Saint-Étienne : la droite en tête au premier tour

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A Saint-Etienne, un électeur sur deux n'est pas allé voter au premier tour.
A Saint-Etienne, un électeur sur deux n'est pas allé voter au premier tour. (Crédits : Yann Petiteaux)
Le maire socialiste sortant estime faire les frais d'une défiance des électeurs vis-à-vis de la politique nationale. Au second tour, la triangulaire avec le FN pourrait cependant lui permettre de l'emporter.

Le résultat du premier tour à Saint-Étienne n'a pas donné tort aux sondages. Le candidat UMP-UDI Gaël Perdriau est arrivé en tête avec 36,74 % des voix devant le sénateur-maire socialiste Maurice Vincent (31,34 %) et le candidat du Front national, Gabriel de Peyrecave (18,30 %). L'abstention atteint le taux record de 49,28 %.

« Nous n'avons encore pas gagné, loin de là, il faut continuer à mobiliser les électeurs », estime Gaël Perdriau. Le chef de file de l'opposition municipale sait que, dans le cadre d'une triangulaire, sa marge de manœuvre est limitée. Les sondages le donnent d'ailleurs perdant au second tour face au candidat socialiste.

« Politique désavouée »

« En six années, Maurice Vincent n'a pas su convaincre, il a même perdu des électeurs (2 300 votes depuis 2008, ndlr), souligne le candidat de la droite et du centre. Son score est faible pour un maire sortant. Sa politique est clairement désavouée. »

« Rien n'est perdu, estime pour sa part Maurice Vincent. Je reste optimiste dans notre capacité à nous rassembler. » La liste EELV menée par Olivier Longeon, qui a passé de peu la barre des 5 %, devrait rejoindre celle de Maurice Vincent au second tour. Les négociations sont déjà engagées.

« Coup de semonce »

Le maire sortant explique sa deuxième position par une forte abstention de l'électorat de gauche. « On constate une déception vis-à-vis de la politique nationale, analyse-t-il. Notre score est relativement correct compte tenu de ce mouvement. » Le candidat socialiste, qui se dit « raisonnablement optimiste », ajoute : « Il nous appartient de créer une dynamique et un sursaut républicain à gauche. Je pense que les électeurs vont se ressaisir après ce coup de semonce. »

De son côté, Gabriel de Peyrecave fait part sa « grande satisfaction ». « A Saint-Étienne, le Front national améliore son score de 2001 (le parti n'avait pas de liste en 2008, ndlr) et même celui des présidentielles », note-t-il. Nul doute que le parti d'extrême droite sera l'arbitre du second tour.

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