Aubert & Duval : vers une sortie de crise à Firminy ?

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Image d'illustration
Image d'illustration (Crédits : Michel Labelle)
La contestation liée au souhait de l'entreprise de transférer l’aciérie de Firminy vers le site des Ancizes (Puy-de-Dôme) pourrait se terminer ce lundi. Mais l'avenir du site reste en suspend.

Article publié le 21/11/16 à 11:18. Actualisé le 22/11/16 à 14:44

Alors que la sortie de crise était envisagée lundi, après environ un mois de conflit, les grévistes du site Aubert & Duval de Firminy ont refusé l'accord négocié vendredi par les syndicats. Ainsi, la direction de cette filiale du géant Eramet envisageait mardi un arrêt provisoire complet du site pour "défaut d'activité", selon l'AFP. Le blocage porte principalement sur le rattrapage des heures de grève.

Déclenchée le 24 octobre, la colère des salariés du site de Firminy (Loire) d'Aubert & Duval, spécialisée dans la métallurgie, s'expliquait par le choix de l'entreprise de fermer l'aciérie locale pour la rapatrier sur le site des Ancizes (Puy-de-Dôme).

Modification de l'activité

Si le destin du site n'est pas remis en cause - le groupe entend toujours transférer l'aciérie -, un accord aurait été trouvé sur les conditions financières de paiement des jours de grève. Le projet de fermeture de l'aciérie de Firminy est prévu pour mi-2017, avec la suppression de 60 à 70 postes sur 230.

La direction souhaite spécialiser le site ligérien dans la forge et l'usinage de pièces unitaires de grande dimension, à plus haute valeur ajoutée. Elle fait valoir que "du fait de la baisse des commandes, l'atelier d'aciérie de Firminy ne fonctionne qu'à 30 % de ses capacités, ce qui génère des pertes chroniques pour l'entreprise", relève un proche du dossier à l'AFP.

Pour celala procédure de restructuration est suspendue pendant quatre mois, afin de permettre à un cabinet extérieur désigné par le comité d'entreprise de faire une analyse de la situation économique de l'entreprise et, le cas échéant, de faire des propositions alternatives.

"Subventions suspendues"

Les décisions d'Auber et Duval ne font pas l'unanimité dans la sphère politique, notamment auprès du conseil régional Auvergne Rhône-Alpes, qui avait accordé une subvention exceptionnelle de 1,12 million d'euros début 2016. Lors de la dernière séance plénière de l'assemblée, jeudi dernier, le président Laurent Wauquiez (Les Républicains) a annoncé vouloir suspendre cette dotation publique.

Aubert et Duval appartient depuis 1999 au groupe Eramet, coté en Bourse. Cette entité, rattachée à la branche alliage, emploie 4 000 salariés pour 800 millions d'euros de chiffre d'affaires.

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