Groupe MG : redressement judiciaire de la filiale tuyauterie industrielle

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La crise de l'industrie pétrolière est l'une des raisons des difficultés de la filiale du groupe MG
La crise de l'industrie pétrolière est l'une des raisons des difficultés de la filiale du groupe MG (Crédits : DR)
L'activité placée sous l'aile de la justice représente le tiers des effectifs et le métier historique de Groupe MG, crée il y a plus de quarante ans puis cédé à ses fils par Jean-Paul Mauduy, président de la CCI Rhône-Alpes. Les autres sociétés, dans le traitement des eaux et l'intérim, ne sont pas concernées.

Depuis des années, en France, le secteur de la chaudronnerie et tuyauterie connaît des difficultés provoquées par de moindres investissements industriels. Pour compenser ce ralentissement, les entreprises de cette profession ont élargi leur offre en devenant ensembliers et en faisant de la maintenance. Cette stratégie suivie par Groupe MG à Chaponnay, dans le Rhône, n'était plus suffisante pour surmonter les écueils actuels. La PME familiale, crée il y a plus de quarante ans puis cédée à ses fils par Jean-Paul Mauduy, actuel président de la CCI Rhône-Alpes, a dû demander le placement en redressement judiciaire de sa filiale MG.

Un tiers des effectifs

Fabien Mauduy, le PDG, évoque "une baisse des commandes liées à la chute des prix du pétrole et l'étalement des investissements dans le nucléaire, une contraction des marges et une concentration du métier". La filiale protégée par la procédure judiciaire, prononcée le 8 décembre, représente environ un tiers des effectifs globaux. Elle emploie 106 salariés, répartis entre Chaponnay et l'implantation normande de Sandouville.

"Nous avons été contraints de procéder à un plan de sauvegarde de l'emploi en 2014, mais cela n'a pas suffi", regrette le dirigeant.

Eaux et intérim

Plusieurs hypothèses sont possibles pour la suite : "Un plan de continuation, un plan de cession, un rapprochement. À ce stade, nous ne savons pas encore quelle décision sera prise", confirme-t-il. Ni la holding ni les deux autres sociétés ne sont concernées. Vivaqua, créée en 2001, intervient dans l'ingénierie du traitement des eaux industrielles et Bird Interim, fondée en 2004, propose ses services pour les métiers de l'industrie, du BTP, du tertiaire et la logistique. Dans son périmètre total, le groupe pèse environ 30 millions d'euros de chiffre d'affaires.

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