Les HCL ont approché l'équilibre d'exploitation en 2016

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(Crédits : DR)
Le deuxième CHU de France a enregistré un déficit d'exploitation réduit à 3,4 millions d'euros, en 2016, contre 25 millions d'euros initialement prévus. Cette année l'institution devra encore supprimer une centaine d'emplois en net.

Les Hospices Civils de Lyon (HCL) qui, en décembre dernier, avaient anticipé 25 millions d'euros de déficit d'exploitation pour 2016 ont bouclé l'exercice avec une perte réduite à 3,4 millions d'euros.

"La fin de l'année a été marquée par une forte amélioration de la valeur moyenne des cas traités", a expliqué ce vendredi Dominique Deroubaix, son directeur général. Par ailleurs, le processus de certification des comptes auquel est soumis le CHU depuis un an, "a constaté des provisions non nécessaires".

Ces deux paramètres ont contribué chacun pour moitié à la réduction du déficit.

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Nouvelles contraintes budgétaires

Si bien que les HCL abordent 2017 avec des bases financières plus solides qu'ils ne l'imaginaient. Ce qui est bienvenu puisque entre la revalorisation du point de la fonction publique (correspondant à 2 % de la masse salariale), la baisse des tarifs (autour de 1,5 %) et des crédits Migac (mission d'intérêt général), les hôpitaux lyonnais comptabilisent une amputation de 4 % du budget. D'où de nouveaux efforts d'efficience fixés à 38 millions d'euros et des coupes supplémentaires dans les emplois.

"Depuis 2008 nous avons supprimé l'équivalent de 1 100 emplois en net, tous services compris, rappelle Dominique Deroubaix. Cette année, nous supprimons 217 postes et nous en créons un peu plus de 100."

Mobilisation de tous

Portant un regard sur la décennie écoulée, Gérard Collomb, président des HCL, et Dominique Deroubaix se sont dit fiers de la transformation de l'institution qui perdait 94 millions d'euros en 2008.

"Tout le personnel s'est investi", a noté le sénateur-maire.

De son côté le directeur général a évoqué une mobilisation exceptionnelle de tous pour s'adapter aux contraintes sans que soit sacrifiée la qualité.

"Nous avons obtenu les meilleures notes parmi les CHU de la Haute autorité de santé qui a certifié nos établissements", s'est il réjoui.

Pour la suite, la réflexion est lancée pour la feuille de route 2018-2022. Et la priorité sera donnée à la prise en charge des patients. Et la qualité de vie au travail.

120 millions d'euros d'investissements prévus

La moitié du parc hospitalier a été rénové à ce stade. Les investissements vont se poursuivre. Une enveloppe de 120 millions d'euros est programmée pour 2017. Le nouveau pavillon H de l'Hôpital Edouard Herriot ouvrira au printemps 2018, la deuxième tranche de la restructuration de l'Hôpital Louis Pradel démarrera cet été.

A l'Hôpital de la Croix-Rousse le jury délibère sur l'attribution du chantier de construction d'un bâtiment consacré aux maladies infectieuses. Au centre hospitalier Lyon Sud, la modernisation des blocs d'urgence et des urgences est prévu dans le PGFP ( Plan global de financement pluriannuel).

La CFDT positive

"Présenter le CHU de Lyon sous un jour positif, c'est bien, reconnait Olivier Brun, délégué CFDT interrogé par Acteurs de l'économie-La Tribune. Depuis huit ans, nous avons fait d'énormes gains de productivité. Aujourd'hui nous avons atteint le maximum de notre vitesse."

Au plan social, il apprécie cette initiative récemment concrétisée sous forme d'un guide pratique pour accompagner les agents dans la reprise du travail, quelque soit la cause de l'arrêt.

Les HCL en chiffres

  • Budget 2016 : 1,75 milliard d'euros de produits
  • Capacité d'autofinancement : 91 millions d'euros
  • Endettement : 826 millions d'euros
  • Agents : 23 000
  • Compte de résultat consolidé : 26 millions d'euros d'excédent intégrant 22 millions d'euros de cession d'actifs.

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Commentaires
a écrit le 14/03/2017 à 19:17 :
On va vers le mieux mais il faudrait préciser que les différentes rénovations actuelles ne sont pas financées par les HCL mais directement par l'ARS ou diverses subventions ministérielles. Tout ça est un cadeau du contribuable donc cet équilibre budgétaire est largement fictif.
Pendant ce temps, les établissements privés doivent auto-financer tous leurs travaux...

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