Zannier  : les syndicats signent l'accord sur le PSE

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Le groupe Zannier emploie 3 500 salariés dans le monde pour un chiffre d'affaires de 700 millions d'euros.
Le groupe Zannier emploie 3 500 salariés dans le monde pour un chiffre d'affaires de 700 millions d'euros. (Crédits : YP)
Les salariés du groupe de mode enfantine Zannier ont obtenu l'allongement de la durée du congé de reclassement et une augmentation de l'indemnité supra-légale. Un accord signé in extremis.

Les négociations auront duré jusqu'au dernier jour de l'échéance légale. Jeudi, les syndicats (CFDT, CGT, CFE-CGC et CFTC) ont fini par signer un accord majoritaire portant sur le PSE du groupe Zannier basé à Saint-Chamond (Loire). Celui-ci a été validé dans la foulée par le comité d'entreprise du groupe.

220 emplois supprimés

Le leader mondial de la mode enfantine (marques Catimini, Chipie, Levis kid...), laminé par la concurrence mondiale, avait annoncé fin novembre un projet de réorganisation portant sur 220 suppressions d'emplois (dont 18 à Saint-Chamond), plusieurs fermetures de magasins et des regroupements de marques.

Au terme des négociations, les syndicats ont obtenu l'allongement de la durée du congé de reclassement de 7 mois à 12 mois, avec maintien de la rémunération à hauteur de 100 % du salaire net. Le montant de l'indemnité supra légale a également été revu à la hausse.

500 euros par année d'ancienneté

Les salariés ont finalement obtenu 500 euros par année d'ancienneté contre 430 euros proposés par la direction. Un montant qui passe à 700 euros pour les collaborateurs ayant travaillé plus de vingt ans au sein du groupe.

« La mobilisation du lundi 23 février, sur l'ensemble des sites du groupe, a pesé dans la négociation », se félicite Marie-Paule De Carvalho, déléguée syndicale CGT.

Mais lors des négociations, l'unité syndicale a également connu quelques brèches. Ainsi, la CFE-CGC s'était dernièrement désolidarisée des autres syndicats, estimant que les avancées obtenues étaient déjà « très significatives » et qu'il était risqué d'aboutir à une éventuelle non signature de l'accord. La Direccte doit valider le PSE d'ici mi-mars.

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