TCL : le projet "avenir métro" serait-il la vraie cause du conflit ?

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(Crédits : DR)
Les débrayages lancés aux heures de pointe sont renouvelés pour demain. Pascal Jacquesson, le directeur général de Keolis Lyon, exploitant du réseau évoque une dialogue qui s'améliore depuis le début de la semaine. Mais selon certaines sources, c'est bien le projet "Avenir métro" qui parait la vraie cause de ce conflit, et non pas uniquement le nouveau règlement de sécurité.

Alors que la grève dans le métro de Lyon est entrée dans sa troisième semaine le 12 décembre et que les perturbations se poursuivent ce mercredi, la direction de Keolis Lyon, le délégataire, dresse un nouveau point. Les débrayages d'une heure, aux heures de pointe, sont suivis par "90  agents environ", soit "5 % de l'ensemble du personnel" selon Pascal Jacquesson, directeur général de la société.

Les régulateurs

Ce mouvement a été déclenché par la CGT en réaction au nouveau règlement de sécurité d'exploitation appliqué depuis avril 2016 à la demande du ministère des Transports. Il concerne au premier chef les régulateurs, au nombre de 41, ainsi que certains conducteurs et agents de ligne. L'extension à l'ensemble du réseau, auquel la CGT avait appelée à partir du 5 décembre, s'est limitée à "150 chauffeurs de bus", d'après la direction. Depuis ce lundi le conflit se concentre, à nouveau, sur le métro sachant qu'il a été suspendu le 8 décembre, premier jour de la fête des lumières.

Inflexion

Pascal Jacquesson qui ne comprend toujours pas les raisons de cette grève rappelle les 50 heures de discussion en amont de la mise en œuvre du nouveau règlement.

"Depuis la semaine dernière nous multiplions les tentatives pour rencontrer les régulateurs. Ce mardi nous avons pu échanger sur le fond. Je sens une inflexion. Nous avons matière à les rassurer. Nous n'avons aucune intention de bouleverser les organisations du travail", insiste Pascal Jacquesson. "Nous nous sommes engagés à ne pas toucher aux effectifs des régulateurs et à leurs habilitations jusqu'en 2020".

Cette échéance correspond à l'automatisation de la ligne B.

Avenir métro

En filigrane c'est bien le projet "Avenir métro" qui parait la vraie cause de ce conflit.

"Ce sujet a, sans doute, été présenté de façon incomplète. De son côté, la CGT a essayé de faire monter la pression pour régler ses comptes avec la direction. Et maintenant elle se retrouve un peu dans le rôle de l'arroseur arrosé car le mouvement n'a pas pris au niveau de la base ", analyse un syndicaliste d'une autre organisation.

Ce délégué modère l'impact de cette automatisation :

"A peine 50 personnes concernées, ce qui n'est rien par rapport à la pyramide des âges. D'autant que l'on commence à nous dire que l'automatisation va prendre du retard et que peut-être elle ne sera pas possible sur la totalité de la ligne".

Nouvelle grille de roulement

Quant aux conditions de travail, le directeur général de Keolis Lyon évoque la mise en place d'une nouvelle grille de roulement pour les conducteurs de métro. Ces derniers ainsi que les agents de ligne voient leur travail affecté par les différents incidents et fausses alertes provoqués en ces périodes troublées.

Depuis le déclenchement du mouvement, l'exploitant a mis en place des bus de rabattement, "entre 15 et 20". Pascal Jacquesson ne souhaite pas s'exprimer sur les conséquences financières de la grève. Son premier souci ? Ne pas écorner l'image de ce réseau.

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Commentaires
a écrit le 15/12/2016 à 9:19 :
Ne pas écorner l'image du réseau, peine perdue, l'image ressemble depuis longtemps à un chiffon.
Par contre avec les véhicules autonome qui arrivent, l'automatisation va toucher aussi dans l'avenir certaines lignes de bus, pas toutes car à certains endroit il n'est pas possible à un robot de calculer les obstacles, en fait à un humain aussi, mais bon chut.

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