Alpes Is (h) ere, nouvelle marque territoriale

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Le président du conseil départemental, Jean-Pierre Barbier, a présenté la nouvelle marque, Alpes Is(h)ere.
Le président du conseil départemental, Jean-Pierre Barbier, a présenté la nouvelle marque, Alpes Is(h)ere. (Crédits : ML)
Après Only Lyon, Savoie Mont-Blanc et Auvergne Nouveau Monde, c’est désormais au tour du département de l’Isère de sauter le pas, avec la création de sa toute nouvelle marque territoriale, Alpes Is(h)ere. L’objectif ? Une marque pour promouvoir les atouts de l’Isère, et pour se positionner face à la concurrence.

Ce n'est pas encore un label, mais la possibilité n'est pas exclue pour autant. Lors du lancement de la marque Alpes Is(h)ere, le président du conseil départemental, Jean-Pierre Barbier (LR), a affirmé que le label était "ce vers quoi l'on aimerait tendre, dans un second temps". Car pour l'instant, l'objectif du département est déjà de rattraper le retard qui avait pu se glisser face à d'autres acteurs institutionnels comme la métropole de Lyon ou la Savoie, mais qui pèse fort sur l'économie. Cet atout ? Le marketing territorial.

Lire aussi : Comment les territoires défendent leurs marques

"Aujourd'hui, il est triste de voir que lorsqu'on va dans une certaine station de sports d'hiver, l'un des hôtels vous offre un panier garni avec des produits de Savoie... Même si le joli logo en croix est joli", rappelle Jean-Pierre Barbier.

La nouvelle mission de cette marque territoriale est donc double : accroître la visibilité et le rayonnement de l'Isère au niveau national mais aussi international, construire une identité partagée par tous les habitants, mais aussi devenir un vecteur d'économie et de commerce avec la possibilité, pour les acteurs qui produiraient des produits de qualité en Isère, d'apposer le logo sur leur production.

Devenir un lieu incontournable

"L'objectif n'est pas de faire un label payant, mais dont chacun puisse se saisir", rappelle le président, qui précise toutefois que pour une utilisation dans un cadre commercial, les entreprises devront répondre à un cahier des charges certifiant la provenance de leur produits et leur qualité.

Ce nouveau logo, qui rappelle à la fois la montagne (avec le A emprunté aux Alpes), et la référence à un lieu incontournable avec sa flèche (autrement dit, l'Isère), a également été pensé pour être compréhensible par les étrangers, avec un jeu de mots autour de l'expression : "Alps is Here".

Autre originalité : il a été développé en interne par les équipes de communication du département de l'Isère, avec l'accompagnement par l'agence de communication Mad Design pour un budget de 10 000 euros Une vidéo de promotion a également été mis en ligne afin de clamer haut et fort les "valeurs" du département, à savoir les Alpes, les sports outdoors, l'excellence scientifique et la capacité d'innovation.

4e marque territoriale de Rhône-Alpes

"Pour l'instant, la première étape est de promouvoir et de lancer cette marque ici. Mais la deuxième étape sera nécessairement de la communiquer ensuite auprès des acteurs nationaux, avec une stratégie globale", estime Jean-Pierre Barbier.

Cette marque, qui devient la quatrième marque touristique d'Auvergne Rhône-Alpes, pourra ainsi être utilisée dans le domaine de l'industrie agroalimentaire et de la gastronomie, du tourisme, ou encore de la culture. "Mais ce logo n'a pas vocation à remplacer le logo de notre institution. Nous n'allons pas repeindre toutes les bannières du département", rappelle le président, qui vise avant tout à apposer cette marque sur les initiatives liées au développement du tourisme. "Une arme de séduction massive", d'après le magazine du Conseil départemental, Isère Magazine. Verdict d'ici quelques mois !

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Commentaires
a écrit le 21/01/2017 à 12:16 :
Voilà ce qui se passe lorsqu'un pays multiplie les "territorialités", les strates inutiles (de préférence non sanctionnables par les citoyens), et fait des réformes administratives "hors sol" bricolées.
a écrit le 20/01/2017 à 17:33 :
Quelle sottise ! Le Dauphiné mérite tellement mieux qu'un anglicisme.
A l'heure du Brexit, c'est aussi décalé qu'affligeant, et à quel prix ...

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