Et si Total quittait Lyon ?

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Incident technique à la raffinerie Total de Feyzin, jeudi 8 décembre. Photo prise par Yannick Devesvre, photographe chasseur d'orages.
Incident technique à la raffinerie Total de Feyzin, jeudi 8 décembre. Photo prise par Yannick Devesvre, photographe chasseur d'orages. (Crédits : Yannick Devesvre)
Alors qu'un incident technique s'est déclaré jeudi 8 décembre, sur la raffinerie Total de Feyzin, obligeant le groupe français à activer une torche dégageant une fumée noire visible à plusieurs kilomètres et aux conséquences environnementales certaines – qui viennent s'ajouter à l'épisode de pollution que connaît le territoire, Acteurs de l'économie-La Tribune pose la question d'une éventuelle fermeture du site. Les sombres rumeurs sur l'avenir de la plateforme pétrochimique pourvoyeuse de près de 3 000 emplois (in)directs, ne sont pas nouvelles. L'actualité sociale, le contexte de la filière et la stratégie du groupe les exacerbent toutefois, et inquiètent les pouvoirs publics locaux. Un sujet hautement sensible. Aujourd'hui fiction, le spectre n'est pas, à moyen terme, une illusion. Pour quelles conséquences ? Et quelles ripostes ?

Article mis à jour le 9 décembre

L'annonce n'avait fait qu'ajouter un peu plus d'huile sur le feu... et fait craindre le pire. Le 24 mai, alors que des manifestations contre la loi travail se tenaient un peu partout dans l'Hexagone, le PDG de Total Patrick Pouyanné menaçait les grévistes des cinq raffineries du groupe, bloquant les sorties des usines, de « revoir » ses investissements prévus en France.

« C'est quelque part une forme de rupture du pacte qui lie à la fois nos employés et notre entreprise, avait-il avancé en marge de l'assemblée générale des actionnaires. Cela va nous conduire à réviser sérieusement nos plans d'investissements dans l'ensemble de ces sites. »

Une annonce - ou du chantage ? -, loin de rassurer les salariés plusieurs fois inquiets sur leur sort ces dernières années.

Mais si au fond, cette déclaration du patron de l'un des plus grands groupes industriels mondiaux, n'était que l'arbre qui cachait la forêt ? Cette sortie était-elle calculée, mesurée, anticipée ? Les interrogations demeurent. Par le passé, le pétrolier (qui a réalisé 9,2 milliards d'euros de résultat net en 2015) s'est déjà illustré en prenant des mesures drastiques, comme la fermeture de la raffinerie des Flandres à Dunkerque (2010), reconvertie en centre de formation aux métiers de la pétrochimie, associé à un dépôt pétrolier.

Face à l'érosion de ses marges dans le raffinage et afin de rester leader, le groupe s'est engagé dans des restructurations massives en 2015 afin de transformer ses raffineries en usines rentables et compétitives.

Total souhaiterait se diversifier dans la production d'electricite

Patrick Pouyanné, PDG de Total.

Ainsi, 200 millions d'euros seront investis à La Mède dans les Bouches-du-Rhône pour transformer la raffinerie - qui perdait 100 millions d'euros par an - en un site de production de bio-carburants, supprimant au passage 180 emplois. Quatre cents millions d'euros sont prévus sur la raffinerie de Donges, en Loire-Atlantique - elle aussi déficitaire. Seuls ses trois autres sites de Gonfreville (Haute-Normandie), Grandpuits (Seine-et-Marne) et Feyzin résistent et poursuivent leur activité de raffinage. Mais pour combien de temps encore ?

Rumeurs fondées ?

Ce vaste programme mené par le successeur de Christophe de Margerie, décédé accidentellement en 2014, doit par ailleurs garantir l'activité et l'emploi sur le sol français. « Personne ne sera licencié », avait assuré Patrick Pouyanné dans la presse, Total employant 3 900 salariés sur l'ensemble de ses cinq sites. Mais sa récente déclaration, suite aux blocages des raffineries, pourrait signer, dans l'absolue, un coup d'arrêt avec les répercussions que cela laisserait entrevoir. Et parmi elles, la raffinerie de Feyzin fait couramment l'objet de rumeurs sur le maintien de son activité.

Installée en bordure du Rhône, à une poignée de kilomètres de Lyon, la raffinerie Total est un acteur historique et majeur de la Vallée de la chimie (qui s'étend sur 25 kilomètres, le long du Rhône, irriguant bien au-delà de la région Auvergne Rhône-Alpes. Située en zone urbaine et « plus petit site » du groupe français, son avenir est régulièrement remis en question et inquiète tant les pouvoirs publics locaux que les acteurs économiques. Mais rassurerait et satisferait les défenseurs de l'environnement.

« Ce n'est pas nouveau, j'entends cela depuis plus de 30 ans », remarque un ancien directeur du site. Mais ces rumeurs récurrentes sont-elles bien incongrues ? Ou s(ont)-elles (été) bien réelles ?

Feyzin Raffinerie

Les éléments recueillis par Acteurs de l'économie-La Tribune montrent qu'une menace plane toujours au-dessus de la Vallée de la chimie comme la trace laissée dans le ciel par la flamme sortant de la torchère de la raffinerie. Et lorsque certains s'avancent sur des projections de fermeture de l'activité raffinage à plus ou moins long terme, d'autres s'inquiètent des répercussions qu'une telle décision - si elle s'avère un jour réelle - pourrait avoir sur l'ensemble de la filière régionale.

Rentable

La raffinerie Total forme la pierre angulaire du couloir de la chimie desservant un « marché local clé ». Avec le bassin de population de la métropole de Lyon et sa situation sur le pipe-line Marseille-Strasbourg, ce furent les raisons de sa mise en service en 1964. Un choix stratégique pour le groupe français qui lui permet de rayonner sur toute la région Centre-Est.

« Feyzin n'est pas une petite raffinerie mais un site dont la synergie entre les parties raffinerie et pétrochimie est un vrai atout », prévient Georges Moreno, directeur du site.Une particularité qui lui permet de faire face à la baisse de l'activité raffinage les mauvaises années. « De plus, il s'agit d'une plateforme logistique desservant la région par camions, trains, barges et pipe-lines de 800 kilomètres », complète-t-il.

Si bien que Feyzin fait partie des trois raffineries du groupe à ne pas perdre d'argent. Selon l'ancien directeur, l'entreprise pouvait récupérer jusqu'à 100 millions d'euros annuels de marge sur le raffinage. « Si la direction décide de rester, c'est parce que l'activité est profitable », soutient-il toujours, du moins pour le moment.

« Actuellement, elle se porte bien car le cours du brut est faible et les marges toujours aussi importantes », reconnait Michel Lavastrou, délégué syndical CGT à la raffinerie.

La plateforme de Feyzin est par ailleurs un acteur « majeur » pour le territoire avec un impact substantiel générant 2 000 emplois indirects selon certaines estimations et 650 directs, ou encore des taxes récoltées par la Métropole de Lyon, redistribuées aux communes (pour Feyzin, celle-ci s'élève à huit millions d'euros dont la moitié provient de Total, indique son maire). Dès lors, pourquoi Total se désengagerait de sa partie raffinage sur Feyzin ?

Vieillissante

Des éléments de réponses se trouvent tout d'abord dans la situation internationale que le secteur connaît ces dernières années. La consommation en hydrocarbure poursuit sa chute de parts de marché, les ventes d'automobiles électriques progressent (+ 64 % en France, en 2015), et les mesures environnementales sont toujours plus contraignantes pour les industriels (mise en place notamment du Plan de prévention des risques technologiques, PPRT). Ce contexte conduit Total à restructurer une partie de ses sites, et Feyzin n'y sera sans doute plus exempt à l'avenir.

« Ces contraintes font parties du durcissement de l'environnement auquel la plateforme doit faire face. Ce ne sont pas les seules. Il y a aussi des changements de spécification de produits à venir, la baisse du marché de fuel oil, etc., c'est une lutte continuelle mais qui se prépare longtemps en avance avec l'élaboration de plan long terme sur 10 ans », répond Georges Moreno.

Raffinerie du pétrolier français Total avec ciel nuageux, novembre 2014

Dans ce climat, des acteurs locaux sont circonspects sur l'avenir de l'usine de raffinage rhodanienne. « Elle est vieillissante et trop petite par rapport aux infrastructures qui se construisent ailleurs dans le monde », reconnait Philippe Massuyes, directeur de l'usine Bluestar Silicones (600 personnes sur Saint-Fons).

« A terme, une multiplication d'ouvertures de raffineries dans les pays du Golfe avec un produit fini livré pourrait avoir de lourdes conséquences pour la raffinerie », craint Yves Blein, député-maire PS de Feyzin et « premier supporter » du maintien du groupe sur sa commune (premier employeur et mécène).

De plus, « elle n'est pas située en bord de mer. Un important désavantage », remarque Simon-Pierre Eury, responsable du pôle entreprises, emploi, économie à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) Auvergne Rhône-Alpes, mais en bord d'autoroute, classée Seveso seuil haut. Et « depuis le sud de la France, vous avez suffisamment de tuyaux pour alimenter tous les clients de la région. Feyzin pourrait alors devenir un simple dépôt », projette même l'ancien directeur de la plateforme.

Sujet sensible

Le maintien de la raffinerie est observé de près, en particulier par les services de l'État, et ce depuis des années. Car malgré sa rentabilité, plusieurs fois son avenir a sérieusement été évoqué au point d'en inquiéter les pouvoirs locaux et nationaux.

« Nous avions eu de vraies incertitudes, il y a un ou deux ans, reconnaît laconiquement Simon-Pierre Eury, par ailleurs commissaire au redressement productif en région. Des réunions régulières ont lieu afin de balayer différents sujets mais sur ce type d'information très spécifique, cela ne se sait pas. »

Le sujet est donc hautement sensible et les défenseurs de l'environnement milite pour l'arrêt du site. Ainsi, les décisions futures sont négociées, non pas à Feyzin ou dans le bureau du président de la Métropole de Lyon Gérard Collomb mais à Paris, entre dirigeants de Total et ministres, et ce, dans la plus grande discrétion.

« Nous n'avons pas la maîtrise d'une fermeture ou d'une ouverture et ce pour Total ou d'autres. Nous faisons donc tout notre possible pour les garder ici ou les attirer », répond fataliste David Kimelfeld, 1er vice-président de la Métropole de Lyon chargé du développement économique.

Total estime que le prix du petrole restera faible au 1er semestre

Nombreux s'accordent à dire qu'un désengagement de Total de sa raffinerie serait vécu comme une « catastrophe » pour le territoire. Dans l'immédiat, elle reste en activité. Mais pour combien de temps encore ? Plusieurs acteurs estiment que cela ne durera pas éternellement.

« Elle exerce un rôle si capital qu'un départ porterait un coup terrible à toute la chimie mais aussi à l'industrie en général », avance Jean-Louis Martin, président de l'Union des industries chimiques Rhône-Alpes (UIC) qui, prudemment, pense qu'il n'y aura pas de décision sur les « cinq à dix ans à venir ». Yves Blein en est aussi convaincu :  « Le groupe n'est pas sous la pression de s'en séparer... du moins pas dans l'immédiat. » Mais « un jour, elle fermera », affirme formellement l'ancien directeur de Total qui défendait l'idée inverse, lorsqu'il y exerçait.

« Si tel est le cas, en revanche elle ne sera pas abandonnée mais transformée. Total ne laisse pas un site comme cela. Il a une responsabilité sociale et sociétale », nuance-t-il.

Un pronostic peu encourageant pour le site de Feyzin que les acteurs redoutent tant et pour lequel ils essayent de (se) rassurer, espérant que la date effective n'arrive pas de sitôt. « Le problème peut être pris également à l'envers : Total restructure en France et en Europe, ce qui peut profiter à celui de Lyon », remarque Jean-Louis Martin.

« Les critères pour son maintien, comme tout site industriel, sont sa rentabilité économique et son acceptabilité dans le territoire. Pour cela, dans un environnement très changeant et difficile, la plateforme doit continuer à s'améliorer en continu », répond sans dévoiler de chiffres, ni de projection, Georges Moreno.

Dépendance

Anticiper le départ de Total - ou d'un autre industriel de la Vallée de la chimie -, c'est la raison qui a conduit les politiques à se mobiliser activement et faire en sorte que les meilleures conditions soient réunies pour maintenir l'activité de la filière, mais aussi attirer de nouveaux acteurs. C'est toute l'ambition de l'Appel des 30. Un programme mené par la Métropole de Lyon autour d'industriels et de partenaires privés et publics, dont l'objectif est de « consolider la dynamique d'innovation de la Vallée de la chimie ».

« Un moyen d'accompagner la mutation du territoire, explique David Kimelfeld. L'enjeu est d'accueillir de nouvelles activités afin de mieux mailler les filières et se substituer à la trop forte dépendance de quelques-unes. Si nous restons les bras croisés, les industriels partiront. Pour cela nous devons donc être pro-actifs. Avec l'Appel des 30, nous avons cette volonté de faire peser en notre faveur une décision qui pourrait être prise par certains d'entre eux, aux lourdes conséquences pour la Vallée ».

Vallée de la chimie

La vallée de la chimie.

Une dépendance entre industriels - héritée d'un passé au cours duquel les grands acteurs comme Rhône-Poulenc ou Elf étaient les fleurons du territoire -, mais aussi entre les différents bassins (Roussillon, Les Roches, Le Pont de Claix- Jarrie, etc.) est une problématique régulièrement mise en avant. Elle a d'ailleurs été relevée dans le Contrat d'étude prospective dans la chimie-environnement en Rhône-Alpes, réalisé par EY. « Si ce haut niveau d'intégration inter-sites peut s'apprécier comme une force et garantit des débouchés de proximité pour les activités concernées, il reste une faiblesse de la filière, dont la pérennité peut être menacée en cas de défaillance d'un maillon de la chaîne ». Et les effets pourraient être dommageables.

« L'écosystème a trouvé son équilibre, les acteurs travaillent beaucoup entre eux, les liens sont forts, donc c'est extrêmement positif. Ceci étant, le risque est de constater un chamboulement de la filière, si un maillon venait à se fragiliser », reconnaît Jean-Louis Martin.

Cela aurait pu être le cas avec les dossiers Vencorex ou Kem One. Finalement, les activités ont été conservées, évitant le scénario catastrophe : l'arrêt des unités de production.

« Pour l'ensemble des industriels, il est indispensable de maintenir la chimie amont, développer la chimie avale et favoriser l'émergence d'une chimie nouvelle », rappelle le président de l'UIC Rhône-Alpes.

« Prévenir, anticiper et lutter, c'est notre mission », précise Philippe Massuyes, également trésorier de l'Union. La vigilance est donc permanente. Avec Total, fleuron de l'industrie française, elle l'est encore plus puisque l'image de la Vallée de la chimie (plus ou moins contrastée auprès des associations environnementales et d'une partie de la population) y est directement associée. Ce serait donc un coup dur pour le territoire et la filière.

Résilience

Que l'écosystème connaisse une défaillance et une fragilité soudaines, si un acteur majeur quitte le territoire, est une réalité. « Celui qui est à la source détient le pouvoir sur les autres », affirme Yves Blein. Pascal Tromeur, le reconnaît. Mais loin de faire des projections hasardeuses, le directeur d'Air Liquide préfère évoquer le phénomène de résilience d'un secteur qui a toujours su résister aux crises.

Baisse des resultats de total au 2e trimestre

« Le passé nous l'a montré, les industriels arrivent à s'adapter en permanence. Le territoire est solide. » Pour certains industriels comme Solvay, « même si nous avons intérêt que l'écosystème se porte bien, le départ d'un poids lourd n'aurait pas tellement de conséquences sur notre activité », souligne Emmanuel Murgue, délégué Rhône-Alpes pour le chimiste belge.

Avec l'arrêt de sa raffinerie, le groupe français ne pourrait cependant envisager un abandon total de son site. En effet, sa localisation reste stratégique puisque la compagnie pétrolière aura nécessairement besoin de dépôts de carburants.

D'autant plus qu'un démantèlement et les opérations de dépollution seraient beaucoup trop coûteux. Ce qui était encore classée dans la catégorie des rumeurs, il y a encore 10 ans, n'a jamais été aussi plausible que ces dernières années.

Dans un contexte atone, où le pétrole se raréfie et les consommations changent, ou les contraintes environnementales sont de plus en plus drastiques, d'autant plus que celle de Feyzin est située en très proche proximité des lieux de vie, il est certain que Total pourrait prendre de nouvelles mesures draconiennes à l'avenir. Jusque-là, sa raffinerie lyonnais y a échappé, mais jusqu'à quand ? Les pronostics sont ouverts.

  • Chiffres clés (source Maison de la chimie Rhône-Alpes)

- 1ère région française de production

- 50 000 salariés

- 14 communes impactées

- 11 000 hectares de sites industriels

- 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires (2013)

  •  Un PPRT « ferme »

Le Plan de prévention des risques technologiques conduit par la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) devrait être appliqué dans les prochains mois. Issu de la loi du 30 juillet 2003, sur la prévention des risques naturels et technologiques et sur la réparation des dommages, suite à la catastrophe d'AZF à Toulouse, cette mesure doit permettre la maitrise de l'urbanisation autour des sites industriels classés Seveso seuil haut. Ce qui n'échappe pas à Feyzin. La commune est d'ailleurs la dernière sur la liste à devoir l'appliquer car plus contraignant que les autres.

Dans les faits, le PPRT aura un impact sur les habitants voisins de Total. Certaines expropriations sont annoncées mais ce sont plutôt des aménagements sur les habitations qui seront demandés aux populations. « Les industriels ont déjà des contraintes très importantes, et si nous ne voulons pas d'un désert industriel, il faut un PPRT ferme », affirme Michel Denis, 1er adjoint à la mairie de Saint-Fons, responsable du développement économique.

  • L'Appel des 30

Initié en 2014 par la Métropole de Lyon, l'Appel des 30 est un programme qui veut donner les moyens de réussir la mutation éco-industrielle et éco-territoriale de la Vallée de la chimie en faisant face notamment à la transformation de la chimie lourde. La collectivité souhaite ainsi accueillir de nouvelles activités innovantes sur les terrains à réindustrialiser. Un gisement de 60 hectares étant disponible sur les sites de Solvay, BASF, Bluestar, etc. Un premier appel avait été lancé 2014, un nouveau le sera le 1er septembre, et les premiers projets devraient sortir de terre d'ici 2017. La collectivité s'est donnée l'objectif de créer 500 emplois d'ici 2020.

Photographie d'ouverture de l'article prise par Yannick Devesvre, photographe lyonnais chasseur d'orages. Découvrez sa page Facebook.

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Commentaires
a écrit le 15/09/2016 à 13:31 :
le raffinage est plus sur la sellette je pense, si on en juge par les greves des ouvriers nantis de ce secteur contre la loi el khonnerie qui ne les concerne finalement pas!
quand on fait des trous dans la coque, faut pas pleurer quand le bateau coule
a écrit le 13/09/2016 à 19:57 :
Ce n'est certainement pas l'augmentation de la part de marché des voitures électriques qui est à l'origine de la baisse des ventes car celle-ci reste marginale. La part des véhicules hybrides est plus importante, mais c'est avant tout la baisse de consommation de l'ensemble du parc automobile qui est derrière la baisse des ventes et ce grâce à l'amélioration des moteurs et à la disparition des plus vieux modèles d'occasion qui étaient des gouffres à essence. Aussi n'oublions pas les gouffres à essence que sont les poids lourds. Par contre à moyen-long terme, la part de marché des véhicules électriques va augmenter et cela aura bien sûr un impact important.
a écrit le 13/09/2016 à 15:41 :
Total n'a plus en France que des activités très résiduelles dans le domaine de la recherche et l'exploration pétrolière. Ajoutons un climat politique très agressif envers les pétroliers et des perspectives fiscales plus douces à l'étranger.

Depuis la fusion avec Elf, Total s'est largement émancipé du pays qui l'a vu naître et internationalisé, que ce soit du point de vue de son capital que de ses cadres. Il ne reste plus tellement de temps avant que la tour de la défense parte vers les Pays Bas où les gens roulent en vélo mais ne sont pas anti-pétrole par principe et refusent de diaboliser les énergies fossiles.
a écrit le 13/09/2016 à 13:39 :
fermer les raffineries d'un pays au prétexte qu'elles ne sont pas compétitives, ça revient un peu (beaucoup) à remettre la sécurité de son approvisionnement énergétique entre les mains de ses voisins. C'est "rentable" tant qu'on s'entend bien avec les voisins...En cas de brouille, il faudra quand même prévoir des vélos et des chars à boeuf...Mais il ne faut pas s'inquiéter n'est ce pas ?
a écrit le 13/09/2016 à 11:51 :
C'est le moment pour les élus de commencer sérieusement à faire preuve d'imagination et si TOTAL part c'est peut-être également l'occasion de lui faire payer sur le plan national un peu plus de charges et taxes afin de réorienter cet argent dans cette région pour y trouver des solutions.

Tant que les actionnaires sont gras et puissants il n'y a aucune raison de se faire du soucie pour eux, ce sont pour les salariés qu'il faut s'inquiéter.

Je vois un exemple dans ma région d'une usine, polluante, qui employait 1200 salariés, les propriétaires se succédant à sa tête n'ont jamais caché leur volonté de partir petit à petit, ce sont les élus qui sous des prétextes politiciens affirment que tout va bien, se fut d'abord les activités polluantes et maintenant c'est l'activité tout court, les machines seront transférées en Bulgarie, les décideurs de l'entreprise ayant même prévenu il y a 4 ans que dans moins de dix ans l'entreprise serait définitivement fermée.

Qu'ont fait les élus pour l'emploi dans la région ? Rien, ils ont détourné l'énorme quantité d'argent que versait l'entreprise à la commune, ils l'ont distribué à leurs copains entrepreneurs locaux et à eux-même sans n'avoir jamais eu une seconde l'idée d'investir cet argent pour l'emploi local.

Que font ils actuellement ? Toujours rien, ils détournent moins l'argent parce que yen à moins qui tombe, il n'y a plus que 480 salariés, mais continuent de ne pas penser à l'avenir des futurs chômeurs annoncés. La ville, créée autour de l'usine, crève mais ils s'en foutent. Et autant les anciens élus étaient vraiment corrompus autant ceux-là sont d'abord incompétents car stupides mais le résultat est strictement le même.
a écrit le 13/09/2016 à 11:21 :
Chômage écologique et air pur à la carte.

Bienvenus en Écologie.
Réponse de le 13/09/2016 à 13:10 :
Qui veut respirer de l'air pollué ? Ceux qui ne vivent pas aux alentours.

Faites attention au pseudo que vous portez, Voltaire était un esclavagiste certes mais par contre il n'était pas de mauvaise foi.
a écrit le 01/09/2016 à 15:46 :
Il n'embauche pas local, le chômage en hausse .

Tant mieux pour l'environnement!
a écrit le 31/08/2016 à 17:12 :
Une installation de risques majeurs, en moins, proche d'une très grande ville.
"voir Feyzins 1966''
Réponse de le 04/09/2016 à 11:44 :
entre emploi et risque il faut choisir,on nous dis tout et son contraire .il faut être vigilant sur les risques industriels bien sur mais aussi vis à vis dr l'emploi
Réponse de le 13/09/2016 à 11:37 :
@ marvan

L'emploi au prix de la santé humaine, quel intérêt ?

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