Bexley, un pied en boutique, l'autre sur le web

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(Crédits : DR)
La marque lyonnaise de chaussures Bexley, née il y a trente ans, cherche toujours à s'installer à Nice, Toulouse, Bordeaux, Lille ainsi qu'à Londres. Elle a progressivement élargi son offre pour l'homme aux accessoires et au textile.

Trente ans et l'envie d'accélérer le déploiement de son réseau de boutiques (13 aujourd'hui) : « Le tout Internet ne suffit pas pour croître. Il est urgent que nous nous installions physiquement dans les grandes villes où nous ne sommes pas encore », atteste Eric Botton, dirigeant fondateur de Bexley SAS. Il énumère Nice, Toulouse, Bordeaux, Lille. Présente à Lyon (3 magasins), son berceau, Paris (7), Annecy (1), Marseille (1) et Bruxelles (1), la marque, éclose avec la chaussure pour hommes, veut aussi se renforcer dans la capitale française :

"Nous ne sommes pas dans les quartiers Ouest où résident nos clients, pourtant et il faudra que nous soyons aussi à Londres".

Adresses bien placées

Toutefois, trouver le bon emplacement abordable est compliqué. L'enseigne, qui a étendu son univers masculin "chic pas cher" aux accessoires (ceintures, chaussettes), maroquinerie et textile, cherche désormais des points de ventes de 100 à 150 mètres carrés avec 10 mètres de vitrines, au moins. Un format pour lequel elle se retrouve en concurrence avec les grandes chaines qui font grimper les prix. Aussi, le dirigeant, traque t'il, "des adresses malignes". C'est le cas à Bruxelles "où nous sommes installés dans la Galerie Louise, à 30 mètres du prestigieux et couteux quartier Toison d'Or".

70 % dans la chaussure

Bexley a misé sur la Toile, dès 1996. Ce canal assure aujourd'hui « 30 % » de ses ventes totales ayant atteint  28,7 millions d'euros en 2014 avec une progression prévue de 15 % cette année. La PME qui dit employer une centaine de collaborateurs (20 au siège lyonnais) conçoit ses collections dont elle sous-traite la production dans différents pays. Les chaussures (70 % de son chiffre d'affaires) sont fabriquées essentiellement au Portugal et le reste des articles en Chine, en Inde. "On pense à la Roumanie pour les costumes", ajoute le patron.

Toujours vendeur de la marque

A 58 ans, Eric Botton, réfléchit à sa relève. Dans ce but, il avait donné, en avril 2014, un mandat à Bryan Garnier (banque d'investissement) pour trouver un acquéreur. "Le mandat s'est arrêté mais j'ai un petit droit de suite. Je suis toujours vendeur", assure t'il.

Mais, l'entrepreneur, dont la société dégage 19 à 20 % de rentabilité nette (à l'exception de 2014 du fait de provisions pour les chèques fidélité clients) veut en retirer un multiple de 15 fois le bénéfice net. Il y a dix ans déjà il avait fait une première tentative "pour tester le terrain".  Une introduction en Bourse pourrait, cette fois-ci encore, se révéler une possible alternative

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