Auvergne-Rhône-Alpes  : un budget prévisionnel 2017 de 3 Md€

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(Crédits : Laurent Cerino/ADE)
Le budget de fonctionnement prévisionnel est annoncé en diminution de 3,7 % à 1,969 milliard d'euros. Les dépenses d'investissement, hors remboursement de la dette, pourraient atteindre les 900 millions d'euros.

Le projet de budget primitif de la région Auvergne-Rhône-Alpes, soumis à l'assemblée le 15 et 16 décembre prochain, s'élève à 3,062 milliards d'euros. Les dépenses d'investissement, remboursement de la dette compris, ressortent à 1,143 milliard, en hausse de 8,7 %. Le montant de 1,969 milliard d'euros au titre des charges de fonctionnement diminue de 3,7 %, selon les chiffres présentés ce jeudi par Laurent Wauquiez, président (LR) de la collectivité en présence de plusieurs vice-présidents.

New Deal

Laurent Wauquiez, n'a pas hésité à parler d'un "New Deal" se déclinant autour de trois priorités. Il les a de nouveau martelées : zéro augmentation d'impôts, relance des investissements et lutte contre le gaspillage.

En ce qui concerne la fiscalité directe, le député de Haute-Loire a annoncé que l'exonération de la taxe sur les cartes grises pour les véhicules propres serait de 100 % pour l'ensemble des habitants. C'était déjà le cas pour les Auvergnats mais pas pour les Rhônalpins qui bénéficiaient d'un abattement de 50 %. La mesure devrait représenter un manque à gagner de 10 millions à échéance de 5 ans.

100 millions d'euros de plus pour les priorités

En ce qui concerne les investissements de l'ordre de 900 millions (budgétisés hors remboursement de la dette), l'exécutif régional met en avant 100 millions d'euros supplémentaires (par rapport à 2016) dans quatre domaines dits prioritaires. S'inscrivent dans cette catégorie, la sécurité à tous les niveaux (gares, TER, lycées), l'emploi, les projets d'avenir et la ruralité. Exemples : 13 rénovations de lycées sont programmées contre 8 en 2016 comme en 2015, 10 000 entreprises soutenues par des aides "plus facilement mobilisables, aide directe, ingénierie financière" à hauteur de 86 millions ou 53 millions pour le numérique.

Les pénalités de la SNCF

La lutte contre le gaspillage doit permettre d'économiser 75 millions d'euros de plus en 2017, comme en 2016, selon les objectifs confirmés. Citons 16 millions d'euros sur le fonctionnement administratif des services régionaux, 15 millions par une meilleure efficacité dans le pilotage de la politique de formation ou encore 20 millions par un meilleur contrôle de la convention TER donnant lieu à des pénalités.

"Nous nous apercevons de dysfonctionnements chroniques", vise Etienne Blanc, premier vice-président. "Nous sommes de plus en plus scrupuleux sur les manquements qui résultent de problèmes structurels".

Cet argent l'exécutif promet de le réinjecter dans les territoires.

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