Métropole de Lyon  : L'Etat met 12,9 M€ pour le pacte innovation

 |   |  429  mots
Le quartier de La Confluence à Lyon, terrain d'expérimentation de la ville intelligente. Le financement de l'Etat doit aider les collectivités à imaginer de nouveaux projets innovants.
Le quartier de La Confluence à Lyon, terrain d'expérimentation de la ville intelligente. Le financement de l'Etat doit aider les collectivités à imaginer de nouveaux projets innovants. (Crédits : Laurent Cerino/ADE)
L'Etat apporte sa contribution au projet global "Lyon Living Lab Métropole numérique" adopté par l'assemblée métropolitaine le 30 janvier dernier. Il décline onze actions dont le coût est estimé à plus de 121millions d'euros.

Il était temps. Le pacte métropolitain d'innovation de Lyon a été signé par Jean-Michel Baylet, ministre de l'Aménagement du Territoire* et Gérard Collomb, président de la métropole, ce lundi matin à Lyon. La collectivité lyonnaise ferme ainsi la marche d'un processus engagé le 7 juillet dernier, à Lyon, lorsque Manuel Valls, premier ministre de l'époque, a paraphé le cadre général avec le président de l'Association France Urbaine réunissant les 15 métropoles actuelles. L'Etat leur a réparti une enveloppe de 150 millions d'euros provenant du fonds de soutien à l'investissement local (FSIL).

 Concours de la CDC

La métropole de Lyon a obtenu 12,9 millions d'euros. Cette subvention contribuera au financement d'une démarche baptisée "Lyon Living Lab Métropole numérique" et déclinant onze actions, sur des durées respectives allant de 24 mois à 13 ans, pour un coût évalué à plus de 121 millions d'euros. A l'apport des pouvoirs publics s'ajoute un concours de la Caisse des dépôts et consignations de 372 800 euros pour financer des dépenses d'ingénierie.

"C'est important de construire la ville du futur", a insisté Gérard Collomb.

"L'innovation est le fil conducteur", a confirmé pour sa part Jean-Michel Baylet.

 Le chantier emblématique de l'A6/A7

Lyon Living Métropole numérique, adopté le 30 janvier dernier par la métropole de Lyon, s'articule autour de trois volets : ville intelligente et mobilité, transition énergétique et excellence économique et rayonnement internationale. Dans la rubrique ville intelligente, la grande opération concerne le projet de transformation de l'A6/A7 en boulevard urbain multimodal sur 16 kilomètres au coeur de l'agglomération. Le FSIL s'est engagé à contribuer pour 5 millions d'euros au coût global de 18,5 millions financés à hauteur de 10,38 millions par la métropole, maître d'ouvrage. La réalisation en trois étapes doit s'achever à l'horizon 2030.

"C'est le chantier le plus emblématique", a appuyé Jean-Michel Baylet. "Et il faut avoir le courage de le porter".

La Cité de la gastronomie

Parmi les mesures inscrites dans la "transition énergétique" l'Etat octroie  2,69 millions pour la "réhabilitation performante" de 600 logements sociaux alliant interventions sociales, énergétiques et patrimoniales. Et il accompagne à hauteur de 500 000 euros les acteurs économiques de la Vallée de la Chimie dans la mise en œuvre du PPRT (Plan de prévention des risques technologiques). Au chapitre "excellence économique et rayonnement international"  le FSIL met 1 million dans la future Cité de la gastronomie (coût : 19 millions HT) qui ouvrira ses portes, en 2018, au sein de l'Hôtel-Dieu en 2018.

*de la ruralité et des collectivités territoriales

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :