A Lyon, l'année noire des hôtels et restaurants

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(Crédits : Reuters)
2014 a été très compliquée pour la restauration et l'hôtellerie à Lyon, Janvier débute mal, et les professionnels comptent sur le Sirha pour bien débuter le nouvel exercice.

"C'est une très mauvaise année pour la restauration et l'hôtellerie à Lyon". C'est le constat que dresse l' Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) du Rhône, par la voix de son président délégué à l'Hôtellerie, Laurent Duc. A Lyon, le chiffre d'affaires global des établissements d'hébergement recul de 8 %, conséquence de trois premiers trimestres très compliqués, avant un redressement au quatrième. La Presqu'île est davantage touchée que le quartier d'affaires de la Part-Dieu. Dans la restauration, le bilan n'est pas meilleur, sur la fréquentation aussi bien que sur le chiffre d'affaires.

Un début d'année catastrophique

La conjoncture économique est restée difficile en 2014, ce qui s'est répercuté sur l'activité des restaurateurs. Le poste de dépense sacrifié en priorité par les clients est notamment celui de la consommation d'alcool, alors que cette activité permet de dégager une marge confortable pour les restaurateurs. "Le recul se situe entre 15 et 20 %", estime M. Duc. Par ailleurs, les professionnels n'ont toujours pas digéré le rehaussement de la TVA effectif depuis le 1er janvier 2014, à 10 %, "alors que les engagements sociaux pris lors de la baisse ont été maintenus", avance Philippe Florentin, président des restaurateurs pour l'UMIH Rhône. Et le début de l'année 2015 est catastrophique. "Ce sont les pires quinze premiers jours de janvier que j'ai vécu depuis mon arrivée à Lyon en 2009", poursuit le restaurateur.

L'impact positif des salons

Le rayonnement international de Lyon, grâce à ses nombreux salons, permet néanmoins à ces activités de maintenir la tête hors de l'eau. Celui  du salon international de la restauration, de l'hôtellerie et de l'alimentation (Sirha), qui se déroule du 24 au 28 janvier 2015 est important pour lancer l'année. Plus de 200 000 professionnels  et 139 nationalités sont  attendus. D'ailleurs, le taux de réservation est de 95 % pour les trois premières nuits, et de 100 % pour la nuit de dimanche à lundi. Les deux secteurs profitent également de l'ouverture au public du salon au grand public, pour la première fois, avec la création en parallèle de la Biennale Internationale du Goût (BIG), qui devrait attirer des visiteurs supplémentaires. Durant le Sirha à Lyon, du 24 au 27 janvier. les bars, restaurants et établissements de nuit pourront également rester ouverts jusqu'à 4 heures.

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Commentaires
a écrit le 02/02/2015 à 17:41 :
Pourquoi la Biennale Internationale du Gout ne se déroule-t-elle pas à la suite du SIRHA plutôt qu'en même temps ? J'espère que c'est pour le lancement... il faudrait arriver à en faire l'équivalent de la Fête de la Bière munichoise...
a écrit le 21/01/2015 à 11:45 :
Qu'on m'explique aussi (de manière détaillée) pourquoi les prix de la restauration sont si élevés ici en France par rapport à nos pays voisins.
Réponse de le 21/01/2015 à 14:31 :
Tout dépend de quel voisin. Vivant à la frontière suisse et me rendant très régulièrement à Lyon pour dîner, je trouve les prix raisonnables et ce, avant même l'envolée du franc suisse de la semaine dernière. Pour les belles tables en Italie les prix sont au moins aussi élevés qu'en France. Vous trouverez c'est sur des prix plus doux en Espagne, Portugal, Grèce qui ont des conditions salariales bien différentes des nôtres...
Réponse de le 27/01/2015 à 10:04 :
le coût des salaires : voilà la raison !!!! et les taxes qui nous assoment ....

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