Attractivité : Savoie Mont Blanc étend sa marque

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La marque Savoie Mont Blanc vise un réseau de 20 000 ambassadeurs en 2020.
La marque Savoie Mont Blanc vise un réseau de 20 000 ambassadeurs en 2020. (Crédits : Patrick Nouhailler, C.C 2.0 Flickr)
La marque Savoie Mont Blanc, utilisée jusqu'à présent aux seules fins de promotion touristique, verra son périmètre élargi avec pour objectif de renforcer l'attractivité économique de la Savoie et de la Haute-Savoie. Jusqu'à présager une fusion des deux départements?

L'annonce en a été faite jeudi après-midi au Grand-Bornand (Haute-Savoie) par les présidents respectifs des conseils départementaux de la Savoie, Hervé Gaymard, et de la Haute-Savoie, Christian Monteil. Tous deux président à tour de rôle l'Assemblée des Pays de Savoie (APS), qui a chargé il y a dix ans l'organisme Savoie Mont Blanc Tourisme d'œuvrer à la promotion touristique des deux territoires.

Changement de nom pour l'APS

Montrant l'exemple, l'Assemblée des Pays de Savoie (APS) sera prochainement dénommée Conseil Savoie Mont Blanc, a indiqué Hervé Gaymard. "Et les acteurs économiques locaux sont incités à s'emparer du nom", souligne Vincent Rolland, co-président de Savoie Mont Blanc Tourisme.

Déjà, le 26 mai dernier, le Chambéry Savoie Handball devenait le Chambéry Savoie Mont Blanc Handball. Et en avril, la FNAIM des Savoie s'est renommée FNAIM Savoie Mont Blanc.

Selon les données de l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI), c'est l'association Maison de Savoie qui est propriétaire de la marque Savoie Mont Blanc... Maison de Savoie est une association loi 1901, siégeant à l'hôtel du département de la Savoie. L'association ne détient cependant pas les droits de l'appellation pour les produits et services qui ont trait aux spiritueux, qu appartiennent au Comité Interprofessionnel des Vins de Savoie.

Lier la marque à l'excellence

Dans certains secteurs d'activité économiques, la marque Savoie Mont Blanc ne sera accordée qu'en fonction de critères de labellisation.

"Ces critères seront adaptés en fonction de chaque secteur, mais ils auront comme dénominateur commun de viser l'excellence", précise Vincent Rolland.

Dans le domaine agro-alimentaire, la Marque Collective Savoie, qui assure la promotion des produits agricoles des deux Savoie sur la base de critères de qualité, sera appelée à fusionner avec la marque Savoie Mont Blanc dès 2017, a ajouté M. Rolland.

Des ambassadeurs et des outils communs d'attractivité

Aussi, Savoie Mont Blanc se dote d'un réseau d'ambassadeurs, venus des mondes économiques, culturels et sportifs, chargés d'assurer la promotion de la marque et du territoire. Parmi ces ambassadeurs, on trouve notamment la championne du monde de ski alpin Tessa Worley, et la chroniqueuse culinaire Mercotte. L'objectif affiché est d'atteindre 20 000 ambassadeurs en 2020.

Lire aussi : Comment les territoires défendent leurs marques

Enfin, les deux conseils départementaux travaillent sur la possibilité de créer des outils communs d'attractivité économique. Jusqu'à présent, la Savoie s'appuie sur l'Agence économique de la Savoie, alors que la stratégie de la Haute-Savoie mise plutôt sur un pôle de compétitivité tel que Thésame.

Les deux collectivités pourraient se contenter d'une mise en commun d'outils. Mais ils pourraient aussi créer une agence unique d'attractivité que Hervé Gaymard appelait déjà de ses vœux dans une interview précédente à Acteurs de l'économie, et qu'il imaginait du nom de Savoie Mont Blanc Économie. "La décision sera prise en accord avec la région d'ici la fin de l'année", confie M. Gaymard.

Savoie Mont Blanc

Vers un département Savoie Mont Blanc?

Et le président du conseil départemental de la Savoie voit plus loin, puisqu'il précise que des outils juridiques sont en cours d'étude en vue "d'aller vers la fusion des deux départements". Cette étude sera rendue publique au cours de l'automne, précise-t-il, en rappelant qu'il est lui-même "très favorable" à une telle fusion.

Interrogé sur l'appropriation du nom Savoie Mont Blanc par les citoyens, au-delà du monde économique, M. Gaymard a répondu que la loi ne prévoit plus de consultation par référendum pour fusionner des départements, précisant que le vote des deux tiers des conseillers départementaux est suffisant.

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