Saint-Etienne enraye son érosion démographique

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En quatre décennies, Saint-Etienne a perdu plus de 50 000 habitants.
En quatre décennies, Saint-Etienne a perdu plus de 50 000 habitants. (Crédits : YP)
Après plusieurs décennies de déclin démographique, la capitale ligérienne enregistre un taux de variation de sa population proche de zéro. Saint-Etienne compte désormais officiellement 170 761 habitants.

Ce n'est pas encore l'euphorie démographique, mais la baisse de population sur la ville de Saint-Etienne semble enfin enrayée. La capitale ligérienne, qui comptait 225 000 habitants dans les années 1970, en dénombre officiellement 170 761 au 1er janvier 2017, selon les derniers chiffres de l'Insee. " L'attractivité du centre-ville pose encore problème", tempère Axel Gilbert, chef de projet à l'Insee.

A la fin des années 1970, la population stéphanoise reculait en moyenne de 0,5 % par an. Cette érosion s'était renforcée au cours des années 1990 (- 0,7 % par an en moyenne) avant de commencer à ralentir au début des années 2000 : - 0,2 % par an entre 1999 et 2006 puis -0,3 % entre 2006 et 2011. Entre 2009 et 2014, le taux de variation annuel moyen de la population est désormais proche de zéro. Il s'établit, selon l'Insee à - 0,1 %.

Regain d'attractivité

Pour la deuxième année consécutive, le solde migratoire de la ville s'améliore, même s'il reste négatif. Sans doute la preuve d'un léger regain d'attractivité. Il est compensé par un solde naturel (différence naissances-décès) positif.

Il y a deux ans, une étude de l'Insee portant sur Saint-Etienne Métropole expliquait que "le déficit migratoire est largement imputable aux phénomènes de périurbanisation qui provoquent un desserrement des grands centres urbains vers les zones périphériques".

Les grandes communes de l'agglo perdent des habitants

Les derniers chiffres de l'Insee viennent confirmer cette tendance. En effet, si la population de Saint-Etienne métropole se stabilise, les quelques grandes communes de l'agglomération tendent à perdre des habitants (Saint-Chamond, Firminy, le Chambon-Feugerolles, Rive-de-Gier...) au profit de communes plus lointaines, notamment dans la plaine du Forez, le Pilat et la Haute-Loire.

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Commentaires
a écrit le 18/01/2017 à 19:01 :
L'agglomération, stable à 400 000h sur la période, s'est simplement décompactée au profit de sa couronne. Entre temps la vieille industrie a cédé la place à un tissu de PME d'une exceptionnelle densité, de nombreuses ETI leaders et une activité tertiaire caractérisée par une recherche et un enseignement supérieur en forte croissance. Enfin, la prochaine biennale du design nous rappelle que le berceau industriel Stéphanois enfante un progrès aussi numérique que pratique et esthétique.

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