Badoit met son eau pétillante en canette

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La « slim can » Badoit a été conçue pour être facilement transportée.
La « slim can » Badoit a été conçue pour être facilement transportée. (Crédits : DR)
Avec sa « slim can », Badoit entend séduire une clientèle jeune et urbaine adepte de la restauration rapide. La marque du groupe Danone basée à Saint-Galmier (Loire) gagne depuis trois ans des parts de marché, tant en GMS qu'en CHD.

Après les traditionnels conditionnements en verre (principalement pour la restauration) et en plastique, Badoit se lance dans le format canette. La marque du groupe Danone basée à Saint-Galmier (Loire) commercialise depuis le début de l'été son eau pétillante en « slim can » de 33 cl. Objectif : séduire une clientèle plus jeune.

Positionnement jeune et urbain

« Nous souhaitons nous rapprocher davantage de notre cible, très urbaine et majoritairement représentée par les 25-34 ans », souligne Linda Neu, directrice de la marque. Avec sa « slim can », Badoit entend recruter des consommateurs adeptes de la restauration rapide et qui se tournent généralement vers des boissons sucrées. Légère et résistante, la canette Badoit a été conçue pour être facilement transportée.
Afin d'appuyer ce positionnement jeune et urbain, la marque de Saint-Galmier a lancé une vaste campagne de communication vantant sa Badoit rouge sur le thème « diablement pétillante ». Rompant résolument avec les codes traditionnels de la publicité pour eau minérale, ce dispositif sera visible tout l'été dans les gares, stations de métro et centres commerciaux. Mais également sur mobile, en magasin et en CHD (consommation hors domicile) avec des sacs à sandwich diffusés en boulangerie et snacking.

Un million de bouteilles par jour

Numéro 2 en valeur sur le marché français des eaux minérales gazeuses, Badoit gagne depuis trois ans des parts de marché, tant en GMS qu'en CHD. Sur ce dernier créneau de  consommation, la marque enregistre « une forte croissance dans les différents points de ventes, portée notamment par des initiatives dédiées comme les éditions régionales », précise Linda Neu. Fin avril, Badoit a notamment lancé une bouteille à l'effigie de la ville de Lyon.

Reconnue en 1778 par le médecin de Louis XVI et commercialisée depuis 1837, l'eau de Badoit réalise aujourd'hui 15 % de son activité à l'export vers une centaine de pays (Grande-Bretagne, Suisse, Belgique, Russie, Etats-Unis, Canada...). Son usine de Saint-Galmier emploie 180 salariés. Chaque jour, un million de bouteilles sortent de ses quatre lignes de production.

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Commentaires
a écrit le 20/08/2015 à 14:17 :
Une excellente initiative. Se rendre accessible doit être l'objectif de tout producteur. A titre d'illustration le vin français a perdu des centaines de milliards pour n'avoir pas accepté de se rendre accessible aux jeunes en baissait son taux d'alcool et en se parfumant un peu plus. Les colas noirs du début, eux aussi alcoolisés, se présentaient d'ailleurs comme les nouveaux vins français. On ne trouve toujours pas de vin en canette. Pire on trouve encore du vin de table en bouteille à bouchon extractif qui limite sa consommation, totalement inutile. On sait pourtant que des centaines de solutions de conditionnement plus petit et d'ouverture plus aisée existent. Aussi devient-il difficile d'être touché lorsque certains manifestent. L'eau semble aller dans la bonne direction alors que des filtres "minéraliseurs" pour l'eau du robinet ou encore gazéifiants ont fait leur apparition et voient leurs ventes progresser de jour en jour. Cette avancée salutaire ne serait alors qu'une ultime défense. Peu importe le vin a lui l'opportunité de saisir la vague de cette mode pour avancer.

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