IDEX Lyon Saint-Etienne : accord pour une "université intégrée"

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L'Université de Lyon 2 fait partie des universités qui portent le projet de l'IDEX.
L'Université de Lyon 2 fait partie des universités qui portent le projet de l'IDEX. (Crédits : Capture d'écran Google Maps)
Un compromis sur le modèle d'Université intégrée a finalement été trouvé entre les différentes parties prenantes du projet IDEX Lyon Saint-Etienne, porté par l'Université de Lyon. L'ensemble des acteurs se sont, semble-t-il, mis d'accord pour qu'il n'y ait pas de fusion, mais plutôt la construction d'un nouvel ensemble dont les contours restent encore à dessiner. Ce nouveau modèle sera-t-il suffisant pour satisfaire le jury, en février prochain ?

"Aujourd'hui, tous les établissements membres de l'Université de Lyon sont d'accord et pleinement engagés dans la création d'une université intégrée, rassemblant les quatre universités, les écoles et les organismes de recherche", a fait savoir l'Université de Lyon dans un communiqué envoyé ce vendredi soir.

Pourtant, mi-septembre, Acteurs de l'économie - La Tribune révélait que les universités Lyon 2 et Lyon 3 refusaient pour l'heure de souscrire aux conditions de naissance de l'Université intégrée, pourtant exigée dans le cadre du projet IDEX auquel l'Université de Lyon Saint-Etienne a postulé pour la troisième fois.

"Nous ne disons pas 'non' à l'université intégrée, nous ne disons bien sûr pas 'non' à l'IDEX. Il faut clairement exposer les qualités et les insuffisances des modèles possibles, et en débattre tous ensemble. C'est d'ailleurs ce à quoi nous nous employons", indiquait ainsi, dans nos colonnes, Jacques Comby.

Une Université intégrée en 2020 ?

A priori, un accord aurait donc été trouvé entre les différentes entités pour que le projet soit mené à bien cette fois-ci. La décision a été prise mardi en fin de matinée, lors d'une réunion au siège de l'Université de Lyon. "Il n'est pas question de fusionner, mais plutôt de construire un grand ensemble dont le modèle juridique est encore à préciser. Une volonté d'afficher une dynamique s'est déclenchée mardi", atteste Franck Debouck, directeur de l'Ecole centrale de Lyon à  Acteurs de l'économie - La Tribune. Les acteurs se sont donnés deux ans pour le mettre en place, et définir les contours du futur modèle économique présenté comme inédit.

Ainsi, fin 2016, "les instances des établissements se prononceront sur leur engagement dans cette université intégrée." Sa création est prévue pour 2020.

Cette proposition pourra-t-elle convaincre le jury de l'IDEX? Lors de l'audition de présélection de l'Université de Lyon, le 24 juin dernier, les membres de la commission, soulignaient dans leur fiche d'évaluation :

"Une feuille de route détaillée en matière de gouvernance avec des mesures claires et les jalons établis sur une base annuelle est nécessaire pour respecter l'objectif de la date 2020  mentionnée au cours des audiences".

Lire aussi : Nathalie Dompnier (présidente de Lyon 2) : ''S'il y a échec de l'IDEX, ce sera celui de tout le monde''

Sur ce point d'agenda, la déclaration commune semble donc aller dans le sens des exigences du jury.

Caractère primordial

Mais cette "nouvelle université", et donc le modèle de gouvernance proposé par l'Université satisferont ils le jury de l'IDEX ? Le doute est permis tant, dans la même évaluation, les membres de la commission rappelaient le caractère primordial d'une université pleinement intégrée :

Les comités constitutifs au plus haut niveau sont très importants et donc susceptibles de manquer de réactivité et de proactivité. Un modèle de gouvernance simple, efficace, tel que décrit au cours de l'audience pour le projet, compatible avec une seule université entièrement intégrée, est nécessaire.

De leur côté, Gérard Collomb, président de la Métropole de Lyon, et Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne Rhône-Alpes, ont salué dans un communiqué commun "l'unité retrouvée au sein des universités et écoles pour porter la candidature au label IDEX." Ils ont insisté sur la nécessité de trouver un modèle de gouvernance unifiée et d'un fonctionnement décentralisé.

La réponse du jury interviendra dans les prochains mois. Le nouveau dossier sera présenté au jury le 29 novembre. Une nouvelle audition aura lieu en février 2017, avant le verdict attendu dans la foulée.

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