Suisse : les frontaliers roulent pour le salaire

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(Crédits : Reuters/Arnd Wiegmann)
Le salaire et le dynamisme du marché de l'emploi sont les principales motivations des actifs qui travaillent en Suisse selon l'observatoire des frontaliers du Crédit Agricole.

Sans surprise, c'est le salaire qui motive d'abord (43%), les actifs pour franchir la frontière Suisse. C'est ce qui ressort des résultats du 1er observatoire des frontaliers présenté mardi à Lyon par le Crédit Agricole.

92% de CDI

Le dynamisme du marché du travail 16 %, et les possibilités d'évolution de carrière 11 %, arrivent en 2e et 3e position. À 92 % les frontaliers sont en CDI et 33 % gagnent annuellement entre 50 000 et 80 000 francs suisses. 5 % sont au delà des 150 000 francs suisses. 71 % changent plus de la moitié de leur salaire en euros tous les mois.

Dans un contexte de déplafonnement du franc suisse, la banque avait confié ce sondage à Ipsos, au printemps dernier auprès de 800 personnes (clientes de la banque) sur 12 départements. (44 % des sondés résidant en Savoie et Haute-Savoie). "Nous souhaitions connaitre encore mieux les frontaliers pour pouvoir adapter nos offres et nos services à cette clientèle qui a ses propres spécificités", explique Raphaël Appert, directeur du Crédit Agricole Centre-Est.

1 frontalier sur 2 travaille à Genève

De l'Alsace à la Haute-Savoie, plus de 150 000 personnes se rendent tous les jours en Suisse pour travailler, ils étaient 94 000 en 2004 ! Le frontalier est à 62 % un homme de 42 ans de moyenne d'âge. Il est à 73 % marié, pacsé ou en couple. Il est davantage ouvrier ou employé (55 %) que cadre. Toutefois dans le pays de Gex, ce sont majoritairement des cadres CSP+. Géographiquement, 51 % des personnes interrogées travaillent dans le canton de Genève.

Cette enquête devrait être pérennisée par la banque, chaque année, pour mesurer les évolutions. L'enjeu n'est pas neutre pour le Crédit Agricole qui revendique près de 85 000 clients dans la population des frontaliers. La banque possède également une filiale en Suisse depuis une quinzaine d'années, avec 33 000 clients, dont 20 000 frontaliers.

>>Retrouvez la totalité des résultats de l'observatoire des frontaliers

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