Les ambitions d'Okko Hôtels sur Lyon

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(Crédits : DR)
Depuis le 1er décembre Okko Hôtels (4*) a ouvert à Lyon. C'est le troisième établissement d'une toute jeune chaine hôtelière qui ne cache pas ses ambitions pour Lyon et l'Hexagone.

"Nous avons l'intention d'être massivement présents à Lyon, trois à quatre Okko Hôtels sont envisageables d'ici cinq ans. Nous visons en priorité la Part-Dieu et les quais de Saône", déclare sans ambages Olivier Devys un des deux fondateurs de ce tout jeune acteur de l'hôtellerie en France. Tout jeune, pas vraiment puisque Olivier Devys ancien cadre chez Accor et fondateur de Suithotel et Paul Dubrule, co-fondateur d'Accor, sont les deux associés 50-50 dans cette affaire.

Chouchou de Trip Advisor

Installé quai Sarrail, dans l'ancienne Préfecture de Police, ce 4 étoiles propose sur 6 étages 85 chambres dont 6 premium. Olivier Devys a fait le forcing pour pouvoir ouvrir le 1er décembre afin de saisir l'afflux touristique à l'occasion de la Fête des Lumières et fin janvier, le flux plus professionnel cette fois du salon international SIRHA, poids lourds des métiers de l'alimentation, restauration, hôtellerie.

Ouvert en janvier 2014, l'Okko de Nantes a mis un an pour atteindre ses objectifs, celui de Lyon semble démarrer sur les chapeaux de roues : au 15 janvier 2015, avant même la tenue du Sirha, Okko brandit un taux d'occupation de 63% ; "ce qui n'est pas mal pour une chaine qui a zéro notoriété. Je suis même étonné par ce succès rapide, sur Trip Advisor nous sommes le troisième hôtel préféré des visiteurs sur une offre globale de 192 hôtels lyonnais".

No check in, no check out

Okko doit une partie de son succès à son concept innovant : établissement de centre-ville, il part du principe que le client passera peu de temps dans sa chambre, celles-ci sont donc de taille modeste, 20m2 ; en revanche tous les services ont été repensés pour booster la qualité tout en comprimant les prix. Ainsi pas de check in ou de check out, les réservations se font par internet, la clé de la chambre prend la forme d'un son numérique envoyé au client par sms sur son téléphone... Et tout est compris dans le prix de la chambre : vidéo à la demande, machine Nespresso, communications téléphoniques, snacking de qualité dans la salle à manger, petit déjeuner, aperitivo le soir... La clientèle visée est touristique ou d'affaires, individuelles et pour des courts séjours.

Pour Olivier Devys, l'offre hôtelière lyonnaise inadaptée explique aussi les bons débuts de Okko : "Lyon a fait des progrès considérables en terme de rayonnement, mais son hôtellerie n'est pas à la hauteur de ses ambitions. La ville se veut innovante, mais elle n'arrête pas de signer des contrats avec  des produits ringards. Il faut des concepts innovants".

Visées hexagonales

Selon le modèle économique des deux fondateurs qui ont injecté ensemble 4 millions d'euros de fonds propres (auxquels se sont ajouté une levée de capital de 1 million d'euros puis 1,5 millions d'euros en obligations convertibles) Okko Hôtels ne possède pas les murs, se veut juste constructeur et exploitant. Pour chaque hôtel, il recherche des investisseurs, celui de Lyon s'appuie sur trois actionnaires : un fonds loi TEPA, une personne privée et exceptionnellement Okko Hôtels.

Apparemment les candidats investisseurs ne manquent pas puisque après Nantes, Grenoble et Lyon, la chaine annonce en 2016 Rueil Malmaison (110 chambres), Cannes (125 chambres), Bayonne (92 chambres) ; puis en en 2017 Paris Porte de Sèvres (149 chambres), Dijon (103 chambres), Strasbourg (120 chambres), et Bordeaux. L'objectif est de 50 établissements d'ici dix ans. Pas de date précise pour les futurs autres Okko lyonnais, mais on semble sensible, du côté de la Métropole, aux projets de ce nouveau venu.

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