La droite reprend la mairie de Saint-Etienne

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Proche de Jean-François Copé, Gaël Perdriau est engagé dans la vie municipale de Saint-Etienne depuis 1995.
Proche de Jean-François Copé, Gaël Perdriau est engagé dans la vie municipale de Saint-Etienne depuis 1995. (Crédits : DR)
Le candidat de la droite et du centre, Gaël Perdriau, distance de plus de 7 points le maire socialiste sortant, Maurice Vincent.

Tout le monde s'attendait à un score serré entre Maurice Vincent et son challenger Gaël Perdriau (UMP-UDI). Finalement, ce dernier - pourtant donné perdant au second tour par les sondages - a repris la mairie avec 47,71 % des suffrages, soit plus de 7 points d'avance (près de 4 000 voix) par rapport au maire sortant (40,50 %). Le candidat frontiste, pour sa part, recueille 11,79 % des votes. La participation (55,27 %) a été légèrement supérieure à celle du premier tour.

Vote sanction

Depuis l'annonce, le 12 novembre dernier, d'un accord entre les chefs de file de l'opposition municipale Gaël Perdriau (UMP) et Gilles Artigues (UDI), la mairie de Saint-Étienne était réputée « basculable » à droite. Rappelons qu'en 2008, les divisions entre l'UMP et le centre avaient permis au candidat socialiste Maurice Vincent de faire main basse sur la mairie, mettant fin à 25 ans de règne de la droite.

Le visage fermé, Maurice Vincent a accueilli la défaite comme une injustice. Selon lui, la majorité municipale a fait les frais d'un vote sanction vis-à-vis de la politique du gouvernement. « On ressent un refus de la gauche au pouvoir tant au niveau national que local », déplore le maire sortant. Un sentiment confirmé par le basculement à droite de la plupart des grandes villes du département (Roanne, Montbrison, Saint-Chamond).

« Manque de réalisme »

Maurice Vincent explique également sa défaite par « un Saint-Étienne bashing, une critique permanente qui a certainement fait mouche auprès d'un électorat extrême ». Le maire sortant se dit par ailleurs inquiet du transfert d'une partie des votes du Front national vers le candidat de la droite et du centre.

Pour Gaël Perdriau : « la gauche paie surtout son manque de réalisme ». Le jeune maire (41 ans), proche de Jean-François Copé, pense également que « la politique de François Hollande n'a sans doute rien arrangé ».

Natif de Cholet, Gaël Perdriau est engagé dans la vie municipale de Saint-Étienne depuis 1995. Ce père de deux enfants est cadre dans le secteur de l'énergie.

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