Carso : le plus gros laboratoire d'analyses des eaux

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(Crédits : DR)
Le groupe a déménagé en début d'année à Vénissieux son laboratoire qui a doublé de taille en 5 ans. L'entreprise, encore majoritairement contrôlée par ses dirigeants, vise 180 millions d'euros de revenus en 2015.

Entre 2009 et 2015, les effectifs du laboratoire Carso à Lyon ont doublé pour atteindre 800 personnes (docteurs es-sciences, ingénieurs, techniciens etc). Ce changement de taille a justifié son déménagement, en janvier dernier, de Gerland, dans le 7ème arrondissement, à Vénissieux où il a construit un bâtiment de 10 000 mètres carrés (sur 3,5 hectares), inauguré le 30 septembre. Le groupe a signé une charte de coopération avec la ville de Vénissieux pour contribuer au développement de cette commune en mettant en œuvre des actions sociales.

Prêt "projet urbain"

« C'est le plus gros laboratoire français d'analyses des eaux et de l'environnement », note Bruno Schnepp, le président de l'entreprise. Et il est doté d'un parc de matériels analytiques spécialisés (microscopes électroniques, spectromètres de masse..) chiffré à 20 millions d'euros. Le bâtiment réalisé par le promoteur lyonnais em2c a coûté, lui, 17 millions d'euros et a été financé avec l'aide de la Caisse des dépôts (financement prêt projet urbain) et la Banque Rhône-Alpes.

Analyse d'ADN

Carso est fort de 2500 collaborateurs, en tout, répartis sur 30 implantations en France et 10 à l'étranger. Son chiffre d'affaires de 160 millions d'euros en 2014 devrait atteindre en 2015 « 180 millions », prévoit le président. Cette hausse est nourrie à la fois par la croissance externe et la croissance organique. « Nous souhaitons encore nous développer en France en complétant notre réseau », poursuit Bruno Schnepp. En 2015, Carso s'est ainsi renforcé dans le domaine de l'expertise judiciaire (analyses d'ADN, toxicologiques) en prenant une participation dans LTB à Narbonne. A l'étranger, en 2013 il est entré à la fois en Italie (en procédant à une double acquisition) et en Belgique où la prise de contrôle de Bachelet l'a introduit sur le marché des analyses de minerais.

Carso, encore majoritairement contrôlé par ses dirigeants, aux côtés de la BPI, Euromezzanine et le Crédit du Nord (arrivés en 2011), a fait l'objet de plusieurs recompositions de son capital depuis sa création en 1992. L'entreprise alors exclusivement centrée sur l'analyse des dioxines reprenait cinq ans plus tard les activités d'analyses des eaux et de l'amiante de feu l'Institut Pasteur de Lyon avec l'aide, à l'époque, de l'Institut Pasteur de Paris et de la Fondation Mérieux.

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