Guèze Salaisons affiche une croissance continue

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(Crédits : Guèz salaison)
Le charcutier ardéchois qui a fait de la qualité sa marque de fabrique a réussi à fédérer une économie locale et en particulier des éleveurs de porcs fermiers. Il affiche 12 millions d'euros de recettes pour l'exercice clos fin mars 2017.

Quand Christophe Guèze et son épouse Sylvie ont pris la succession de la charcuterie familiale éponyme en 1991, c'était alors un magasin et quatre personnes. Aujourd'hui l'entreprise, basée à Vernoux-en-Ardèche, emploie 110 salariés et annonce 12 millions d'euros de revenus pour l'exercice clos fin mars 2017, en croissance de 6 % sur l'exercice précédent. Et le rythme se poursuit en dégageant une confortable rentabilité.

Ainsi la PME peut autofinancer son développement. Ses trois unités de production de Bernoux-en-Vivarais, Saint-Just d'Ardèche et Sainte-Cécile-les-Vignes dans le Vaucluse bénéficient d'un volant d'investissement annuel cumulé de 500 000 à 800 000 euros. Un volume porté à un ou deux millions tous les trois ans, précise le patron.

En lien avec le terroir

Son succès le charcutier ardéchois, fondé en 1933, l'attribue à une démarche privilégiant la qualité et le terroir. L'Ardèche a été le premier département à décrocher une I.G.P (Identification géographique protégée).

"Nous travaillons avec l'économie locale", insiste Christophe Guèze. "Nous avons réussi à fédérer autour de nous plusieurs jeunes éleveurs de cochons, en particulier de la race Mangalitza, la plus rare au monde, élevée en plein air ".

La restauration scolaire

Les établissements Guèze commercialisent quelque 70 à 80 tonnes de charcuteries par an (charcuteries sèches, cuites et snacking) sous plusieurs marques (Guèze Ardèche, les charcutiers d'exception, Mamie Chazel, Lou Gousta...). La clientèle se répartit entre la GMS (un peu moins de 50 % de l'activité), les grossistes, les charcutiers d'exception. La restauration scolaire, aujourd'hui 8 % des ventes, est un débouché que Christophe Guèze souhaite voir croître pour donner aux enfants et collégiens le goût de la bonne charcuterie.

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