Sécurité : la police municipale de Lyon sera armée en 2016

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(Crédits : JBL/ADE)
Le processus qui doit conduire à l'armement de la police municipale de Lyon débutera début 2016 a indiqué le maire de Lyon Gérard Collomb. Les agents devront suivre une formation obligatoire pour porter une arme.

Le processus qui doit conduire à l'armement de la police municipale de Lyon commencera début 2016, a indiqué le maire PS de Lyon, Gérard Collomb, ce vendredi lors d'un point presse sur le renforcement des dispositifs de sécurité.

Stock d'armes du ministère de l'Intérieur

"Nous avons décidé de mettre en vigueur la proposition du gouvernement de faire bénéficier les villes qui le souhaitent d'armes faisant partie du stock du ministère de l'Intérieur. La priorité sera donnée aux agents les plus exposés sur le terrain, proportionnellement aux missions en prenant en considération les horaires et les lieux d'intervention des agents", a précisé Gérard Collomb.

À l'occasion du dernier Conseil municipal lundi, le maire avait indiqué qu'il n'excluait plus d'armer la police municipale "compte tenu des circonstances" après les attentats du 13 novembre.

Formation obligatoire

Concrètement, la demande d'armement sera transmise par le maire au préfet du Rhône. Les policiers municipaux devront obligatoirement suivre une formation initiale de dix jours, deux jours consacrés à une formation juridique et théorique et huit jours de formation pratique, complétée par des stages d'entrainement. Ils devront réussir leur habilitation pour être autorisés à porter une arme. Selon la ville, les effectifs de la police municipale lyonnaise représentent 335 équivalents temps-plein.

650 militaires déployés

Par ailleurs, le préfet du Rhône, Michel Delpuech a précisé ce vendredi que 650 militaires étaient déployés dans le cadre de l'opération "Sentinelle" dans le département, avec le renfort de 125 soldats depuis les attentats. La police nationale met en œuvre de son côté 130 patrouilles sur l'agglomération lyonnaise, contre 80 environ habituellement à la même époque.

"L'effort est considérable, nous sommes sur des niveaux jamais atteints" a souligné le préfet.

Ces effectifs seront déployés "aussi longtemps que nécessaire", notamment pour sécuriser les fêtes de fin d'année. 71 perquisitions ont été menées dans le département depuis la mise en place de l'état d'urgence, avec 18 gardes à vue et une douzaine d'armes saisies. La préfecture a également fermé une mosquée à l'Arbresle fréquentée par des salafistes suspectés d'avoir des contacts avec la Syrie.

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