Immobilier ancien : les ventes stagnent à un niveau historiquement élevé

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(Crédits : Dominique chanut Flickr/CC)
Après avoir progressé durant 5 ans, les ventes de logements anciens se stabilisent dans le Rhône. Le signe d'un marché désormais stabilisé à son pic. De son côté, les rentabilités locatives sont qualifiées "d'excellentes".

On s'était habitué à voler de records en records en matière de progression des ventes de logements anciens ; à l'avenir il devrait falloir s'habituer à voir le marché du Rhône stagner. Pas de panique pour autant, bien au contraire.

"Nous avons atteint un pic fin 2015. Nous sommes toujours dans un marché dynamique, mais les arbres ne montent pas jusqu'au ciel", illustre Jean Chavot, président de la FNAIM du Rhône.

Si l'on maintien le rythme des six premiers mois de l'année, il devrait s'échanger environ 21 200 logements en 2016, sur le département du Rhône, soit presque autant qu'en 2011, le record à battre avec 21 300 logements vendus.

Des prix stabilisés

Les prix sont eux aussi stables. Sur le premier semestre, dans le Rhône, ils ont progressé de 1,4% pour les appartements, tandis que ceux des maisons régressaient de 1,1%.

"A Lyon, les tarifs moyens des appartements ont enregistré une hausse de 2,1% pour atteindre 3 449 euros du mètre carré. Mais ces données sont à prendre avec prudence, car un prix moyen ne veut pas dire grand-chose. Entre l'exposition, l'étage, et bien d'autres critères comme les équipements intérieurs, l'état des façades, le prix d'un appartement sera très différent au sein d'une même rue, voire d'un même immeuble", explique Jean Chavot.

Comme sur les volumes, le président de la FNAIM estime que l'on a atteint un point haut.

Les valeurs locatives tiennent bon

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, les rentabilités locatives sont qualifiées "d'excellentes" par Jean Chavot. Elles s'établissent en moyenne à 4,6 % à Lyon et 4,7 % dans le Rhône.

"Sur 10 ans, la hausse des loyers est proportionnelle à celle du prix des appartements. On obtient donc à la fois une bonne rentabilité et une valorisation de son patrimoine en investissant à Lyon. Cela démontre par ailleurs que le marché est sain et que nous n'avons pas besoin d'encadrement des loyers. Une telle mesure serait un facteur de blocage de cette dynamique", prévient le président de la FNAIM du Rhône.

 "Nous avons de plus en plus d'investisseurs parisiens qui viennent à Lyon à cause des prix très élevés des biens à Paris et de l'encadrement des loyers", complète Anne de Planchard, vice-présidente de la FNAIM d Rhône. Sur les six premiers mois de 2016, les valeurs locatives se montent à 13,3 euros le mètre carré à Lyon et 11, 4 euros sur l'ensemble du département.

Le moment idéal pour acheter

L'analyse de tous ces facteurs, conjuguée à la baisse des taux d'intérêts amène la FNAIM à une conclusion attendue. " Il est plus que jamais judicieux d'acheter". D'autant que cerise sur le gâteau, le pouvoir d'achat des acquéreurs progresse. La FNAIM a ainsi calculé qu'en 2016, avec un emprunt sur 20 ans et des mensualités de 1000 euros, les Lyonnais peuvent acheter en moyenne 6 m² de plus qu'en 2011 et les Rhodaniens, 10 m² supplémentaires.

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