Lyon se rapproche de Greentown Labs, le plus grand incubateur cleantech US

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Greentown Labs, à Somerville, aux Etats-Unis.
Greentown Labs, à Somerville, aux Etats-Unis. (Crédits : Karen Latour / ADE)
L’écosystème lyonnais poursuit le développement de ses relations économiques avec Boston. Une lettre d’intention, portant sur un échange de startups issues des cleantechnologies entre chaque côté de l’Atlantique, a été signée ce mercredi entre l’Aderly, Axelera et le plus grand incubateur du secteur aux Etats-Unis : Greentown Labs.

En 2015, était lancé le Big Booster, en partenariat avec masschallenge à Boston. Quelques mois plus tard, la métropole de Lyon signait un mémorandum de coopération avec la ville de Boston. Lyon fait désormais un pas de plus dans sa collaboration avec la capitale du Massachussets.

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Une lettre d'intention a été signée mercredi à Somerville (Etats-Unis), entre l'Agence pour le développement économique de la région lyonnaise (Aderly), le pôle de compétitivité Axelera et Greentown Labs, le plus grand incubateur cleantech des Etats-Unis

Développement international

Le but ? Donner l'impulsion pour un échange de startups entre les deux écosystèmes lyonnais et bostonien. Il s'agira plus particulièrement "de favoriser l'accueil de jeunes pousses issues des cleantechnologies, en les hébergeant pendant quelques semaines, et en leur apportant l'expertise nécessaire pour qu'elles puissent partir soit à la conquête du marché français ou européen, soit nord-américain", précise Cédric Grignard, directeur business unit technologies à l'Aderly. Une façon de mieux soutenir leur développement à l'international.

Si à Boston, les startups lyonnaises seront hébergées au sein de Greentown Labs, Lyon souhaite s'appuyer sur différents partenaires locaux pour mettre en place cet échange. Avec par exemple le Bel Air Camp pour les locaux, Axelera pour le réseau ou encore Axel'One pour les équipements.

Création d'emplois ?

Mais derrière cette volonté d'aide au développement de startups, se cache également un pari sur l'avenir. Une jeune pousse accompagnée à Lyon, aura davantage tendance à s'implanter sur ce territoire qu'elle connaît déjà, où elle a pu avoir de précédents contacts, au moment de s'implanter à l'international. Et y créera, de fait, des emplois.

Du côté d'Axelera, l'objectif est également de développer les compétences du pôle de compétitivité en matière de cleantech, "en regardant ce qui se fait ailleurs, mais nous espérons aussi trouver des entreprises pour des collaborations innovantes", poursuit Séverine Besson-Thura, CEO de Teclis Instruments et représentante d'Axelera lors de la signature de la lettre d'intention.

Pour Albin Jourda, fondateur de French Cleantech, la démarche "a du sens pour les deux collectivités, qui se ressemblent, puisque Lyon comme Boston sont identifiées comme des villes avec forte expertise dans les cleantechs. Avoir accès à un écosystème est clé pour le développement d'une startup, elle doit pouvoir s'y connecter."

Et le choix de déploiement à Boston pour les entreprises de ce secteur n'est pas anodin. Contrairement à San Francisco, les cleantechs ne sont pas cantonnées à l'aspect numérique ou digital. "Elles ne misent pas tout sur le software, elles s'intéressent aussi à la partie hardware", illustre Albin Jourda.

Des problèmes globaux

Si pour l'instant il s'agit seulement d'une lettre d'intention, elle devrait rapidement déboucher sur la signature d'un MOU (mémorandum d'entente). Un protocole d'entente avait également été signé en novembre dernier dans ce même objectif avec le Grand Montréal, l'Aderly, Lyonbiopôle, le Centre quebecois d'innovation en biotechologie et Montréal In Vivo, mais cette fois dans le domaine des sciences de la vie et technologies de la santé.

Fondé en 2011, Greentown Labs a depuis accompagné 54 entreprises, et 115 startups dans leur développement. Mais l'incubateur, essentiellement présent aux Etats-Unis souhaite désormais s'ouvrir davantage à l'international. "Les problèmes sont urgents mais ils sont aussi globaux. Nous ne pourrons progresser uniquement si nous avons de véritables partenariats", souligne Mark Vasu, vice-président de Greentown Labs. Si l'incubateur a déjà entamé cette démarche en signant un MOU avec Pékin, et un autre avec Londres, c'est la première fois qu'il fait un pas en France.

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