Métropole de Lyon : L'épineux chantier social

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(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
Le 1er janvier 2015, plus de 3 900 emplois à temps complet du Conseil général du Rhône migreront vers la Métropole lyonnaise. 80 % des postes seront transférés en l'état. Entre régimes indemnitaires différents et conditions de travail parfois distinctes, les interrogations, fusent parmi les personnels.

A cette échelle, l'opération est sans équivalent dans l'univers des collectivités territoriales. Un peu plus des deux tiers des agents du conseil général du Rhône seront transférés à la Métropole de Lyon, le 1er janvier 2015, jour où celle-ci absorbera, sur son territoire de 59 communes, les compétences du Département.

Un enjeu audacieux

L'acte est gravé dans la loi Mapam (Modernisation de l'action publique territoriale), promulguée le 27 janvier 2014. La transformation a été voulue et annoncée en décembre 2012, de concert par le centriste Michel Mercier, ex-patron et aujourd'hui premier vice-président de l'assemblée départementale, et le socialiste Gérard Collomb, président de la communauté urbaine. « L'enjeu est audacieux », reconnaît Michèle Vullien, vice-présidente chargée de la Métropole et des ressources humaines. « Un challenge inédit », appuie Lise Fournot-Bogey nommée en juin 2013, directrice des ressources humaines. De quoi la convaincre de quitter la fonction équivalente qu'elle occupait au sein du Grand Lille. « Maintenant que je suis à l'intérieur du projet, je ne suis pas déçue. Et s'inscrire dans une ligne politique fortement impulsée, c'est ce que recherche un fonctionnaire territorial. »

Calendrier respecté

Avis partagé par Vincent Roberti, nommé directeur général des services du conseil général du Rhône, le 1er août 2013. Ancien sous-préfet du Pas-de-Calais, et ex-secrétaire régional pour les affaires régionales (SGAR) auprès du préfet de la Région Midi-Pyrénées, l'énarque s'était jusqu'alors occupé des collectivités, côté État. « La réforme en cours est passionnante sous tous ses aspects : financiers (partage des recettes et charges, ndlr), ressources humaines et remise à plat d'une politique publique. Le calendrier est respecté à ce stade », constate celui...

La suite de cet article à découvrir dans le numéro 122 d'Acteurs de l'économie, actuellement en kiosques.

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