Comment la Métropole de Lyon s'adapte à l'exode estival

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(Crédits : Karen Latour / ADE)
En 2016, 62 % des Français sont partis en vacances au moins quatre nuits consécutives en été. Des mouvements qui impactent l'activité générale des villes : circulation moins dense, commerces et services publics aux horaires adaptés ou fermés. Dans la métropole lyonnaise, si certains services s'adaptent à l'exode estival, d'autres sont en pleine activité.

Théâtres fermés, bibliothèques et mairies d'arrondissement aux horaires adaptés à la fréquentation, piscines municipales qui tournent à plein-tubes, accueil touristique démultiplié, programmation culturelle adaptée, soin des personnes isolées, la métropole de Lyon passe à l'heure d'été. Mais loin des services ouverts au public, on s'active. Objectif : profiter de la baisse de fréquentation pour réaliser des opérations normalement difficiles à mettre en œuvre.

Moins de trafic, plus de travaux

Chaque année, le territoire métropolitain se "vide". Certes, il y a ceux qui quittent la Métropole pour partir en vacances, mais il y a aussi ceux qui sont en vacances sans partir de chez eux. Résultat : une baisse sensible du trafic, près de 20 % en moyenne et jusqu'à 25% sur la semaine du 15 août.

L'occasion pour la Métropole de réaliser un certain nombre de travaux, en plus des grands chantiers au long court. Cette année, outre la fermeture du périphérique nord jusqu'au 28 août, plusieurs équipes sont mobilisées pour réaliser des travaux de remise en état du pont de l'Épargne, à Lyon 8e, sur le boulevard Laurent Bonnevay ou le Boulevard Urbain Sud.

"Nous profitons des vacances et de la baisse de trafic pour coordonner les chantiers et grouper les nuisances afin de ne pas être une gêne pour les usagers. Cela peut paraître gênant pour ceux qui circulent, mais ce serait ingérable en période de pointe", commente Christian Minaudier, responsable de l'unité études multimodales, développement urbain et cadre de vie, voirie-mobilité à la métropole de Lyon.

Pour limiter les désagréments, la Métropole régule le trafic son centre de gestion. Elle surveille également de près les tunnels. Autant d'activités qui nécessitent une présence physique régulière.

"Nous essayons de gérer au mieux les congés. Nous avons beaucoup de travail en été. Pour ceux qui peuvent, nous étalons les absences en dehors de ces périodes", poursuit Christian Minaudier.

Par ailleurs, si l'école se termine début juillet, les agents des écoles et des collèges ne partent pas en vacances dans la foulée. Ils profitent de l'absence des élèves pour nettoyer et effectuer de petits travaux d'entretien. Au programme : grand ménage dans les cuisines et dans les salles de classe, petites rénovations. Et un retour anticipé fin août avant l'arrivée des élèves

Prendre soin de ceux qui restent

"Notre objectif, c'est d'assurer la continuité de notre service dans une vraie complémentarité de territoire", assure Etienne Mackiewicz, directeur de l'action culturelle et de la communication des Bibliothèques de Lyon qui passent en horaires d'été entre le 17 juillet et le 26 août.

Outre les services adaptés, la Ville de Lyon travaille depuis quelques années à un programme culturel dédié à travers son opération Tout'l monde dehors ou s'attache à faire fonctionner la majorité de ses piscines municipales, dimanche compris.

Une vigilance accrue est opérée en direction des personnes âgées et handicapées. Le Centre communal d'action sociale (CCAS) se mobilise tout l'été pour contacter les personnes inscrites sur le registre du plan canicule pour s'assurer que tout va bien et éviter les risques de déshydratation. Et organise une série d'activités pour les titulaires de la carte Senior qui s'inscrivent dans le cadre d'un programme spécifiquement dédié mis en place par la Ville.

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