Ingera : 1er cluster dédié à l'ingénierie et au conseil

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Logo provisoire du cluster Ingera.
Logo provisoire du cluster Ingera. (Crédits : DR)
A fin du mois de septembre, un nouveau cluster dédié aux métiers de l'ingénierie et du conseil verra le jour en Rhône-Alpes et Auvergne. L'objectif étant de donner une nouvelle énergie à cette filière dont le poids économique en région atteint deux milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Forte de plus de 20 000 emplois répartis sur les régions Rhône-Alpes et Auvergne et d'un chiffre d'affaires significatif de deux milliards d'euros, la filière de l'ingénierie et du conseil souhaite aller plus loin et sortir de l'ombre en mettant en lumière ses métiers et savoir-faire. Une volonté née d'un consortium d'une dizaine d'acteurs qui a décidé de créer un cluster dédié à leur filière pour impulser une nouvelle dynamique.

Officiellement lancé à la fin du mois de septembre, « le temps de créer l'association, de déposer les statuts etc. », justifie Eric Van Eeckhout, directeur des opérations au sein du cabinet Alten et futur président de la structure, le projet baptisé Ingera sera présenté à Lyon devant les professionnels, industriels et pouvoirs publics le 10 juillet à l'occasion d'un colloque.

Fédérer le plus largement

« Très » ouvert, ce nouveau cluster souhaite capter l'ensemble des acteurs de l'ingénierie et du conseil et au-delà, en fédérant industriels, écoles, centres de recherche et pouvoirs publics afin de faire connaître ses forces au plus grand nombre mais surtout dans le but de favoriser les synergies.

« Nous n'avons pas besoin d'être connu du grand public car nos clients sont des professionnels, souligne Eric Van Eeckhout. Malgré cela, notre valeur ajoutée est peu visible auprès même de nos partenaires notamment sur notre capacité à créer des emplois chez les jeunes ou à innover. C'est ce que nous voulons combler. »

Outre la promotion des métiers de l'ingénierie et du conseil, le cluster se donne comme feuille de route de créer de la valeur à la fois pour l'ensemble des acteurs mais aussi pour les territoires.

« Cette valeur ajoutée s'articulera non seulement autour de l'excellence dans les pratiques du domaine, mais aussi et surtout dans la catalyse des démarches communes innovantes qui permettront, à terme, de stimuler efficacement les entreprises locales et leurs actions à l'international. »

Labellisé cluster par la Région Rhône-Alpes ?

Soutenue par la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon et les syndicats Syntec et Cinov, l'association, baptisée Ingera, est la première initiative du genre en France multifactoriels.

Des discussions sont en cours également avec la Région Rhône-Alpes pour labelliser officiellement ce nouveau cluster. Si cela est rendu possible, Ingera pourrait alors intégrer le cercle très prisé des 12 clusters rhônalpins et donc, bénéficier de subventions et d'un appui politique « non-négligeables ».

 

 

 

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a écrit le 02/07/2014 à 18:56 :
Si j'ai bien lu l'article, l'objectif véritable du cluster c'est d'être une machine à obtenir des subventions.
Curieuse conception de l'économie moderne.
Est-ce que la subvention est le seul ressort d'un écosystème qui doit favoriser la création de valeur dans les entreprises?
Et que penser de ce jargon
"l'excellence dans les pratiques du domaine, mais aussi et surtout dans la catalyse des démarches communes innovantes". (sic)
Voila un galimatia très éloigné du monde économique réel!
Réponse de le 03/07/2014 à 13:34 :
La réaction à brûle-pourpoint de Business Angel témoigne d’un parti pris dont on ne peut que s’étonner. Pourquoi focaliser ainsi sur la captation très hypothétique de subventions alors que le sujet porte sur une initiative entrepreneuriale intéressante ? Dans un contexte économique difficile où tout un chacun se fait fort de chercher de nouvelles idées, certains prennent un malin plaisir à les démonter avant même qu’elles aient pu se matérialiser.
Ce que je comprends pour ma part, c’est que de nombreux acteurs de la profession désirent agréger leurs forces pour trouver de nouvelles façons de créer de la valeur. La démarche est plus que louable et saura, je l’espère, fédérer les acteurs du domaine.
Réponse de le 03/07/2014 à 17:38 :
La captation de subvention n'est pas du tout hypothétique comme l'affirme Sampler.
Pour pouvoir en obtenir le consortium se fixe comme première tâche d'être labelliser par la Région RA . C'est écrit en toutes lettres à la fin de l'article
Réponse de le 04/07/2014 à 0:33 :
Business Devil ne comprend pas l'intérêt de développer des clusters ou des collaborations entre entreprises dans un même domaine. Faute de pratique ? Il focalise sur des subventions qui n'existeront pas ou seront à la seule hauteur de l'animation d'une association, ce qui ne peut être qu'un effet de levier sur le business.
Je me réjouis de l'initiative prise, qu'elle débouche sur un succès ou un échec, et je continue à détester tout ce qui ne fait que tuer les initiatives : c'est tellement plus facile !
Réponse de le 04/07/2014 à 17:25 :
Ces clusters montés en association ne vivent pas de subventions d’autant que celles-ci, lorsqu’elles existent, ne couvrent qu’une faible partie de leur fond de roulement. Preuve en est que certains clusters « non officiels » perdurent et apportent une vraie valeur ajoutée dans le monde des affaires. Le sujet n’est donc pas celui de l’apport de fonds publiques mais celui des moyens mis en œuvre et de leurs effets.

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