Le verre, une industrie solide en Rhône-Alpes

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(Crédits : DR)
Le salon Glassman se tient à Lyon jusqu'au 7 mai. Souvent méconnue, l'industrie du verre représente 3,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France. La région Rhône-Alpes contribue à ce dynamisme, avec plus de 4 000 emplois directs permanents et la fabrication d'environ un million de tonnes par an.

La région Rhône-Alpes est un centre dynamique pour l'industrie du verre. Sept verreries sur les 25 présentes en France sont rhônalpines. Elles produisent environ un million de tonne de verre par an, sur les 4,6 millions annuels fabriquées dans l'Hexagone, pour un chiffre d'affaires de 3,8 milliards d'euros. Le secteur emploie environ 4 000 salariés permanents pour 12 000 emplois indirects dans la région. Une industrie qui doit jongler entre tradition et innovation. "Le paradoxe, c'est que nous sommes une industrie lourde et traditionnelle, devant garder des marqueurs forts, comme la transparence des produits, tout en apportant de l'innovation" , analyse Jean-Luc Logel, président de l'entreprise Iris-inspection Machines, en marge du salon mondial Glassman, dédié à ce secteur d'activité, qui se déroule le 6 et 7 mai à Lyon.

Capacité d'innovation

Certains grands comptes sont implantés dans la région Rhône-Alpes. C'est notamment le cas de l'entreprise O-I, héritière du groupe verrier BSN (Boussois-Souchon-Neuvesel) fondé dans les années 60 par Antoine Riboud. Installée à Villeurbanne, O-I réalise aujourd'hui 2,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Cette année, pour assurer son développement, elle a investi 140 millions d'euros dans ses différents sites mondiaux, dont 40 en France, pour deux millions dans son usine "premium" de Veauche (Loire). C'est ici que sont notamment embouteillés une grande partie des contenants de Cognac et certains grands vins français.

Outre sa capacité de production, la Région se différencie par son potentiel d'innovation, avec la nécessité d'être performant autant sur le processus de production que sur l'expérience client. "Le passé de la machinerie lyonnaise et le potentiel technologique du territoire permettent l'essor de nouveaux procédés", souligne François Pierrot, vice-président d' O-I en charge du développement commercial.

On peut notamment citer l'entreprise MSK emballage (Ain), ou encore le stéphanois Bernard Bonnefond. Cette société spécialisée dans l'électrotechnique a pour cœur de métier l'équipement de transformateur de boosting électrique pour les fours des verreries. Elle propose désormais une innovation visant à lisser la consommation d'énergie des fabricants en fonction de leur production, avec un gain possible jusqu'à 10 %.

Un marché en mutation

Ces entreprises proposent de nouvelles solutions techniques pour gagner en compétitivité, dans un marché bougeant, notamment avec l'essor du recyclage et de nouvelles problématiques. "L'industrie du verre doit être en phase avec les besoins économiques, sociaux et environnementaux", estime Adeline Farrelly, secrétaire générale de la Fédération européenne des emballages en verre (Feve).

De nouvelles orientations qui vont permettre au marché du verre de continuer à s'ouvrir à d'autres segments. "Les modes de consommation se transformant, comme l'émergence de l'alimentation bio utilisant les contenants en verre, de nouveaux leviers de croissance apparaissent", conclu Jean-Luc Logel.

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Commentaires
a écrit le 03/07/2015 à 2:03 :
Excellente synthèses des enjeux actuels et surtout des opportunités pour cette industrie qui résiste à la fugacité des modes tout en se modernisant pour et par ses clients. Bravo à Maxime pour ce bel article.

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