Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dévoile ses priorités

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(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
Dans une interview accordée au Parisien/Aujourd'hui en France, le ministre de l'Intérieur livre son plan d'action. Au programme : lutte antiterroriste, gestion de la question migratoire, et le rapprochement entre la police et la population.

Dans les colonnes du Parisien/Aujourd'hui en France, l'édile lyonnais, devenu ministre de l'Intérieur, dévoile dans un long entretien ses priorités place Beauvau. Gérard Collomb affirme notamment vouloir "faire de l'Intérieur un ministère de l'apaisement, ce qui n'exclut pas la fermeté dans l'action".

Après avoir exprimé "sa profonde solidarité avec le peuple britannique", il avance également la possibilité de nouveaux actes législatifs pour lutter contre le terrorisme. "Il a été décidé de proroger l'état d'urgence pour une durée limitée. Cela doit nous permettre d'adopter les mesures législatives qui permettront ensuite d'en sortir, assure-t-il, avant de préciser : "Notre logique n'est pas de transposer l'état d'urgence dans le droit commun, mais d'être efficace tout en préservant les libertés de nos concitoyens."

Concernant le volet des migrants, Gérard Collomb explique vouloir  "d'abord réprimer les atteintes à l'ordre public et lutter contre les filières de passeurs. Les personnes qui demandent l'asile ont évidemment vocation à être prises en charge dans la dignité. Celles qui sont en situation irrégulière doivent, en revanche, être éloignées". Par rapport à la situation de Calais, Gérard dit vouloir renforcer la présence de policiers et gendarmes : "trois unités supplémentaires de forces mobiles, soit plus de 150 policiers et gendarmes, seront envoyées sur place dès aujourd'hui", avance-t-il.

Enfin, le résidant de la place Beauvau veut renforcer les liens entre police et population. "Il faut, dans les quartiers, des gens qui soient là de manière régulière, qui entendent ce que les habitants disent, préviennent de basculements radicaux, soient en contact avec les directeurs d'école, etc", conclut-t-il.

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