Hans Anders, le géant de l’optique low-cost, débarque en Rhône-Alpes

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(Crédits : DR)
Le groupe d'optique low-cost néerlandais Hans Anders s'implante en Rhône-Alpes. Il ouvre une boutique à Grenoble et réfléchit à d'autres implantations dans la région. Son objectif : diviser les prix par deux.

On n'a pas fini d'entendre parler optique en France. Alors que la loi Hamon, adoptée en décembre, libéralise le secteur pour infléchir le prix des lunettes et des lentilles, le groupe néerlandais d'optique low-cost Hans Anders surfe sur le créneau et tisse sa toile en France.

Implanté sur le territoire français depuis 2006, le groupe vient d'ouvrir sa 50e boutique à Grenoble le 19 mars 2013. Le magasin, implanté dans le centre commercial Grand Place, pourrait être la première d'une chaîne : « Nous estimons qu'une ville comme Grenoble peut porter trois ou quatre magasins. Mais avant, nous voulons en ouvrir un à Lyon, plutôt du côté de Saint-Priest », déclare François-Xavier Jombart, directeur général du groupe en France.

Diviser le prix des lunettes par deux

Hans Anders ne perd pas de temps. Il faut dire que les arguments du numéro 1 aux Pays-Bas ont de quoi séduire les consommateurs français : « Tous les jours, les gens surpayent leurs lunettes. Une étude a révélé qu'en moyenne, chaque français dépensait 470 euros pour un équipement complet (monture + verre). Nous, nous leur proposons un produit à qualité égale pour un prix divisé par deux, soit 225 euros », poursuit le directeur.

Quelle est leur recette pour offrir ces prix cassés ? En fait, la stratégie du groupe, créé en 1982 à Rotterdam, repose sur quatre points essentiels : un budget de publicité minime (20 euros par paire contre 60 chez les autres opticiens), des boutiques plus petites, un partenariat privilégié avec un fournisseur japonais, concurrent d'Essilor, et l'absence d'ateliers de « taille » dans les boutiques. « Nous recevons les verres déjà taillés, ce qui nous permet d'économiser 30 000 euros de matériels par magasin », explique Cédric Roech, opticien chez Hans Anders à Grenoble.

Un modèle épuré mais efficace

Un modèle qui fonctionne, puisqu'en 2011, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires avoisinant les 200 millions d'euros. Avec 450 magasins basés aux Pays-Bas, en Belgique, en Suède et maintenant en France, le groupe souhaite continuer sur sa lancée : « Nous comptons 50 magasins en France et 100 collaborateurs. Nous avons pour ambition de doubler ce chiffre, dans les trois années à venir », précise François-Xavier Jombart. En attendant, l'ouverture d'une boutique Hans Anders est d'ores et déjà prévue à Caen. Et peut-être bientôt à Lyon : « Nous y pensons, mais tout dépendra des opportunités immobilières. Cela se fera, si c'est possible, dans l'année », souffle le directeur.

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Commentaires
a écrit le 15/04/2014 à 8:07 :
En France les marques de lunettes dictent leurs lois, les fabricants de verres aussi, on retrouve ce bisness dans les parfumeries.
Pour la fabrication au Japon, l'argument est vrai, mais depuis longtemps la France ne fabrique plus de TV par exemple, alors les verres de lunettes ne changeront pas grand chose.
a écrit le 10/04/2014 à 21:12 :
Essilor c est francais et ca fait bosser des francais, alors que les verres japonais, ca fait bosser des jap a 150€ par mois....
Réponse de le 11/04/2014 à 3:01 :
les japonnais sont la 2 ème puissance mondiale et ne gagnent pas 150 euros par mois ....
a écrit le 10/04/2014 à 17:49 :
Avant les lunettes c'était une mine d'or et un business super rentable mais ça c'était avant.

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