Simone Allibert : "Entreprendre et voyager sont des aventures qui se ressemblent"

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(Crédits : Patrick Fournier)
Elle passera la main d'ici quelques mois, mais assure qu'elle gardera toujours un œil sur son entreprise, Simone Allibert, dirigeante d'Allibert Trekking, revient sur l'aventure entrepreneuriale de sa société organisatrice de treks, installée en Isère.

Acteurs de l'économie-La Tribune. Quel bilan faites-vous de l'année 2016, marquée par une situation géopolitique dans le monde contrastée ?

Simone Allibert. L'ensemble du secteur du tourisme a connu une chute sur l'année 2016, mais Allibert Trekking a réussi à se maintenir avec un chiffre d'affaires de 42 millions d'euros. Nous avons observé que nos clients ont privilégié des itinéraires dans la grande zone européenne (Islande, Italie, Norvège, etc.), plus sécurisée que le Sahara par exemple, qui n'a pas connu de catastrophes naturelles ou de situations de conflits. Ce qui nous demande de nou adapter.

Conséquence, le panier moyen a dans le même temps baissé. Le coût n'est ainsi pas le même que d'aller au Népal. Mais signe encourageant, contrairement à l'an passé, 2017 démarre très fort avec des ventes de voyages qui progressent et un panier qui augmente.

Allibert trekking

Vos clients sont d'abord et avant tout des CSP + passionnés par ce type de voyage. Que recherchent-ils exactement ?

Le défi et l'aventure. Deux dimensions que d'aucuns retrouvent qu'ils fassent un parcours de 7 000 kilomètres ou la traversée de la Lozère. Leur objectif est de se dépasser, de partir à la découverte de la nature, à la rencontre de l'autre. Nous avons de nombreux clients citadins soumis à une vie quotidienne trépidante, connectée, ils ont donc toujours besoin d'être actifs, mais de manière différente.

Mais avec les années, nous constatons une évolution dans leur comportement. Le client n'est pas le même qu'il y a 30 ans. Il attend davantage de confort qu'auparavant, de sécurité, voyage plus entre amis et veut faire ce qu'il veut quand il veut.

Vous avez assuré la continuité de l'entreprise créée en 1975 par votre époux, décédé dix ans plus tard. Passionnée de voyage, mais aussi par le monde de l'entreprise, considérez-vous votre vie comme une aventure permanente ?

Même s'il s'agit d'un domaine dans lequel il est plus facile d'évoluer lorsque vous êtes passionnée, je rencontre les mêmes problématiques que toute entreprise, que tout patron. Néanmoins, il est certain que l'on retrouve des similitudes entre l'aventure entrepreneuriale et l'aventure en montagne ou lorsque l'on voyage.

Cela demande une adaptabilité, une rigueur, de l'optimisme quotidien. Une dimension humaine et une ouverture aux autres indispensables également. Pour entreprendre ou participer à des treks, il faut être assez casse-cou, téméraire et ne pas avoir peur de l'incertitude. Un challenge à relever motivant et que j'ai adoré accomplir. Mais désormais, je vais laisser entièrement les rênes au directeur général Frédéric Giroir.

Allibert Trekking en chiffres :

  • 42 millions d'euros de chiffre d'affaires
  • 100 salariés
  • 3 000 emplois indirects
  • 27 000 voyageurs par an
  • 1 500 voyages

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