French tech : les communautés s'activent sur les réseaux sociaux

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(Crédits : Rémi Benoit)
Une étude publiée cette semaine s'attarde sur "la performance et visibilité des Métropoles labellisées French Tech sur les réseaux sociaux", lors de la période (restreinte) du 1er au 31 octobre 2015. Parmi les grandes villes, Bordeaux est au top, Lyon proche du flop. Aix-Marseille fait figure de joli challenger.

La French tech s'est engagée à accélérer la croissance des startups et à fédérer l'écosystème numérique français. L'un de ces leviers repose sur la communication, comme le prouve, par exemple, l'enveloppe de 15 millions d'euros alloués au rayonnement.

Pour s'assurer une visibilité, les réseaux sociaux sont des outils indispensables. Mais les 18 métropoles/territoires labellisés sont-ils à la hauteur ? Quelle entité est la plus performante dans ce domaine ? Quels sont les réseaux privilégiés?

Bordeaux, champion de la com'

Une étude menée par la startup Digimind permet de donner une tendance. Importance des communautés, taux d'engagement ou encore dynamisme des interactions sont passés au crible. Limite du document, la période étudiée est courte : seulement un mois, du 1er au 31 octobre 2015. À noter que les réseaux plébiscitées sont sans surprise Facebook et Twitter.

Bordeaux Métropole numérique ressort première de ce classement, à la fois en termes de "communautés" que "d'interactions". Elle fédère, additionnant les deux réseaux sociaux, environ 8 200 abonnés. Bordeaux French tech a notamment profité de l'annonce de sa labellisation, le 19 octobre, pour s'étoffer.

La stratégie de publication porte sur les nouvelles de l'écosystème aquitain (nouvelles startups ou structures d'accompagnement, levées de fonds), et les posts "événements" qui permettent de notifier l'organisation de conférences destinées aux entreprises du territoire.

Sur la deuxième marché du podium, la communauté Nantes Tech, avec 7 680 abonnés. Lyon French Tech se classe troisième avec 6 360 membres. Lot de consolation, elle est la plus présente sur Facebook, avec 2 130 suiveurs. Toulouse occupe la 4e place avec 5 520 membres.

French tech

french tech

Toujours sur la période étudiée , les interactions suscitées révèlent le poids et l'influence digitale de chaque groupe labellisé. À ce niveau, Bordeaux occupe également la première place de ce classement grâce à des membres actifs et réactifs.

Surprise, Aix Marseille French tech, pourtant au 10e au rang des "communautés" (3445 abonnés), se place à la deuxième place du classement "interactions", avec pas moins de 1 740 notifications sur la période. Rennes, Avignon, et Nantes Tech complètent le tableau. Lyon French Tech enregistre 979 interactions.

French tech

Et si Aix-Marseille enregistre ce nombre d'interactions, c'est car elle est très dynamique en termes de publication. Pas moins de 620 posts du 1er au 31 octobre.

"Le choix de multiplier ses messages sur Twitter - tout en maintenant un rythme de post sur Facebook élevé - semble payant", commente l'étude.

Les sudistes sont loin devant Rennes (205) et Toulouse (260), alors que Lyon est à la traîne, avec seulement 88 publications. Cet article changera-t-il la donne ?

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Commentaires
a écrit le 25/02/2016 à 10:29 :
Le danger de ce genre d'approche c'est que l'on en vient à juger de l'efficacité d'une structure par le buzz qu'elle crée ! a quand l'indexation des crédits FrenchTech sur le nombre de tweet ... même si ces crédits sont gaspillés en soirées people et autres stands dans les foires internationales... sans aucun résultat tangible au niveau des startups, de l'emploi et du retour sur investissement.
A ce compte-là, la personne la plus importante en France est Nabilla !!!
Mais tout ce la n'est pas si grace puis que c'est de l'argent public ! ;-))
Réponse de le 02/03/2016 à 10:33 :
La visibilité sur les RSE, ne se pas fait uniquement par de la RP et autres
garden party mais aussi en donnant du sens à ses actions et ou orientations sociologiques.La publication d'articles de fond ou infos éco doivent largement contribuer à la notoriété du site
Il faut aussi l'envisager comme un tremplin pour l'investissement éco privé.Attirer des entreprises sur la nouvelle éco digitale est primordial
N'oublions pas que le client final est 'phygital '

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