Schneider Electric veut réduire et rajeunir ses effectifs français

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Le projet GreenOvalley du géant Schneider, à Grenoble.
Le projet GreenOvalley du géant Schneider, à Grenoble. (Crédits : Groupe-6)
Le spécialiste des équipements et solutions électriques veut veut alléger et rajeunir ses effectifs en France.

Le géant français des équipements et solutions électriques Schneider Electric a entamé des discussions avec les organisations représentatives du personnel autour d'un accord "compétitivité emploi". L'objectif est de revoir les conditions de travail des salariés et de rajeunir les effectifs en France. Le groupe, fortement ancré à Grenoble, emploie environ 19 000 personnes en France, alors que son activité ne représente plus que 6 % de son activité mondiale, selon le dernier bilan de l'entreprise. Celui-ci faisait état d'un chiffre d'affaires mondial de 24,7 milliards d'euros en 2016.

Pour rajeunir ses effectifs en France, Schneider envisage un plan de départs volontaires pour ses salariés proches de la retraite, soit potentiellement 3 200 à 3 300 personnes, ont affirmé mercredi les syndicats du groupe, cités par l'AFP. La direction a présenté mardi ses propositions aux organisations syndicales.

"La direction envisage de proposer un plan de départs volontaires à tous les salariés (...) qui seraient à 3 ans ou moins de l'âge légal de départ à la retraite", indique la CFTC de Schneider dans un communiqué, ajoutant que "près de 3 300 salariés seraient concernés".

"Impasse des négociations"

En faisant la "projection de potentiels départs" d'ici à six ans pour les personnes qui auront atteint 62 ans, cela correspond à 3 200 postes, selon Yvon Mory, coordinateur CFDT du groupe. En parallèle, le groupe embaucherait "1 000 à 1 500 personnes sur 3 ans, dont 70 % de moins de 30 ans", selon la CFE-CGC, cité par l'AFP.

Par ailleurs, Schneider veut faire évoluer la durée du travail dans ses entités françaises dans le but "d'amener tout le monde en production aux 35h, avec des flexibilités" alors que, sur certains sites, "on a des contrats à 30h, 32h", explique Yvon Mory. Le temps de travail des cadres serait augmenté pour atteindre 218 jours par an, contre "entre 207 et 212 jours" actuellement, selon la CFTC, qui demande, comme les autres syndicats, des augmentations de salaires en compensation.

La négociation est actuellement dans "une situation d'impasse" après six réunions, a indiqué M. Mory. "On n'a rien négocié" jusqu'à présent, c'était plus "des présentations" de la part de l'entreprise, regrette-t-il.

La CFE-CGC se dit, elle, inquiète "de la réelle volonté de Schneider de développer les activités en France".

La direction souhaitait jusqu'à présent boucler la négociation mi-juillet. Une prochaine séance de négociation est prévue la semaine prochaine.

(Avec AFP)

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