Mont-Blanc Industries met la pression sur le gouvernement

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(Crédits : DR)
Le pôle de compétitivité Mont Blanc Industries a envoyé un courrier signé par 225 entreprises au Premier ministre, Manuel Valls, et au président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. Comme nous le révélions mercredi, les acteurs économiques s'inquiètent de la mise en oeuvre de la loi NOTRe au 1er janvier 2017, qui interdira au département de la Haute-Savoie de financer le pôle de compétitivité.

Le département versait jusqu'à présent 70 % du budget de Mont-Blanc Industries, soit 2,5 millions d'euros par an. En 2017, l'application de la loi NOTRe ôtera toute compétence économique aux...

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a écrit le 09/12/2016 à 13:06 :
Remarque liminaire :
L'Etat, la région, les départements, c'est avant toute chose, les représentants des contribuables et des sociétés qui les financent par les impôts et les taxes.
Sans contribuables, sans entreprises il n'existe plus de service publics !

Autre remarque liminaire :
Je suis partisan d'une puissance publique qui aide à initialiser des structures permettant aux entreprises de mieux collaborer sur un marché, ou se se développer dans un domaine d'activité.
Par contre la puissance publique n'a pas à contribuer aux coût de fonctionnement des organisations qu'elle a aidées à mettre en place.
Après un laps de temps significatif, soit la technostructure a montré son utilité par les services qu'elles rend et qu'elle facture, soit la technostructure n'a pas de justification au sens économique d'un service rendu et doit disparaître.
En effet la puissance publique doit garder ses ressources pour lancer et participer à d'autres initiatives.

Sur le papier, l'offre du pôle Mont Blanc Industries est impressionnante après 10 ans d’existence:
_ la conquête des marchés à l'international en « meute »
_ un centre de compétence multidisciplinaire pour améliorer la performance globale de l'entreprise
_ une veille stratégique, une veille concurrentielle, une veille
_ une compétence sur le lean manufacturing,
_ une aide à la recherche de subvention
_ etc...

Pourtant le défaut de financement par le public est dérisoire : Il correspond à moins de 0,05%  du CA des entreprises « clientes » du pôle.
Pour fixer les idées, cela correspond à 2 ou 3 journées de consultants extérieurs dans les dépenses d'une entreprise qui réaliserait 1 M€ de CA.

Les questions fondamentales :
_1) Cette technostructure, est-elle concurrentielle  ? En d'autres termes cette organisation a-t-elle un modèle économique viable en tant qu'apporteur de services ?
_2) Quelle est l'attitude des entreprises adhérentes ? Ont-elles l'intention d'évoluer vers un comportement CIVIQUE (arrêter de faire appel systématiquement au financement public) et tout mettre en œuvre pour une autonomie financière complète de cette structure ?

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