Maison Lejaby doit alléger ses effectifs

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(Crédits : Reuters)
Maison Lejaby, issue de la reprise en janvier 2012 des actifs du fabricant lyonnais de lingerie féminine, envisage la suppression d'une soixantaine de postes sur 200. Alain Prost a réussi à redonner une belle image à la marque et le fonds Impala, le nouveau propriétaire, a pris le risque de le soutenir dans son projet.

« Nous nous y attendions, plus ou moins ». C'est ainsi que  Nicole Mendez, déléguée Cfdt de Maison Lejaby, réagit au projet de plan social, annoncé par Alain Prost, le Pdg, vendredi 5 décembre. Cette fois-ci« les salariés n'ont plus envie de lutter. Ils sont fatigués. Toutefois, tout doit être fait pour préserver ce métier ». Les vingt dernières années de la marque de lingerie et corsetterie lyonnaise ont été ponctuées de nombreuses et douloureuses restructurations. L'acquisition des actifs de la société sous l'égide d'Alain Prost, en janvier 2012, s'était encore soldée par le licenciement de plus de la moitié des 450 personnes, encore présentes à l'époque. Le futur PSE envisage une soixante de suppressions de postes touchant toutes les catégories de personnel. Une trentaine de personnes éligible à la retraite dans les trois ans serait ainsi désignée pour quitter la Pme de façon anticipée.

Impala, le sauveur

Sans l'arrivée du fonds Impala qui a acquis 77 % du capital en misant près de 10 millions d'euros (Acteurs de l'économie du 28 octobre 2014), Maison Lejaby n'aurait pu faire face à ses engagements. Dès juin dernier, et avant même de devenir actionnaire, la structure financière parisienne présidée par Jacques Veyrat a injecté un peu plus de 2 millions de trésorerie pour payer les fournisseurs et ainsi faire redémarrer la production, selon nos informations. « Alain Prost a du repartir de zéro quand il a repris la société », reconnaît Nicole Mendez. «Beaucoup de cash a été investi dans la conception des collections », et le marketing. D'ailleurs, Maison Lejaby a réussi sur ce plan. Elle est référencée, à nouveau, dans les grands magasins, et en particulier les Galeries Lafayette. Toutefois, et près de trois ans plus tard, le fabricant n'a pas atteint son point mort. Certes, la chute des ventes en Russie, représentant environ 30 % du chiffre d'affaires (28 millions en 2013) a fortement pénalisé son nécessaire redressement.

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