Référencement : Pourquoi Influactive rachète la startup Linkeyword

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A gauche, Hervé Bigal gérant d'Influactive, à droite Mehdi Coly, fondateur des startups Linkeyword et optimiz.me, spécialisées dans le référencement web
A gauche, Hervé Bigal gérant d'Influactive, à droite Mehdi Coly, fondateur des startups Linkeyword et optimiz.me, spécialisées dans le référencement web (Crédits : DR)
En rachetant la startup Linkeyword spécialisée dans le référencement web, l'agence de communication digitale Influactive ambitionne de devenir un acteur régional majeur. Pour Optimiz.me et Mehdi Coly, l'ancien propriétaire, cette cession lui permet de se concentrer davantage sur la technologie et non plus sur la prestation de service. Une étape essentielle pour poursuivre son développement.

L'acquisition aurait pu ne pas se concrétiser. Finalement, l'association Cédants et repreneurs d'affaires (CRA), pourtant pas connue pour être "digital friendly", a réussi à mettre en relation les deux protagonistes du deal : Hervé Bigal et Mehdi Coly. Le premier, acteur historique du web à Lyon, patron de l'agence de communication digitale Influactive, a racheté la startup LinkeyWord qui appartenait au second, un "serial entrepreneur" de 29 ans. Cette jeune pousse, spécialisée dans la prestation de service en création de site web et référencement naturel optimisé pour Google, était jusqu'alors la propriété d'une autre startup : Optimiz.me, également dirigée par Mehdi Coly. Cette dernière développe une technologie innovante dans le domaine du référencement.

Intérêts stratégiques du digital

Si l'opération peut s'expliquer par le "feeling" entre les deux entrepreneurs, et donc aussi par une mise en réseau inespérée, elle se fonde surtout par des intérêts stratégiques. Influactive, qui développe trois activités (digital, RP, mobile), souhaite passer un cap en atteignant deux millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2016. Et face à la mutation rapide de l'activité digitale, l'entreprise doit s'adapter en permanence : "le risque des spécialistes du digital est de devenir généraliste dans ce domaine", résume M. Bigal.

Ainsi, avec l'acquisition de cette startup - une opération financée à 50 % sur fonds propre et 50 % par endettement, Influactive se positionne clairement sur un créneau porteur et spécialisé, favorisé par un contexte où l'e-commerce et la recherche de visibilité explose.

"Grâce à l'acquisition de Linkeyword, nous perfectionnons une activité qu'on faisait déjà, mais sans aller aussi loin que ce que proposait cette startup", explique Hervé Bigal..

En effet, Linkeyword - qui cible les TPE et petites PME, développe une méthodologie efficace dans l'activité du référencement. D'une part, elle se base sur une technologie de pointe à travers la solution logicielle d'Optimiz.me. D'autre part, elle propose à ses clients de participer à la prestation :

"On propose à l'entrepreneur de se prendre en main. Nous pouvons réaliser la prestation complète, mais cela ne sera pas aussi efficace que si le client est initié. Et dans cette logique, cela permet également de faire baisser la facture finale", explique Mehdi Coly.

Linkeyword, un CA de 350 000 euros en 2016

Ainsi, Linkeyword  accompagne les clients dans une logique de Do It your self propre à l'ADN du web et du digital.

Et cette logique permet, en fixant clairement la prestation d'accompagnement (référencement, rédaction de contenu, création de sites web, stratégie web), de bien délimiter chaque tâche, le processus et la chaîne de production.

Une organisation qui a séduit Hervé Bigal. "Chaque service de l'entreprise utilise le meilleur outil. Cela a permis de faire chuter le coût d'acquisition d'un client".

Pour l'année 2016, Linkeyword envisage de réaliser un chiffre d'affaires de 350 000 euros. Intégrée dans les locaux d'Influactive tout en gardant son identité propre, elle pourra également bénéficier des développeurs de sa nouvelle maison-mère.

Une cession pour permettre le développement d'optimiz.me

Pour Mehdi Coly, céder cette activité était une obligation afin d'éviter toute collusion entre sa startup techno (optimiz.me) et celle de service Linkeyword. "Ce n'était pas possible de distribuer aux agences notre technologie tout en étant également une agence", résume le jeune homme.

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Mais au-delà de cette confusion marché, cette ambivalence était un frein au développement d'optimiz.me, notamment dans la perspective d'une nouvelle levée de fonds. La startup a déjà réalisé un premier financement à hauteur de 500 000 euros via la structure 101 projets portée par Xavier Niel :

"Sans la vente de l'agence Linkeyword, nous n'aurions pas pu envisager un nouveau tour de table. Nos investisseurs souhaitent qu'on se concentre sur la technologie", explique l'ancien étudiant en droit.

Optimiz.me souhaite lever 1,5 million d'euros pour s'attaquer au marché Américain. Et avec cette ambition et cette nouvelle manne, Mehdi Coly ne devrait pas remettre les pieds de sitôt à l'association Cédants et repreneurs d'affaires.

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