de production est restée dans les mémoires. Et « annonçait la couleur ».

Clientélisme

« La couleur »? Celle, clament désormais sans se cacher les interlocuteurs, d'un « clientélisme » habilement maquillé, aux commandes duquel règne celui que ses détracteurs surnomment le « préfet » ou l'« âme damnée » du président : Ange Sitbon, que Laurent Wauquiez a débauché au sein de l'ex-UMP où il exerçait son excellente connaissance de la carte électorale (lire également « Ange Sitbon, la perle secrète de Wauquiez » sur mediacites.fr)

Officiellement « simple » délégué général aux missions transversales et à la relation aux élus, il est en réalité « les yeux et les oreilles du président en son absence, dans la collectivité comme sur tout le territoire », constate un élu de la majorité. En effet, à lui et à son équipe rapprochée, constitutifs d'un « cabinet noir », l'arbitrage ultime d'un certain nombre de fléchages financiers. Et des fléchages financiers dont, dans l'ensemble et au-delà du périmètre d'intervention « Sitbon », les motivations n'apparaissent pas « que » électoralistes : celles dites « idéologiques » sont aussi convoquées.

Là encore encrée de manière indélébile, la mise en perspective des trois millions d'euros de subventions pluriannuelles votés le 22 septembre 2016 en faveur de la Fédération régionale des chasseurs pendant que des mouvements de défense de l'environnement comme la Frapna ou la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) étaient appauvris. Culturelles ou sociales, les associations souffrant des restrictions drastiques de la Région sont légion. « Même le secteur de l'économie sociale et solidaire est attaqué », déplore-t-on au sein du Ceser, où, là aussi, est mise en avant « l'impressionnante » cohérence des arbitrages avec les positionnements politiques et les préférences thématiques du président.

Arbitrages idéologiques

Avec à la clé, selon les organisations syndicales, la disparition de 1 500 emplois. Le secteur de la formation professionnelle n'est pas épargné. Au sein du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) et du Greta, dont acteursdeleconomie.com révélait le 13 avril les conséquences sur l'emploi des coupures budgétaires brutalement décrétées, on ne peut s'empêcher de considérer que la nature même des formations dispensées, l'ADN des établissements, et le type de publics concerné
par les parcours de professionnalisation, ont participé à la décision régionale.

Lire aussi : Région Auvergne-Rhône-Alpes : le Cnam et les Greta foudroyés

« C'est, là encore, un bon exemple de ce qui caractérise la stratégie de Laurent Wauquiez confondant vitesse et précipitation. La nécessité d'économies et pour cela de nouveaux arbitrages budgétaires est tout à fait légitime ; appliquer la règle dans l'immédiateté, sans nuance ou plan B, et dans le mépris des conséquences est inacceptable », précisent à l'unisson des représentants des collèges syndical et patronal du Ceser. « La brusquerie aveugle n'est pas compatible avec la réalité et les contraintes objectives qui fondent le fonctionnement d'une collectivité régionale », abonde Jean-François Debat.

Jean-François Debat

Jean-François Debat est catégorique : la poursuite du plan de réduction des coûts ne sera pas supportable au-delà de 2017.
  • Un plan de réduction accompli au-delà des objectifs

Le bilan de Laurent Wauquiez peut-il être confiné dans ce seul réquisitoire ? Non. Ce qui compose son actif n'est pas anodin. Et tout d'abord, l'accomplissement du principal vœu de campagne : la réduction des coûts de fonctionnement de l'institution. 300 millions sur l'ensemble de la mandature, dont 75 millions pour chacune des deux premières années. Selon le premier vice-président Étienne Blanc (lire son interview, en ligne jeudi), le seuil annoncé des exercices 2016 et 2017 cumulés sera même dépassé. « Oui, il y avait un peu de gras », concède Jean-François Debat.

Ce « coup de volant » de rigueur, souligne-t-on unanimement dans les rangs patronaux était une « absolue nécessité. » L'institution était encalminée, enkystée. « Ce que le président et son exécutif ont réussi pour la sortir de cette asphyxie est remarquable. » Y compris parce que cela doit permettre de desserrer l'étau des restrictions, et libérer de nouvelles marges d'investissement. « Dans mon secteur [celui des transports, d'1,260 milliard d'euros NDLR], nous devons remédier à l'usure du réseau ferroviaire, principalement des lignes secondaires. Sans cette stratégie qui permet de dégager une capacité d'investissements de 40 millions d'euros, je n'aurais pas pu convaincre l'État d'abonder de 215 millions d'euros pour lancer les travaux de réfection de 1 200 km de rails », illustre Patrick Mignola (vice-président Modem et désormais député La République en marche).

Son expérience passée de vice-président des finances lui conférant une expertise particulière dans ce domaine, Jean-François Debat se montre en revanche dubitatif.

« L'immense majorité d'un budget régional est composée de postes de dépenses et d'investissements incompressibles, dans les secteurs des transports, de la formation, ou de l'économie. Imagine-t-on générer éternellement des économies dans l'entretien des lycées ou des transports ferroviaires ? Non. En année 1, la justification des économies était possible. En année 2, ce sera nettement plus compliqué. Au-delà, cela est impossible, sauf à vider la politique régionale de sa substance. Enfin, peut-on simultanément réduire drastiquement les affectations dans les domaines culturel et environnemental et affirmer une « vision » pour la Région ? ».

Des vice-présidents « Économie » appréciés

Autre fortune, la composition d'un exécutif globalement apprécié. Certains vice-présidents certes balbutient voire souffrent, principalement ceux issus de la société civile et/ou dont la « matière » ne constitue une priorité ni programmatique, ni idéologique, ni électoraliste - « des faire-valoir » ou « des fantômes », les raille-t-on. La promesse d'un rajeunissement, mais aussi de la double parité hommes-femmes et professionnels de la politique-société civile a toutefois été mise en œuvre.

Au sein des milieux économiques et patronaux, leur propre expérience des si complexes et souvent périlleuses fusions d'entreprises dicte une grande indulgence à l'égard de celle des collectivités auvergnate et rhônalpine - ici complexifiée par le déploiement, cahoteux, de la loi NOTRe -, et la préoccupation personnelle de Laurent Wauquiez pour la « chose entrepreneuriale » n'est l'objet d'aucun soupçon.

Etienne Blanc

Le remplacement de Laurent Wauquiez par Etienne Blanc était espéré par les agents. Crédits : LC/ADE

Etienne Blanc plébiscité

Enfin la « bonne volonté » et les dispositions affichées par quatre des cinq vice-présidents concernés - Étienne Blanc, Martial Saddier (économie, emploi, entreprises), Yannick Neuder (enseignement supérieur et recherche) et Juliette Jarry (numérique), le « cinquième élément » étant Philippe Meunier, délégué à la Chasse, la pêche, la sécurité... et aux partenariats internationaux - sont soulignées. « Il est d'ailleurs étonnant de constater l'écart, abyssal, entre la dynamique de coopération de ces quatre vice-présidents et l'esprit de non coopération de leur président », constate l'un de leurs alter egos à la Métropole de Lyon.

Surtout, au sommet de cette hiérarchie de l'exécutif, exerce un Étienne Blanc plébiscité (lire "Etienne Blanc, l'antithèse", en ligne jeudi). Au point qu'entamée plusieurs semaines avant le dépôt des candidatures au scrutin législatif (19 mai) la somme des entretiens composant l'enquête révélait « l'espoir » et le « soulagement » - pour les plus mesurés - la « délivrance » - pour les plus vindicatifs - d'un départ, alors fortement crédible, de Laurent Wauquiez pour le Palais Bourbon et concomitamment son remplacement par le maire de Divonne-les-bains et ex-député de l'Ain. « En tant que représentante des salariés, c'est exactement ce à quoi j'aspirais », claque Viviane Huber, secrétaire CFDT. « Douche glacée », ce jour-là, pour les détracteurs du possible futur président des Républicains. Glacée mais promise à tiédir, puisque son statut de suppléant lui assure, avec la victoire d'Isabelle Valentin dans la 1ère circonscription de Haute-Loire, de retrouver un strapontin de député au moment où il le jugera utile. Ce qui pourrait intervenir bien avant la fin de sa mandature en 2021.

Un problème « personnel »

En définitive, le « problème » de la Région Auvergne-Rhône-Alpes apparaît circonscrit à « celui » de son président. Et d'une personnalité anathématisée. Pêle-mêle sont rapportés l'« extrême » dureté de ses propos, l'« autoritarisme » de son leadership, un « machiavélisme » et un « narcissisme » « pathologiques », des comportements duplices et des arbitrages sophistes, sa propension à « intimider » et à « humilier » - y compris, en public, son exécutif -, ses manques « d'humanité » et même « d'éducation » dans certaines circonstances, sa logique des rapports de force et sa défiance naturelle cultivées dans une vision manichéenne des situations et des individus. Son instrumentalisation « experte » de la communication liée à sa « soif de lumière » est source de « mensonges » selon Jean-François Debat, faisant référence à la « gestion criminelle » dont Laurent Wauquiez qualifia la mandature Queyranne.

« Nous le savions tous : son engagement hautement médiatisé d'installer des portiques de sécurité dans les lycées était irréaliste, comme en témoigne la poignée d'établissements aujourd'hui équipés. Peu importe, l'effet d'annonce a réussi », prend pour exemple Viviane Huber. Incarnation symptomatique : selon nos sources, la « violence » de sa réaction, en privé, lorsque le Ceser émit des réserves sur le budget de la Région aurait participé à la décision de sa présidente Sybille Desclozeaux de ne pas postuler à la reconduction de son mandat.

"À un ectoplasme a succédé un fantôme"

Également déploré : son pilotage « à temps très partiel » de la collectivité. Le chantier de la fusion, pour n'évoquer que lui, autorise-t-il une présidence en pointillés ? « À un ectoplasme a succédé un fantôme », fustige le président d'une société conseil en stratégie. Enfin, last but not least, la juxtaposition antagoniste de ses responsabilités régionales et de ses visées nationales, la collision qu'instruît l'exaucement de son intérêt personnel et celui de l'intérêt général propre à sa présidence, la compatibilité, conflictuelle, de la neutralité idéologique caractéristique de tout mandat régional et de la liberté idéologique - vitupérée jusque dans son camp - émise dans le cadre du débat public national.

Au soir du premier tour du scrutin présidentiel, son refus, déterminé et isolé, d'appeler les électeurs LR à voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen, fut considéré comme le symbole supplémentaire d'une « radicalisation » et même d'un « sectarisme » orchestrés dans le cadre de la recomposition du parti dont il brigue les commandes. L'un de ses anciens comparses du Conseil d'État observe son évolution idéologique vers la « droite dure » : au début, il la croyait de « pure » opportunité circonstancielle. Aujourd'hui, et à l'aune de ses 18 premiers mois à la tête de la collectivité, il en est « sûr » : la « brutalité » avec laquelle il exerce son pouvoir incarne et modèle celle de ses convictions les plus intimes. Les récentes évocations, dans le cadre de la future présidence des Républicains, d'une proximité avec Marion Maréchal Le Pen - qui lui « tend la main » dans un entretien à Valeurs actuelles le 17 mai - et le mouvement intégriste Sens commun - qui « salue et soutient ses prises de position courageuses » - attisent un peu plus les braises.

Wauquiez pour une opposition ouverte et pas sectaire

La conquête de la présidence nationale des Républicains exhorte Laurent Wauquiez à un durcissement idéologique et programmatique.

Ce contexte confusant et même collusif, accréditant la perception qu'il prend la collectivité régionale au piège de son ambition - légitime mais obsessionnelle - de conquérir l'Élysée, contribue à enflammer les doutes, les rejets, et donc les supputations plus ou moins fondées. Au premier rang desquels le « désintérêt » pour sa fonction régionale, entretenu par l'exiguïté du budget et des marges de manœuvre, par des convictions personnelles en matière territoriale et européenne « peu compatibles », par l'illisibilité de sa « vision régionale », et surtout par la nature des compétences gérées qui ne lui autorisent guère de visibilité « publique et électorale ». Son « combat » en faveur de la réduction des coûts de fonctionnement participe d'ailleurs des rares opportunités pour lui de faire valoir, le moment venu, dans le débat national sa capacité à dupliquer sur la géographie hexagonale les enseignements du « laboratoire » régional.

« Son populisme idéologique et tactique, et sa politique clientéliste n'honorent pas le sens de la responsabilité républicaine et citoyenne », tranche Élisabeth Le Gac.

Pour toutes ces raisons, la perception qu'en décembre 2015 son objectif final était davantage de conquérir le poste que de piloter la Région est peu à peu devenue certitude dans les consciences, synthétise Christian Darfeuille.

"Il déplace des montagnes"...

Personne ne se hasarde à contester son « impressionnante » intelligence, un don rare d'ubiquité, une capacité de travail « hors du commun » qui lui assurent une « excellente » maîtrise des dossiers. « Il déplace des montagnes », admire le vice-président Martial Saddier.

Nul doute, à ce titre, que « l'impatience » et « l'opportunisme » le caractérisant résultent de cette singulière agilité intellectuelle. Intellectuelle mais aussi tactique ; son renoncement momentané (et surprenant) à la députation a « intégré » la  victoire d'Emmanuel Macron, la déroute du parti LR et sa probable implosion, l'anticipation d'une débâcle le 18 juin, l'analyse des votes, peu favorables à sa formation politique, au Puy-en-Velay lors de la présidentielle - François Fillon arrivé seulement troisième, avec 21,78 % des voix, derrière Emmanuel Macron (26,46 %) et Jean-Luc Mélenchon (23,18 %) -, la préparation du congrès LR de l'automne... et bien sûr la « place » que la nomination de Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur libère dans l'agglomération lyonnaise.

Laurent Wauquiez Gérard Collomb

Le renoncement de Laurent Wauquiez à la députation a plusieurs explications : notamment la "place" que la nomination de Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur libère dans l'agglomération lyonnaise. Crédits : LC/ADE

...mais "le mal est fait"

Martial Saddier et Alain Berlioz-Curlet (président de la commission Economie de proximité, commerce, artisanat) l'assurent en substance : « le meilleur est à venir au sein de la collectivité. C'est-à-dire qu'après les bouleversements imposés par la construction de la fusion va venir le temps de la stabilisation et de la consolidation. »  Il n'empêche, le « mal est fait. » L'immodérée personnification et l'excessive politisation dont, en matières de gouvernance comme de communication, le président a fait le choix de particulariser son exercice du pouvoir régional, sont à double tranchant.

Pour l'heure, les raisons d'en souffrir dominent. « Quel gâchis. En quelques mois, il a dissous l'énergie et les compétences que les salariés étaient déterminés à mettre à son service », peste un cadre. Laurent Wauquiez - qui n'a pas donné de suite favorable à notre demande d'entretien - entendra-t-il ce blâme ? Est-il disposé à et capable de procéder aux retournements assurant sa réversibilité ? Les prochains mois seront révélateurs.

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a écrit le 05/07/2017 à 7:25 :
Wauquiez a le mérite de réformer et de dégeler un mammouth sclérosé par tant d'années d'inaction. A titre de comparaison, le réseau caduc et antique des chambres de commerce et d'industrie est toujours aussi peu efficace pour les entreprises mais toujours aussi performant dans le clientélisme interne : un parachute doré de 250.000 euros a été donné pour le départ d'un directeur général d'une chambre de commerce située en rhône alpes. Bel exemple de gestion d'argent collecté auprès des entreprises. Bizarrement, les journalistes de la Tribune ne font pas attention à ce genre de comportement.
Réponse de le 05/07/2017 à 9:48 :
Monsieur,
Nous nous sommes déjà penchés à plusieurs reprises sur le "cas" des CCI. Et continuons de le faire. Si vous avez des informations, n'hésitez pas à nous les communiquer. Vous pouvez nous contacter à redaction@acteursdeleconomie.com

Pour rappel, quelques papiers sur les CCI :

http://acteursdeleconomie.latribune.fr/strategie/2017-03-27/les-chambres-de-commerce-et-d-industrie-vivent-elles-leurs-dernieres-heures.html

http://acteursdeleconomie.latribune.fr/strategie/2009-06-04/cci-de-lyon-guy-mathiolon-est-il-a-sa-place-337577.html

http://acteursdeleconomie.latribune.fr/management/emploi/2014-11-25/malaise-a-la-cci-de-grenoble.html
a écrit le 30/06/2017 à 18:20 :
Wauquiez est celui qui rapprochera ( fusionnera?) les LR et le "futur FN". Il en a les méthodes, le populisme, la violence. Il utilise les mêmes mots, la même élocution que les LePen. C'est un "mauvais" qu'il faut (politiquement) éliminer.
a écrit le 30/06/2017 à 0:33 :
cet homme qui a dis que les pauvres s était le cancer de la société quand on est imbu de soi même un jour plus personne ne le supportera il sera pres de la roche tarpeeinne
a écrit le 29/06/2017 à 15:36 :
Ce gars est tout simplement mauvais quand on pense qu'il a été choisi par un jury pour faire parti des Young leaders (promotion 2006).Seuls 4% des Young Leaders français ne sont pas diplômés de l’ENA ou pas titulaires d’au moins un diplôme Bac+5, les trois quarts sont des hommes, à 80 % Parisiens...
A noter que Macron est de la promotion 2012
a écrit le 29/06/2017 à 15:12 :
beau procés à charge sur des ressentis de l'opposition, des anti réformes et anti économies, mais sans aucune analyse macro économique pour donner les éléments de compréhension, l'utilité ou non de réorganiser, rationnaliser, professionnaliser, travailler sur la pertinence des dépenses et leur efficacité...
donc à la lecture, la question que je me pose est est ce que la charge et procés d'intention est justifiée en raison de coupes drastiques et destractrices infondées, ou est ce un mécontentement de ceux qui ne savent que dépenser, taxer, imposer, recruter... et jamais travailler sur les objectifs, le pilotage par les résultats, la saine gestion, la performance....donc l’éternelle résistance corporatiste et nombriliste face à la chasse aux gaspis dont on a tous les records (et au prix du chomage du privé par voies de conséquences, par les impôts et charges pour financer ces tonneaux des danaides).

rien ne permet de comprendre et j'ai l'impression d'une opposition frontale des marsupiaux, de l'idéologie...
70% des citoyens rejettent les politiciens et les médias, le dégagisme des politiciens est bien avancé, mais les médias monopolistiques continuent leur lutte idéologique et guerre politicienne sans aucune remise en cause..
la guerre des religions est morte, le journalisme est au chomâge...ou tente de raviver les flammes de l'audimat comme ils peuvent (vs dieu est mort, le pape est au chômage..)
à quand des analyses de fond, de vrais bilans et diagnostics, une analyse critique de la gestion en place et niveau de gabegie ? car si on a tous les records de mauvaise gestion, les gaspillages sont bien quelque part, non ?
a écrit le 29/06/2017 à 11:18 :
Bonjour, votre qualification de Sens Commun de "intégriste" démontre une nouvelle fois votre absence totale de compréhension de ce mouvement de rénovation. Nous tenons des positions courageuses qui cherchent à protéger l'homme et éviter sa transformation en pur sujet (voire objet avec la GPA à venir !) de consommation. L'intégrisme cherche lui à enfermer dans un modèle de pensée religieux qui exclut. Il n'est actuellement pas à chercher du coté des chrétiens..
Renseignez-vous sur notre ligne car ce genre d'ignorance conduit aussi à la défiance très grande envers le journalisme.
Réponse de le 29/06/2017 à 11:48 :
Mouvement de rénovation, Sens Commun ? Vous vous moquez du monde !
Si la rénovation c'est le retour au Moyen-Âge, alors effectivement. Vous n'êtes réellement que des intégristes bafouant les libertés individuelles, voulant imposer aux autres vos croyances d'un autre âge.
a écrit le 29/06/2017 à 9:46 :
Les Républicains sont tombés bien bas pour voir dans LW leur sauveur voilà le triste bilan de Nicolas Sarkozy comme Attila il ne laisse que des ruines derrière lui!
a écrit le 29/06/2017 à 9:02 :
Article objectif donc courageux.

Hé oui la vérité ne se trouve pas forcément systématiquement au milieu de deux versions opposées, "la vérité est locale et temporaire" et vous nous en sortez une belle de vérité là, merci beaucoup.
a écrit le 28/06/2017 à 19:14 :
C'est clair, Wauquiez pose problème à la Région Auvergne Rhône Alpes ;

Les cartes sont rebattues avec la naissance des "Républicains progressistes-UDI" qui pourraient s'allier aux Modem pour renverser Wauquiez et le remplacer par plus un Président plus "intelligent" et moins médiocre.
Réponse de le 29/06/2017 à 11:20 :
wauquiez ne sera pas renversé de l'extérieur: ces gens, en s'alliant à un programme qu'ils combattaient il y a encore qqu mois, se sont mis en dehors de LR. Donc ne constituent plus une menace !
a écrit le 28/06/2017 à 19:02 :
Mon Dieu! Quel roman!
Pas simple de faire la part du vrai et du faux dans tout cela...
Quel lassitude aussi.
Réponse de le 29/06/2017 à 11:04 :
Ce qui est vrai, c'est que la subvention de la FRAPNA a été diminuée de 50 % la première année et qu'elle vient une nouvelle fois de l'être, et du même montant ! Ce qui est vrai, c'est que les projets de parcs naturels régionaux de la Dombe et des gorges de l'Allier ont été gelés. Ce qui est vrai, c'est que le secteur de l'agriculture de proximité au travers des AMAP a été touché lui aussi. En revanche, 3 millions d'euros pour les chasseurs et des dizaines de millions encore pour le projet d'A45. Dogmatique, vous avez dit ?
Réponse de le 29/06/2017 à 18:05 :
Pour bosser à la Région, malheureusement je peux vous confirmer que tout est vrai...
La Région était une belle collectivité (qui méritait certes d'être réformée et rationnalisée), mais là en peine quelques mois elle est à terre. Tout dysfonctionne. Pas de stratégie, une réorganisation qui aura pris 2 ans (2 ans !!!), multiplication d'annonces politiques dénuées de réalités techniques, recrutement par copinage, subventions à la tête du client, VP qui laissent de côté leur rôle car ils ont compris qu'ils ne servaient à rien, bref, il y a une fuite des cadres et des compétences comme jamais, les agents partent les uns après les autres, j'ai peur pour l'avenir. Quel gâchis...
a écrit le 28/06/2017 à 18:44 :
Cet homme est dangereux, c'est le cache-sexe des éléments les plus extrémistes du Front National! Qu'il s'empare des "Républicains", et hop! dans l'opposition pour un quart de siècle!
a écrit le 28/06/2017 à 18:44 :
Cet article n'est-il pas la traduction de l'utilité toute relative de la notion de région (fût-elle élargie) par rapport au budget de fonctionnement, additionné à celui des départements, intercommunalités, agglos, communes, syndicats divers, aux effectifs croisés et tous généreux?
a écrit le 28/06/2017 à 18:23 :
Laurent Wauquiez doit aller à confesse tous les dimanches pour se faire pardonner l'ensemble de ses turpitudes et Dieu sait qu'il doit en avoir.....il en ressort serein et ferme sur ces certitudes. C'est cela l'important....non?
a écrit le 28/06/2017 à 18:11 :
Mais de quoi on a peur : du travail.
Un changement est toujours stressant. Mais l'argent du contribuable doit être utilisé à bon escient. Les collectivités doivent rendre des comptes et répondre à un besoin. C'est pas le système qui doit s'adapté au besoin des fonctionnaires. Mais l'organisation du temps de travail au service du service publique. Dans le respect de chacun bien sure.
Dans un système démocratique comme le notre, on doit faire confiance aux institutions et respecter la voix du peuple.
M.Wauquiez a été élu sur la base d'un programme : qu'il l'applique et on verra à l'issu de son mandat.
En ce moment, tout le monde veux mettre la charrue avant les bœufs et arriver à la conclusion sans rien faire : en claquant des doigts et en rédigeant un article à charge comme celui là au nom d'une quelconque idéologie.
Que ces personnes se présentent au scrutin et annonce la couleur.
La critique est facile.
Réponse de le 28/06/2017 à 20:13 :
Oui d'accord. Maintenant que l'action commence. Assez de bla bla.
Réponse de le 29/06/2017 à 11:06 :
Voir ma réponse au commentaire d'Oscarbb ci-dessus…
Réponse de le 04/07/2017 à 23:52 :
Exact !! Toujours. La même histoire ! Dès que l on veut changer les choses des voix s élèvent pour contester et promettrent le pire!
a écrit le 28/06/2017 à 17:38 :
Personne n'est étonné de ce que Wauquiez précipite la Région dans le chaos ;

Ceux qui avaient prédit ce chaos avaient raison, Wauquiez n'a jamais rien fait de positif lorsqu'il était le collaborateur bavard bon à rien mauvais à tout sous le gouvernement Sarkozy-Fillon. Déjà à ce moment là, il trainait des casseroles ....bruyantes,

et l'état de son parti LR est aussi dans le plus total chaos !!!

L'on se demande bien comment les élus Modem Udi peuvent encore le soutenir à Lyon ?
a écrit le 28/06/2017 à 16:43 :
Le pays n'a pas sombré comme l'URSS parce qu'une minorité ayant les mains et les pieds dans la réalité, s'escrime depuis des décennies à bosser pour tenter (en pure perte) de compenser la gabegie des gestions socialistes.
Alors bien sûr, au moment du retour sur terre, le choc est brutal.
Réponse de le 29/06/2017 à 11:07 :
Vous n'avez pas l'impression que votre argumentaire date des années 60 et ressemble à une parodie de discours de droite ? Ou peut-être êtes-vous un petit soldat de W…
Réponse de le 29/06/2017 à 13:02 :
@elcactus
Oeuf corse my horse que je sais qu'il s'agit de caricature.
Mais j'ai trouvé que c'était tellement adapté à l'insouciance et l'inconséquence toujours et encore caricaturales des "statufiés de la Fonction publique", qui plombent l'économie française depuis des lustres (1982 loi Anicet Le Pors), que je n'ai pas pu m'empêcher...
Emile Excuse
a écrit le 28/06/2017 à 16:38 :
Mais de Quoi ont peur tous ces gens , n'ont ils pas la sécurité de l'emploi ? Faire son travail ne nuit jamais à personne et puis leurs fonctions ne sont elles pas statutaires, leurs descriptifs emplois ne leur permettent il pas de travailler ? Ils ont bien de la chance ne pas avoir à se poser la question de savoir s'ils n'auront pas à pointer au chômage dans l'année ... et s'ils retrouveront un jour du travail ...
Réponse de le 01/07/2017 à 15:38 :
Vous connaissez mal le statut de la FPT. Nous ne sommes pas des fonctionnaires d État qui ferment leur gueule. On peut chercher du boulot ailleurs. Surtout si l'élu est incapable de gérer une structure publique !! ( oui ça existe aussi). De plus, l'emploi n'est pas à vie... Et on mérite son salaire. Regardez le niveau d'étude dans les grandes collectivités ! Et on est compétents, n'en déplaise aux baveux qui clivent la société française en 2 castes. Vieux schéma !
Il y aura de moins en moins de carrière longue dans la fonction publique et c'est aussi bien. Beaucoup d'élus ont le même parcours, mi privé mi public. Nous ne sommes pas des dinosaures ni des nantis. On est là pour servir le bien commun et appliquer les politiques décidées par vos élus locaux... Rien de plus. Rien de moins.
a écrit le 28/06/2017 à 16:36 :
Mais de Quoi ont peur tous ces gens , n'ont ils pas la sécurité de l'emploi ? Faire son travail ne nuit jamais à personne et puis leurs fonctions ne sont elles pas statutaires, leurs descriptifs emplois ne leur permettent il pas de travailler ? Ils ont bien de la chance ne pas avoir à se poser la question de savoir s'ils n'auront pas à pointer au chômage dans l'année ... et s'il retrouveront un jour du travail ...
a écrit le 28/06/2017 à 16:12 :
Bel exemple de la gabegie gauchiste à tous les niveaux: absentéisme, 32h hebdo ou lieu des 35 réglementaires; réorganisation des services, gaspillage des deniers publics notamment avec une fusion de 2 Régions, dictées sur le coin du bureau de l'Elysée sans concertation ni projection sur les conséquences en matière d'emplois, de déplacements dialogue social entre 2 régions qui travaillaient différemment: autre culture, autres priorités, autres équipes dirigeantes.
Votre article vous pouvez le faire aussi pour la fusion à BERCY entre les Finances et la Trésorerie, mal préparée, mal acceptée et ayant donné des résultats nuls en matière de progrès, de management, et d'efficacité.
L'Etat Obèse Français, englué dans ses préceptes, ses échelons, son jacobinisme avec une absence totale de gestion des personnels, méritait une remise totale à PLAT
et non de superposé des torchons avec des serviettes et toujours plus d'empilement
Réponse de le 29/06/2017 à 11:09 :
Voir ci-dessus ma réponse au commentaire de henrykardo. Vous êtes aussi caricatural que lui. Mais que diable attendez-vous pour vous exiler en GB ou aux USA, afin de fuir l'enfer français ?
Réponse de le 29/06/2017 à 14:18 :
Réponse à "elcactus"
Au Portugal ou je suis un heureux retraité défiscalisé je vous invite à vous asseoir sur de beaux et grands Cactus qui n'empêcheront jamais la fonction publique française de prospérer même en terrain hostile
Heureusement qu'il existent des Francais heureux de continuer à payer pour toutes les dérives financières et sans en retirer aucun profit bravo
Réponse de le 30/06/2017 à 11:41 :
Eh oui, des Français heureux de payer pour votre retraite (défiscalisée…) sous le soleil portugais… Vous faites partie de ces gens qui veulent le beurre et l'argent du beurre, qui répondent "enfer fiscal" quand est soulevée la question des paradis fiscaux, qui passent leur temps à vomir le modèle français après avoir profité de toutes ses largesses, alors finissez bien vos jours au Portugal mais, de grâce, ne cherchez pas à imposer vos vues à ceux qui ont une vision un peu plus moderne et solidaire de notre pays (enfin, plus le vôtre…)
Réponse de le 30/06/2017 à 16:01 :
Désolant de lire toujours les mêmes âneries
Une seule chose plante qui pique : toutes les réformes des retraités depuis 30 ans n'ont concerné que les régimes du privé pour sauvegarder les avantages indus du public
Rien que ca m'enlève tout scrupule à ne plus rien payer à l'état français
a écrit le 28/06/2017 à 15:38 :
Laurent Wauquiez, c'est Robin des Bois à l'envers : il prend aux pauvres pour donner aux riches (copains)...
Réponse de le 30/06/2017 à 18:30 :
@Patman
Les riches ne sont riches que parce qu'il y a des pauvres, travailleurs mal éduqués, sous payés (évidemment, sinon où les riches prendraient ils l'argent s'il le donnait aux pauvres?).
a écrit le 28/06/2017 à 15:34 :
Wouah, cet article est certainement très intéressant, mais particulièrement imbuvable, plein de circonvolutions, de bouts de phrase à rallonge, et par passage semble être à peine relu. Dommage, seuls certains s'accrocheront jusqu'au bout!
a écrit le 28/06/2017 à 14:48 :
Pas mal, mais peut encore mieux faire en allant voir sur Clermont !

Cet article est très pertinent, mais il reste un peu trop lyonnais, figurez-vous... Vous écrivez "Et ce sont donc l'incertitude, les calculs tactiques, les (dé)espérances qui caractérisent l'état d'esprit, notamment au siège lyonnais, du personnel". Certes, c'est peut-être vrai que nos chers collègues basés à Lyon sont stressés par cette fusion qui fait qu'ils n'ont récupéré "que" les miettes : soit 21 postes de directeurs sur 22, et l'assurance tranquille du gros qui sait que toutes ses méthodes, même les plus nazes et inefficaces, seront conservées tel quel. Allez donc désormais enquêter sur le site du siège clermontois, vous verrez que vous trouverez la version béta de votre enquête assez incomplète et drôle, en fait ! Vous pourrez rajouter quelques sentiments : le sentiment d'être méprisé, la mise à l'écart très faux-cul de pratiquement CHAQUE agent clermontois avec la complicité évidente de son homologue "je sais tout", même s'il a 10 fois moins de compétences, le harcèlement psychologique, le sentiment qu'il y a des coups de pied au cul qui se perdent, voire quelques bonnes baffes... Vous pourrez alors ajouter, cette fois, que ces sentiments sont très largement répandus "notamment du côté du siège clermontois" !

Vous verrez que 90 % des agents (a minima : cela m'étonnerait vraiment que vous trouviez 10 agents sur 100 confiants sur le site de Clermont !), ressentent l'incertitude, les calculs tactiques et les désespérances de manière beaucoup plus intense encore que leurs collègues de Lyon. La compétition interne ? Mais de quelle compétition interne parlez-vous ? Le site clermontois est déjà broyé !!! Nous ne sommes pas en compétition, à Clermont : nous avons 1 directeur sur 22, comme prévu... Et nous travaillons dans un contexte nouveau : n'importe quel agent lyonnais a une fâcheuse tendance naturelle à considérer que son homologue clermontois est un bouseux auquel, heureusement, il va apprendre à faire son boulot. La guerre civile approche : de bonnes "quiches éducatives" ne vont pas tarder à être distribuées. Et soyez bien certains que ce ne sont pas les agents lyonnais qui vont ouvrir le feu...
Réponse de le 30/06/2017 à 6:34 :
Il est clair que cette fusion est un échec! Et cela, ni Lyon ni Clermont ne l'a voulu! Il y a dans ce Clochemerle quelque chose de pathétique : d'un côté le sentiment d'être pris de manière condescendante par des chefs de services lyonnais pas toujours très fins, de l'autre, une suspicion selon laquelle le très auvergnat patron de la Région va distribuer places et strapontins à ses amis arvernes (Agence de développement éco, par exemple)... beaucoup de l'incompréhension n'ait d'un procès en intentions de chaque camp dans une fusion de régions qui n'avaient, dès le départ, pas grand-chose à faire ensemble!
Réponse de le 05/07/2017 à 11:46 :
Alors entendons-nous bien : quand le patron du leader économique régional et leader mondial dans son secteur, Michelin, est nommé à la tête de l'Agence éco, c'est un "strapontin" accordé illégitimement à un ami ? Dans ce cas oui, c'est bien à mon avis un procès en intentions. Parce que si je vous suis bien, si on met en place un service saut à la perche, il ne faut surtout pas que ce soit le champion olympique Renaud Lavillenie qui le dirige, parce que ce serait perçu comme une faveur à un Auvergnat ? Donc on met un Lyonnais et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
En revanche, le sentiment d'être pris de manière condescendante par des chefs de services lyonnais pas toujours très fins, ça ce n'est pas un procès d'intentions. C'est une réalité, particulièrement désagréable à vivre au quotidien. Et je ne parlais même pas de la considération d'un chef de service pour ses collaborateurs, malheureusement : je parlais de relations ressenties comme étant des rapports de supérieur à inférieur entre deux agents qui sont homologues, sans qu'aucun des deux ne soit chef de service, justement ! Et ça, au bout d'un moment, c'est un petit peu lourd...
a écrit le 28/06/2017 à 14:37 :
qu'il en est caricatural.
En tout cas je retiens surtout qu'il était temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière car il y en a assez de tous ces fromages de la république qui consomment nos impôts et où on se la coule douce il va falloir apprendre à se mettre au boulot pour certains.
Réponse de le 29/06/2017 à 11:09 :
Et vous, vous n'avez pas l'impression d'être caricatural, avec vos propos de Café du commerce ?
a écrit le 28/06/2017 à 13:40 :
Mais il suffit de voir tous les regroupements actuels (groupements hospitaliers de territoires, communautés de communes, etc), et faire le même bilan. La casse sociale et humaine ne faut hélas que commencer.
Réponse de le 28/06/2017 à 15:05 :
nous payons bien trop d'impôts pour tous ces inutiles fonctionnaires qui ont trop bien vécu : un peu de diette ne peut que leur faire du bien !!!!
Réponse de le 29/06/2017 à 11:15 :
Message à l'attention non d'Arnold, mais de bertrand. En quoi êtes-vous plus utile qu'un fonctionnaire ? Qu'apportez-vous de plus à la collectivité ? Et selon vous, à quoi devraient être consacrés nos impôts ? Une fois que vous n'aurez plus d'agents territoriaux, de policiers, de personnel hospitalier, vous devrez vous aussi vous mettre à la diète…
a écrit le 28/06/2017 à 13:03 :
Article commandé par l'Equipe Macron ? ... ça coûte combien ?
Réponse de le 28/06/2017 à 14:17 :
Commentaire commandé par Laurent Wauquiez ? Ça vous a rapporté combien ...?
a écrit le 28/06/2017 à 11:40 :
Que dire de plus ? Cet homme est consternant, jamais il ne sera Président de la République.
Réponse de le 28/06/2017 à 20:36 :
Encore une éclairée en marche
J'habite en ARA je vois ce que fais LW il met fin à 30 ans de gaspillage socialiste alors évidemment ça coince chez les habitués de la bonne soupe fini les subventions aux fumeurs de petards et autres mendiants des deniers publiques
Je sais tout ce que fait W dans sa circonscription

L'enquête est juste là pour essayer de le déstabiliser
Les malfaisants appliquent la méthode infligée a FFillon
Réponse de le 29/06/2017 à 14:42 :
Mon Dieu que l'Homme est crédule, il est passé d'inconnu en 2003 à président d'une des plus grosses régions de France en 2017... Pourtant à tous vous lire, il n'était qu'un crét"" dangereux. Je pense réellement que vous devriez revoir vos positions...
En même temps, un inconnu en 2012 est président en 2017, il a été battu
Réponse de le 12/07/2017 à 17:36 :
J'habite a Lyon et je vois le dégats de la politique a M. Wauquiez. Je suis loin d'être un fumeur de pétard, je suis un Sarkozyste convaincu et jamais je donnerai les renes du pays a un fou pareil.
a écrit le 28/06/2017 à 11:12 :
La Région c'est aussi le site de Clermont-Ferrand. Site dépecé, oublié, laminé ...
a écrit le 28/06/2017 à 10:48 :
Combien d'articles de ce type à venir avant que le PNF, auxiliaire indispensable du macronisme, ne se décide à intervenir ? On voit revenir les justiciers qui depuis "l'affaire Fillon" n'avaient plus grand chose à faire, puisque les démissionnés et exfiltrés du gouvernement Philippe 1 ne sont quand même pas des cibles convenables.En Marche vers l'intolérance !
Réponse de le 28/06/2017 à 11:16 :
Vous avez tout à fait raison, mais cette fois ci cela ne marchera pas, des articles de cette nature révèle l'immobilisme intellectuel des medias Et d'une partie de la France. A force de ne plus savoir ce qu'est le travail du a des décennies d'immobilisme le seul mot d'ordre que ces gens trouve c'est souffrance.Ils feraient mieux tous de se remettre en cause. tout cela ne serait pas nécessaire si on ne s'était pas octroyé au fil du temps des petits arrangements de tous ordres qui ont fini pas plomber l'efficacité des administrations diverses et variées et à coûter fort cher aux citoyens que nous sommes.
a écrit le 28/06/2017 à 9:16 :
Facile de dénigrer Wauquiez quand il hérite d'une fusion de deux régions en compétition.. la campagne systématique de dénigrement et la caricature que l'on fait de lui sont imbéciles... il est chef et il a toutes les capacités pour gérer la région une fois la stabilité retrouvée face à la difficile épreuve de la fusion
a écrit le 28/06/2017 à 9:12 :
Wauquier est un homme narcissique et prêt à tout pour avoir le pouvoir et surtout de mentir. Avant ça nomination il a bien profité des hélico pour faire des visites !!!!aux frais des contribuables . Il faut le stopper il est dangereux
Réponse de le 28/06/2017 à 12:19 :
Nous y voilà :"il est dangereux" ! Pas encore fiché S ? Et quelle peine appliquer à un individu aussi dangereux, maintenant que Badinter a eu la mauvaise idée de supprimer la peine capitale ? Le ridicule ne tue plus depuis belle lurette, Framboise, mais il ne grandit pas non plus, pas encore en tout cas.
Réponse de le 28/06/2017 à 18:04 :
Merci Framboise car c'est l'impression que ce monsieur me fait depuis quelques temps déjà
a écrit le 28/06/2017 à 9:08 :
Enquête très courageuse de votre part. La Région a un rôle clé à jouer; ceci suppose que ses élus aient une vision productrice de cohérence et convergence. Charles Million, Anne Marie Comparini, puis de nombreux élus du 1er mandat socialo/vert/communiste ont su être strétège, souvent en continuité avec leur prédécesseur. Le précédent mandat était honnête mais sans âme. Celui ci apparaît puissant dans sa force de confrontation et par là contreproductif. Les élus de l'exécutif souvent talentueux par ailleurs sauront ils être courageux pour se confronter à leur président en l'invitant tout simplement à rejoindre les valeurs d'humanisme ?
a écrit le 28/06/2017 à 8:25 :
Enfin se révèle au grand jour les caractères de cet animal politique dont on pouvait facilement intuiter la fausseté intellectuelle et la stratégie purement personnelle bien avant qu'il se hisse malheureusement à ces fonctions regionnales. Souhaitons que des résistances dans son propre camp émergent afin d'annihiler le mauvais état d'esprit de ce parvenu.

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